Voyager pour pratiquement rien!

Je viens de partir un nouveau projet de blogue du nom de Les minimums , ça parle de décroissance, de consommer moins, d’argent, de budget. Pour vous donner une idée du contenu, voici l’un des articles que j’y ai publié qui est en lien, celui-là, avec le voyage. C’est une invitation à me suivre sur cette autre aventure si l’économie vous intéresse.

– On fait quoi demain?

– On pourrait aller manger des huîtres à Caraquet?

– Heille bonne idée!

Oui, parfois, on a des idées saugrenues. Comment mettre en œuvre pareil plan quand on n’a pas le budget de nos ambitions?

Voyager n’a pas à être cher, tout est une question de choix.

Projet : Voyage d’un peu plus de 400 km (800 aller retour) vers Caraquet

But : Manger des huîtres

Durée : 48 heures

Budget : Le moins possible

SE DÉPLACER

L’un des premiers choix que j’ai faits vers un mode de vie plus économe, c’est d’avoir troqué ma voiture à essence pour une hybride. J’entends déjà les hauts cris de la foule en liesse qui s’insurge sur mes choix de riche. J’ai acheté un hybride rechargeable usagée qui m’a coûté 16 000 $, c’est-à-dire, moins cher que ma précédente Kia Soul (qui a eu une fin de vie tragique dans un carambolage hivernal). À cela, il faut ajouter que je peux passer des mois sans faire le plein d’essence. Ses 38 km, de complète autonomie, sont suffisants à mes déplacements urbains. Le système de freinage des voitures électriques use les pneus moins rapidement et je n’ai plus qu’un seul changement d’huile à faire par année. Sérieusement, une fois qu’on y a goûté, impossible de revenir en arrière.

Si nous étions moins du style « road trip, sur un coup de tête » nous aurions mis notre départ sur Amigo Express question d’embarquer quelques covoitureurs et ainsi financer entièrement le déplacement.

SE LOGER

Arrivée à destination de Caraquet, vient la question la plus coûteuse de tout le voyage, l’hébergement. Dans ce cas-ci, bien que cette aventure relevait du coup de tête, j’avais quand même eu la chance de trouver un Airbnb abordable, disponible la veille du départ. Affichée à 92$, j’avais un crédit de 60$ sur l’application puisque j’ai recommandé quelques personnes. Voici un lien que vous pouvez utilisez pour vous abonner et vous obtiendrez des crédits sur votre première location.

Total : en dépense réelle de 32$ pour une suite avec salle de bain individuelle. Quand j’ai plus de temps devant moi, j’utilise l’application Homeexchange sur laquelle je trouve régulièrement des appartements gratuits (il faut payer un frais de gestion de 15$ ou un membership annuel). J’en parlerai dans un autre article. Voici également un lien pour faire vos premiers pas sur la plateforme.

Quand je prépare un déplacement en avance, il m’arrive régulièrement de louer ma propre maison. Au cœur d’un village touristique, la location est plutôt facile de mon côté. Je peux habituellement louer 100$ la nuit. Ceci me permet d’avoir cet argent pour mes dépenses de voyage. Si vous décidez de louer votre maison, je vous conseille d’acheter une boîte à clés numérique, ce qui permet des entrées autonomes et vous libère d’avoir à être sur place. Donc, pour un voyage vraiment gratuit, prenez des passagers via Amigo Express et louez votre maison sur la plateforme qui vous plaît.

SE NOURRIR

Troisième poste de dépenses après l’essence et l’hébergement? La nourriture évidemment! L’idée ici n’est pas de manger des sandwichs dans les haltes d’autoroute pendant tout le voyage, mais de ne pas tout miser sur le resto. Je prépare habituellement le premier lunch pour la route. Je tente de ne pas préparer un truc trop plate. Ce midi : focaccia aux olives, au porc effiloché (restant de la veille), cornichons, mayo et basilic. Si le lunch prévu vous déprime vous allez vous lancer dans la première cantine de bord de route que vous allez trouver.

Parlant cantine, c’est un truc que j’aime beaucoup. La plupart des cantines sont fermées l’hiver, mais si vous pouvez manger dans les cantines, c’est souvent à ces endroits que la nourriture est la plus fraîche (il y a du roulement) et la moins chère. Bon vous mangerez sans doute un peu gras, mais c’est les vacances tsé. En Gaspésie, certaines cantines offrent des guedilles aux crevettes où trônent des livres et des livres de crevettes fraîches pour une bouchée de pain…de guedille. Plus de fruits de mer que dans le resto d’a côté qui sert le tout dans de la porcelaine chic en bien plus petite quantité.

