Douloureuse Frida

Le musée Frida Khalo a ouvert ses portes au début de juillet en plein cœur de Playa Del Carmen. Ici pas d’œuvre de la belle métisse (née d’une mère indienne et d’un père européen), mais une incursion dans sa vie, de l’enfance à sa mort.

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L’accent est mis sur l’accident qui a modifié sa trajectoire. Ce jour de septembre 1925 où l’autobus qui la ramenait de l’école fait un terrible accident, elle avait 18 ans. Littéralement empalée par une poutre de métal qui se détache du véhicule, elle en restera brisée à jamais. 11 fractures, la colonne rompue, le fémur cassé, le pied disloqué, l’os pelvien fracturé en trois. Elle passera trois mois à l’hôpital pour ensuite revenir s’aliter chez elle, enfermée dans un corset de métal.

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La visite de l’expo inclut une incursion son et lumière dans l’autobus, des images projetées sur les murs, mais surtout le son, ce crissement de pneus qui signera un destin.

Immobilisée dans son lit, elle parlera à sa mère de peindre pour passer le temps. Un miroir sera installé dans le plafond de son baldaquin, à ses côtés un chevalet spécial lui permettra de peindre en position couchée. C’est le début des autoportraits. Face à elle-même et à sa douleur constante, la peinture devient son exutoire.

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La vie ne lui donnant aucun répit, suite à son enfance marquée par la polio et l’accident qui lui prit sa vie de jeune adulte, c’est la gangrène qui s’attaque à sa jambe au début de la trentaine. De son amputation elle dira «  Des pieds, pourquoi est-ce que j’en voudrais puisque j’ai des ailes pour voler?

C’est à 47 ans que s’éteint la flamboyante artiste, d’une embolie pulmonaire ou par suicide, il est difficile de le dire.

Les représentations colorées de Frida, ses costumes et bijoux de couleur flamboyants, tranchent avec la souffrance qu’elle consumait comme un feu à l’intérieur de son ventre. Est-ce que Frida aurait été Frida sans cette intense souffrance? Probablement que non, mais une carrière artistique qui traverse les âges en vaut-elle le prix? C’est la question à laquelle j’ai pu réfléchir avec ma fille qui visitait l’expo avec moi.

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Comme pour marquer la peine qui a jalonné la vie de cette femme, un orage d’été mexicain nous est tombé dessus dès notre sortie. Si vous faites un tour à Playa Del Carmen, n’hésitez pas à aller faire un tour dans l’univers de Frida! Un coup de cœur assuré pour les passionnées comme pour les néophytes.

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Tulum, le Paradis Hipster

Nous voilà au troisième et dernier article de la série sur le Yucatan (entouca pour le moment). Entre le jour 9 et 15 de mon séjour, j’ai mis le cap sur Tulum. J’avais lu beaucoup sur cet endroit qui a été pris d’assaut, ces dernières années, par les bobos/hipsters riches de ce monde. En effet, quand on parcourt la zone plage de Tulum, on se croirait projeter dans le tableau pinterest d’un riche héritier cool.

Ce n’est pas du tout négatif, mais c’est la description qui colle le mieux à Tulum. La plage est vraiment superbe avec les ruines de Tulum qui surplombe le paysage. Par manque de moyen, je me suis installée dans la ville, qui est environ à 15 minutes de vélo de ladite plage. Donc vous aurez compris que deux choix s’imposent à vous si vous désirez passer quelques jours à Tulum soit la plage ou la ville.

J’ai personnellement posé mes valises au Wish Tulum. Un petit hôtel boutique avec tout ce que l’on souhaite (vélos gratuits, resto mexicain attenant, magnifique piscine.) Comme j’étais avec ma fille de 9 ans qui a décidé de mettre tous ses efforts dans la maîtrise de la trottinette, l’option vélo était exclue pour nous.

 

Non seulement la route entre la ville et la plage demande un gros 15 minutes de vélo, mais le mois d’août impose aussi son 42 degrés à l’ombre qui apporte son lot de difficultés. Nous avons opté pour l’option taxi (hyper facile à trouver), il suffit de lever le bras. Si vous parlez espagnol et avez des aptitudes en négociation, vous pourrez vous en tirer pour quelques dollars seulement. Dans le cadre de mon périple mexicain, j’ai pu visiter 3 plages (Cancun, Playa del carmen et Tulum) et celle de Tulum est ma favorite. C’est tout simplement magnifique. Si vous avez les moyens ou vous tombez sur une aubaine incroyable, je vous conseille de vous installer côté plage, mais les deux options ont leurs avantages et leurs inconvénients.

Côté plage : les hébergements sont dispendieux, parfois il n’y a pas de wifi ni climatisation et/ou l’électricité est possible uniquement dans des plages d’heures précises. Le cadre est cependant idyllique.

Côté ville : Les admirateurs de rapport qualité/prix seront heureux, tout est moins cher en ville. Il y avait un immense supermarché à 2 minutes de mon hôtel, pratique pour se préparer des repas.

Une des activités phares de ma visite à Tulum fut mon initiation à la plonger au parc Xelha. Qu’est-ce que Xelha? Ce lieu est en fait le paradis de la plongée en apnée. Il s’agit d’un parc installé dans un environnement naturel protégé. Il s’agit d’une activité tout-inclus donc les repas sont à volonté dans les restaurants qui sont sur le site. À Xelha vous pourrez faire de la plongée pendant des heures (l’équipement est inclus dans le coût d’entrée). Vous pourrez découvrir des cénotes, une faune marine extrêmement riche, faire de la Tyrolienne aquatique, faire de la descente de rivière et plus encore.