Le cas des déjeuners me fascine également. J’aime apporter avec moi de quoi déjeuner, barres tendres, pain, confiture, fromage, etc. J’aime aussi les déjeuners au resto (ben voyons c’est ben contradictoire ça). J’aime déjeuner au resto, mais pour le dîner. Vive les restos qui servent des déjeuners toute la journée. Souvent, pour 5$ vous aurez une viande, du pain, des pommes de terre, des œufs et du café. IMBATTABLE.

Ce qui est bien dans les locations Airbnb ou les Auberges de jeunesse c’est que vous avez habituellement accès à une cuisine. J’ai tout de même plusieurs trucs pour manger dans une chambre d’hôtel standard. Si vous avez accès à un micro-onde, vous n’avez pas besoin de moi, sinon, il y aura toujours le fer à repasser. Envelopper un grill cheese dans du papier alu (que vous garderez toujours avec vous), et vous poser le fer chaud dessus. La bouilloire peut également servir à faire cuire des nouilles ramen ou à réchauffer des saucisses à hot-dog. Vous prendrez vos vitamines au retour.

S’AMUSER

Évidemment, la destination joue beaucoup sur le niveau de dépense que nous aurons à faire. Caraquet n’est pas New York, disons. Pourtant peu importe la destination, il y a toujours moyen de s’amuser gratuitement.

Conclusion

La nature était bien jolie, gratuite, mais un tantinet froide. Nous avons tout de même un peu marché et pu apprécier de magnifiques points de vue. Nous avons fait deux fois le plein d’essence pour un montant de 58$, la chambre privé avec entrée indépendante, nous a coûté 32$, nous avons troqué le resto du soir par une bouffe maison 42$ (incluant le vin). Le lendemain nous avons déjeuné au resto donc 20$ et dîné dans une cantine sur la route du retour 20$. Pour un grand total de 172$ divisé en deux, donc 86$ par personne pour la fin de semaine. C’est très abordable, mais on fera mieux la prochaine fois. Vous, quels sont vos trucs pour voyager pour presque rien?

Où amener ses enfants à Paris!

Bon, vous allez certainement commencer à vous douter de mon intérêt pour les musées et plus particulièrement pour ceux qui sont un peu inusités. Lors d’un passage à Paris, l’un d’eux a véritablement frappé mon imaginaire. Il s’agit du Musée des Arts forains dans les pavillons de Bercy.

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En effet, depuis 1996, les anciennes halles aux vins abritent les Pavillons de Bercy, cinq univers se déployant sur plus de 8 500 pieds carrés, entièrement dédiés aux arts forains. À travers une mise en scène impressionnante, on se balade à travers les thématiques. Les fêtes foraines de la belle époque, le cabinet des curiosités, les salons vénitiens, le théâtre des verdures et depuis 2014 une authentique salle de balle itinérante des années 20. Il s’agit de la plus grande collection d’objets du spectacle d’Europe. Les visites sont participatives et guidées et c’est ce qui rend la chose encore plus agréable autant pour les enfants que pour les adultes. Il est permis d’utiliser les manèges et les objets. C’est véritablement impressionnant de sentir la vitesse d’un manège en bois, actionné par pédaliers et datant de 1897! Sincèrement, il m’est impossible de dire, qui de ma fille ou de moi, était le plus impressionnée par ce lieu plus grand que nature.

C’est plus de 29 000 objets qui ont été analysés par des documentalistes pour mettre en place ce musée. Certains manèges ayant parfois été repeints une vingtaine de fois à travers les années, c’est un véritable travail d’orfèvre qui, dans certains cas, s’étalent sur 3 mois pour ramener l’objet à son état initial. Il s’agit, à mon avis, d’une façon très efficace d’aborder les questions de Patrimoine, c’est-à-dire en faisait revivre au spectateur (qui est aussi un participant), une expérience authentique. La guide oriente les gens à travers les différents pavillons, en faisant tester les objets et les manèges (carrousels, orge mécanique, jeu de course de chevaux en bois, etc.) tout en distillant des morceaux de la fascinante histoire qui se dissimule derrière.

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Il faut absolument réserver avant de se rendre au Musée puisque les visites sont toujours guidées. De plus, le lieu se prête à une foule d’autres utilisations (location, festival, atelier de restauration, etc.) Il vaut la peine d’aller sur le site web pour découvrir la programmation. J’avoue avoir un fort penchant à la base pour l’univers circassien, mais c’est vraiment une expérience qui ne peut que plaire.