Sincèrement, l’expérience en vaut le coût. Ce fut un des gros succès de mon voyage au Mexique. J’étais un peu réticente puisque je ne suis pas admiratrice des parcs thématiques, mais celui-là est vraiment différent. Xelha a comme mandat de préserver la faune et la flore de ce coin de territoire. Il est donc construit en harmonie avec la nature et a pour but de mettre en valeur l’écosystème. Pas besoin non plus de se soucier de traîner son appareil photo, plusieurs points photos sont présents partout sur le site.

Bref, je vous conseille vivement l’expérience. C’est un peu cher, mais compte tenu du fait qu’il est possible de manger à volonté tout le long de la journée, c’est quand même un très bon investissement. Ma fille m’en parle encore.

Pour revenir à Tulum, est-ce que j’y retournerais? Absolument. Ça reste le coin le plus authentique que j’ai visité pendant mon périple au Yucatan.

Le Mexique « pas » cher et « pas » tous inclus (première partie)

Quand je demande à quelqu’un pourquoi il opte pour la formule tout-inclus, il me répond invariablement : « ça me tentais pas de me casser la tête pis c’est pas cher. » Oui…ok, c’est vrai que les tout-inclus peuvent être vraiment pas cher, mais est-ce qu’on peut vraiment dire, j’ai visité le Mexique si on ne sort pas du ressort? Est-ce que c’est vraiment plus économique? Est-ce que nos sous sont bien investi?

Bon, vous aurez vite compris que je ne suis pas la parfaite cliente de la formule tout-inclus. J’adore presque autant planifier un voyage que de le vivre, j’angoisse dans les immenses hôtels. C’est donc parce que je suis consciente que je suis pas mal l’exception qui confirme la règle en matière d’amour pour la planification de voyage, que je me suis dit que je partagerais avec vous quelques trucs et coups de cœur de mon dernier périple dans la péninsule du Yucatan.

Les jours avant le départ

Première étape, acheter des billets. Comme je suis toujours à l’affût des aubaines, j’ai trouvé mon bonheur chez Interjet avec des billets à 375$ taxes incluses et sans escales. Pour ce faire, j’alterne sur les sites de Yulair, Cheapflight, Google flight, Flytripper, et Momondo (et parfois d’autres quand je suis particulièrement motivée). Deux règles s’appliquent quand on veut payer le moins cher possible, être souple sur les dates et la destination.

En résumé, si vous cherchez des billets pas chers pour la Crète, à la semaine de relâche, oubliez ça tout de suite. Il faut donc jouer un peu avec la date de départ et de retour pour s’assurer de trouver le meilleur prix. Google flight est un bon outil pour ça parce qu’il donne une idée des prix sur le mois entier.

Bon, vous avez vos billets, maintenant vous devez vous loger. La bonne nouvelle c’est que vous n’êtes pas coincé dans le même hôtel tout au long de votre voyage. Pour les hôtels, encore une fois, il faut jouer un peu. J’utilise principalement Hotel.com, Expédia et les contacts directs avec les hôteliers. Chaque site de réservation d’hôtel a ses propres promotions. Hotel.com vous donne une nuit gratuite après 10 réservations. Parfois, quand je me sens l’âme aventureuse, je vais sur Hotwire. Sur ce site, il est possible de réserver un hôtel dont le nom est gardé secret jusqu’à confirmation de la transaction. Il est toutefois possible de spécifier le quartier et de voir les spécifications de l’hébergement (nombre d’étoiles, stationnement gratuit, déjeuner inclus, etc.)

Jour 1 à 4

Pour mes quatre premiers jours au Mexique, c’est l’option que j’ai choisie. J’ai donc pu bénéficier de 80% de rabais sur un hôtel dans la zone hôtelière de Cancún. Ma chambre avait vu sur la mer des caraïbes et sur ses 7 piscines!!!

 

Est-ce que que j’ai aimé l’expérience? Pas vraiment… Mais c’est totalement subjectif. La zone hôtelière de Cancún est un peu coupée du monde. Si on veut en sortir, il faut prendre le transport en commun. J’ai quand même quelques coups de cœur à vous partager si vous avez envie d’explorer un peu la ville.

Musée Maya

Il vaut la peine de visiter le Museo Maya de Cancún qui met en valeur plusieurs artéfacts mayas et où vous pouvez admirer quelques ruines. Inauguré en 1982, il a pour but de faire découvrir aux visiteurs locaux, nationaux et étrangers la culture Maya.

Isla Mujeres

Un incontournable, mais ne vous attendez pas à être seule au monde. C’est une île qui est devenue très touristique.

Elle vaut quand même la peine de s’y attarder ne serait que pour s’amuser à en faire le tour en voiturette de golf. Il faut aussi s’arrêter à Tortugranja, une ferme pour tortue dont la mission est la préservation et le soin des tortues de mer.

Blue gecko cantina

La Blue gecko cantina est une petite cantine extérieure où il est possible de manger pour pas cher et typiquement mexicain dans la zone hôtelière (c’est rare croyez moi). On a même eu le plaisir de manger en regardant notre ami le gecko qui s’amusait sous la table.

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Facilité d’utilisation des transports en commun (valable dans tout le Yucatan)

Généralement au Yucatan et au Mexique en général, les transports en commun sont simples. Tu lèves le bras, un peu n’importe où, et tu es certain qu’un taxi, un bus ou un Collectivo s’arrêtera dans la minute suivante. Dans la zone hôtelière, le R1 et le R2 font l’allée retour sans arrêt entre la ville et les hôtels et il en coûte 12 pesos soit 0,84$ (août 2017) par personne.

Après 4 jours à angoisser dans mon trop grand hôtel (je sais, je sais c’est une drôle d’angoisse), j’ai pris la direction de Playa del Carmen en Collectivo, (20 pesos soit 2,78$ pour une heure de route). Je vous partage mes incontournables dans mon prochain article.