Croisière sur l’estuaire Nantes-Saint-Nazaire

Le mois de juillet a été faste en nouvelles expériences. En matière de culture, l’été a un double visage. Plusieurs organismes culturels roulent au ralenti en préparant la rentrée de l’automne et d’autres sont en pleine saison touristique et prendront plutôt leurs vacances une fois les chaleurs retombées.

Cet été, au lieu de courir les festivals, j’ai eu la chance de vivre une expérience hors du commun et franchement très inspirante. Soit une croisière entre Nantes et le port de Saint-Nazaire qui nous permet d’avoir un point de vue nouveau sur une multitude d’œuvres permanentes disséminées en bordure d’estuaire. Avant d’y arriver par contre, je me permets quelques pas de recul pour remettre ce projet dans son contexte.

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Saint-Nazaire

C’était la première fois que je déposais mes valises dans cette portion de la France. Je m’étais rendue dans le Finistère quelques années auparavant dans le cadre du Festival livres et Mer de Concarneau, mais je ne n’avais pas poursuivi mon chemin jusque dans la Loire.

Je dois dire que Nantes m’a franchement impressionnée par sa manière de propulser les arts, la culture et le Patrimoine. Ils en ont fait un véritable moteur de développement touristique. La croisière Nantes/Saint-Nazaire s’inscrit donc dans Le voyage à Nantes. Formule complètement novatrice, Le voyage à Nantes est une Société Publique Locale, dirigée par Jean Blaise, qui a pour mission la promotion du dispositif culturel mis en place par la ville de Nantes. Chaque été la SPL produit un évènement inventif qui s’attache à un parcours pérenne d’une quarantaine d’étapes.

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Nantes doit beaucoup à Jean Blaise en matière de culture, lui qui a toujours été convaincu que l’art est un outil de revitalisation des territoires et un levier économique. Ce visionnaire s’emploie depuis plus de 30 ans à relever Nantes des meurtrissures jadis causées par la fermeture des chantiers navals. Il est par exemple, le maître d’œuvre du Lieu unique, scène nationale, installée dans l’ancienne usine de biscuit LU. Il a aussi imaginé en 2007, la biennale d’art contemporain de l’estuaire sur les rives de la Loire qui ont mené, 5 ans plus tard, à la création du Voyage à Nantes.

Blaise le souligne, l’art dans l’espace public est souvent vécu comme une intrusion. Ses collaborateurs diront de lui que c’est un fin pédagogue en matière d’adhésion quand vient le temps de rallier les riverains, les commerçants et les élus avant chaque édition du Voyage. La stratégie fonctionne puisqu’entre 2007 et 2012, le nombre de visiteurs a bondi de 55%.

Donc pour en revenir à la croisière, elle fait partie des manières de découvrir le parcours pérenne Estuaire que l’on peut contempler à la fois par la rive nord et par la rive sud. Certaines œuvres doivent être vues de manière terrestre, mais d’autres peuvent être aperçues directement du bateau qui nous amène de Nantes au port de Saint-Nazaire. Certaines œuvres marquent plus que d’autres comme La maison dans la Loire de Jean-Luc Courcoult, la Villa cheminée de Tatzu Nishi, Misconceivable d’Erwin Wurm ou encore le fantomatique Lunar Tree du duo Mrzyk et Moriceau pour ne nommer que ceux-là.

 

 

 

La Croisière permet véritablement d’avoir un point de vue unique sur les œuvres en plus de voir sous un angle nouveau les lieux et paysages dans lesquels ils s’inscrivent. Un guide commente l’histoire et les enjeux de ces coins de paysages en plus de nous laisser entendre les démarches artistiques derrière chacune des œuvres qui jalonnent le parcours.

Merci à Tourisme Nantes de m’avoir permis de découvrir ce parcours, nul doute qu’un projet aussi inspirant pourrait s’importer dans le magnifique estuaire du St-Laurent, l’idée est lancée!

Photo de couverture: Baptiste Grison

Douloureuse Frida

Le musée Frida Khalo a ouvert ses portes au début de juillet en plein cœur de Playa Del Carmen. Ici pas d’œuvre de la belle métisse (née d’une mère indienne et d’un père européen), mais une incursion dans sa vie, de l’enfance à sa mort.

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L’accent est mis sur l’accident qui a modifié sa trajectoire. Ce jour de septembre 1925 où l’autobus qui la ramenait de l’école fait un terrible accident, elle avait 18 ans. Littéralement empalée par une poutre de métal qui se détache du véhicule, elle en restera brisée à jamais. 11 fractures, la colonne rompue, le fémur cassé, le pied disloqué, l’os pelvien fracturé en trois. Elle passera trois mois à l’hôpital pour ensuite revenir s’aliter chez elle, enfermée dans un corset de métal.

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La visite de l’expo inclut une incursion son et lumière dans l’autobus, des images projetées sur les murs, mais surtout le son, ce crissement de pneus qui signera un destin.

Immobilisée dans son lit, elle parlera à sa mère de peindre pour passer le temps. Un miroir sera installé dans le plafond de son baldaquin, à ses côtés un chevalet spécial lui permettra de peindre en position couchée. C’est le début des autoportraits. Face à elle-même et à sa douleur constante, la peinture devient son exutoire.

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La vie ne lui donnant aucun répit, suite à son enfance marquée par la polio et l’accident qui lui prit sa vie de jeune adulte, c’est la gangrène qui s’attaque à sa jambe au début de la trentaine. De son amputation elle dira «  Des pieds, pourquoi est-ce que j’en voudrais puisque j’ai des ailes pour voler?

C’est à 47 ans que s’éteint la flamboyante artiste, d’une embolie pulmonaire ou par suicide, il est difficile de le dire.

Les représentations colorées de Frida, ses costumes et bijoux de couleur flamboyants, tranchent avec la souffrance qu’elle consumait comme un feu à l’intérieur de son ventre. Est-ce que Frida aurait été Frida sans cette intense souffrance? Probablement que non, mais une carrière artistique qui traverse les âges en vaut-elle le prix? C’est la question à laquelle j’ai pu réfléchir avec ma fille qui visitait l’expo avec moi.

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Comme pour marquer la peine qui a jalonné la vie de cette femme, un orage d’été mexicain nous est tombé dessus dès notre sortie. Si vous faites un tour à Playa Del Carmen, n’hésitez pas à aller faire un tour dans l’univers de Frida! Un coup de cœur assuré pour les passionnées comme pour les néophytes.

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Matane ou Manhattan?

Sans blague, on hésitait entre faire un road trip à New York et passer la fin de semaine à Matane. Finalement Matane l’a remporté et je vais vous prouver qu’on n’y perd pas au change. Lors de mon passage, la ville était culturellement effervescente grâce entre autres à PHOS. C’est quoi PHOS, c’est un festival consacré aux divers usages de l’image photographique et numérique.

La programmation est un savant mélange de performances, d’expositions, d’expérimentations, de spectacles, bref, l’espace public matanais s’anime pendant deux semaines. La majeure partie des activités se déroule dans l’incroyable ancienne usine textile Canadelle.

 

Le temps de PHOS, cette vieille usine reprend du service pour mettre en valeur les artistes de la programmation. Idéalement située au centre-ville de Matane, l’endroit n’à vraiment rien à envier aux speakeasy new-yorkais, je vous jure!

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Matane, c’est un peu des vacances à 1 heure de chez moi. Quand mon niveau de fatigue s’élève, j’aboutis souvent au Riotel de Matane, cet hôtel qui a vraiment, mais vraiment tout pour recharger mes batteries. De sa chambre, si on ouvre la fenêtre ou carrément la porte-fenêtre, vous pourrez vous endormir au son des vagues.

L’hôtel est directement sur la plage. Allongé sur le lit, on pourrait se croire sur un bateau de croisière. Autre atout de l’établissement, sa piscine épurée, encore une fois vu sur le fleuve qui réussit le pari d’intégrer des jeux d’eau « pas bling bling» pour les enfants, un jacuzzi et un sauna dans le même endroit zen. Pour les familles, c’est vraiment génial de pouvoir profiter du jacuzzi en pouvant surveiller les enfants dans les jeux d’eau.

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L’espace gym possède aussi sa vue sur le fleuve donc si vous n’avez pas envie d’aller courir directement sur la plage, vous pouvez au moins le faire en perdant votre regard dedans. Comme si ce n’était pas suffisant, l’hôtel est annexé à l’Oblivio Spa et les massothérapeutes sont tous excellents.

Est-ce qu’on mange bien à Matane? Certainement! Vous pouvez manger la cuisine bistro du Cargo, le restaurant du Riotel.

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Vous pouvez aussi aller déguster une bière de micro-brasserie à La Fabrique et en profiter pour goûter leur copieux menu. Pour les amateurs de poutine, il y a Chef Fred Poutinerie avec son million de sortes de poutines déjantées (j’exagère à peine). Le lendemain matin, vous n’oublierez pas d’aller faire des réserves à la boulangerie Toujours dimanche. 

On se voit à Matane?

 

Berlin cool partie 3 : Neukölln

Neukölln, quartier résolument cosmopolite de Berlin (160 nationalités y cohabitent) fût mon port d’attache d’un jour en terre allemande. Ça vous dit vaguement quelque chose? Peut-être êtes-vous fan de Bowie car c’est ce quartier qui lui inspirera la chanson NeuKöln sur son album Heroes (1977). C’est seulement en 1920 (lors de la création du Grand Berlin) que cette région fût annexée à la capitale puisque jusqu’alors, c’était une ville totalement indépendante.

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Après Friedrichshain et Kreuzberg, c’est Neukölln qui se voit devenir la proie de la gentrification. De quartier populaire, il passe à repère hipster. La gentrification a toujours soulevé les passions, et ce dans toutes les grandes villes du monde. D’un côté les locaux voient le prix des loyers exploser, les dépanneurs et cantines laisser la place aux boutiques de niche et cafés de spécialité. De l’autre côté, les nouveaux arrivants y voient un cadre de vie idéal, des loyers moins chers que dans les quartiers déjà embourgeoisés et un univers infini de possible.

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Est-ce que l’embourgeoisement urbain est unilatéralement négatif? Pas si la mixité est encadrée par une surveillance de la hausse des loyers et l’investissement dans les logements sociaux. Est-ce que NeuKölln a réussi le pari d’unir les classes? Bonne question.

Entre 2007 et 2010 les prix des loyers ont grimpé de 23% dans le quartier. Au même moment est créé le Hipster Antifa NeuKölln, un groupe de résistance pour tenter d’ouvrir le dialogue entre communautés locales et nouveaux arrivants.

Particulièrement sensible à ces questions, je garde toujours l’œil ouvert quand je visite un quartier. J’aime voir si les classes cohabitent, si l’institution de quartier réussit à cohabiter avec l’antiquaire à moustache et à grosses lunettes.

Berlin a adopté une loi pour amoindrir les effets de l’embourgeoisement des quartiers. Dans les zones protégées de NeuKölln, les propriétaires ne peuvent pas fusionner deux appartements pour en faire un grand loft, ils ne peuvent pas non plus rénover les cuisines et les salles de bain de manière trop luxueuse ou encore louer leurs appartements de manière saisonnière à des touristes. Cette loi « milieuschutz » se traduit par le désir de protéger l’environnement social.

Pendant ma brève visite, j’ai en effet pu remarquer que repères hipster côtoient commerces plus modestes. Je me suis sentie comme dans tous les quartiers qui vivent les balbutiements d’une gentrification dans une espèce d’entre-deux tendu.

J’ai posé mes valises dans le plutôt cool Hüttenpalast (difficile de faire plus hipster). En 2008, un groupe d’amis transforme une usine désaffectée en hôtel en y installant des caravanes.

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L’univers industriel et la décoration brocante composent un mix très intéressant. Le service est super et bien que l’endroit grimpe en popularité les prix sont plus qu’abordables (j’ai payé 60 euros).

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Ma fille, pas trop certaine au début, a finalement élu le lieu « plus cool hôtel de Berlin ». De mon côté, j’ai trouvé que l’expérience en valait la chandelle. Par contre, il faut se sentir ouvert à des installations de type auberge de jeunesse (douches communes, espaces de vie communs) et ne pas avoir le sommeil trop léger (une roulotte s’est pas tant insonorisée).

NeuKölln est définitivement un quartier à visiter (dans le respect des populations locales sivouplait) pour découvrir le Berlin moins touristique ou pour vous magasiner une robe de marié…mettons originale.

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Mon préféré pour voyager léger.

Vous vous souvenez de mon défi du mois de mars. Vivre uniquement dans les vêtements versatiles Mon préféré. Neuf pièces transformables au total (un foulard, une tunique duveteuse, une robe blanche, une tunique style kimono, un leggings noir, un une pièce noire, un chandail noir, une jupe réversible et une camisole réversible. Les vêtements Mon préféré répondent à mes critères les plus élevés. Ils sont designs, transformables, dessinés et fabriqués au Québec dans des tissus biologiques. Difficile de faire mieux ou plus. Maintenant, pourquoi j’ai eu envie de faire ce défi et pourquoi j’en parle dans le présent blogue.

1 : Pour moi la mode des créateurs, fait avec soin dans des valeurs de développement durable, de consommation locale, relève de la culture. Plusieurs artisans ont une démarche de création et leur pratique peut s’approcher des Métiers d’arts.

2 : Je voulais voyager avec le moins de vêtements possible afin de faciliter mes déplacements et réduire mes coûts en n’ayant pas à débourser pour des extra bagages.

Dans ce fameux mois de mars, je me suis rendue pendant 15 jours à Berlin, Copenhague, Hambourg et Oslo. J’ai aussi eu plusieurs rencontres avec des partenaires du Conseil, j’ai même donné une entrevue à la télé de Radio-Canada. Donc, est-ce que j’ai réussi!

Presque! Comme je possédais la collection de printemps de la marque, j’ai dû ajouter un chandail col roulé noir pour un peu plus de chaleur et une longue camisole/robe noire que je glisse souvent sous mes vêtements comme couche de base. Donc je repose la question, est-ce que j’ai réussi? Oui!!! Je porte encore les vêtements tous les jours, je n’ai plus envie de les quitter. C’est si simple de les agencer et de créer des ensembles différents à l’infini et pour toutes les occasions. Mon seul regret est de ne pas m’être procuré le t-shirt blanc de la marque…Je vais pallier à cette bévue terrible dès que possible.

Un peu de mathématique

La jupe = jupe noire, jupe rayée, robe soleil noir, robe soleil rayée

La camisole = camisole noire, camisole rayée

La robe = Robe attachée devant, robe attachée derrière, petite veste

Le kimono = un kimono, une jupe, une veste

La tunique duveteuse

Le foulard duveteux =Un foulard noir, un foulard beige, une jupe noire, une jupe beige

Le legging noir

Le chandail noir à manche ¾

Le one-piece = Un one-piece noir sous le genou, un pantalon large long.

Total : 9 vêtements = 21 vêtements (c’est fou!!!!)

Tout est si confortable et les tissus si doux qu’ils sont un peu trop difficiles de les enlever le soir venu. Il m’arrive même de dormir dans certains morceaux. Je vous laisse donc avec un diaporama de mes différents ensembles. Un gros merci à toi Nathalie Chenel de faire un travail si magnifique et essentiel!

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Le spectre d’Hubert Aquin et Oslo initiatique

Mon voyage vers Oslo (un peu sur un coup de tête, puisque je devais initialement passer une semaine à Hambourg chez futur mari de meilleure amie) avait aussi un petit quelque chose du pèlerinage.

Je traîne avec moi un mémoire de maîtrise inachevé sur Neige noire d’Hubert Aquin, auteur que je trouve fort méconnu au Québec. D’ailleurs, je vous suggère le visionnement du documentaire Deux épisodes dans la vie d’Hubert Aquin, disponible sur le site de l’ONF, pour le découvrir. Son livre le plus connu est Prochain épisode, mais celui qui ma renversée est Neige noire. Ce roman raconte l’histoire de Nicolas (scénariste), de son amour torturé pour Sylvie, de leur voyage en Norvège et du scénario qui s’écrit en simultané de notre lecture. Je pourrais évidemment vous en parler sur des centaines de pages (genre l’équivalent d’un mémoire pas fini), mais je dirai que ce roman a véritablement bouleversé quelque chose dans ma vie, dans mon processus de création et dans ma démarche artistique en tant qu’auteure/scénariste.

Donc une grande portion du roman se déroule en Norvège et cette destination a toujours été au top de ma liste. Pas parce qu’Aquin y plante le décor d’une histoire tordue (loin de là), mais comme un lieu presque mythique! Aussi un peu pour me prouver que je suis capable d’aller aussi loin que je veux (du moins géographiquement parlant). J’ai donc vraiment eu une forte émotion en apercevant la Norvège du hublot de ma chambre sur le DFDS.

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« La mer de Barents ressemble à un champ de coton dont les fleurs, en l’espace de quelques milles marins, se mettent à éclore de partout et en même temps. Neige noire, Aquin »

 Il vaut vraiment la peine de choisir une chambre cabine avec vue sur l’eau, économiser sur autre chose, mais pas là-dessus. Ma fille était plutôt déçue en apercevant les téléviseurs des chambres sans vue sur la mer, mais bon…

En arrivant à Oslo, l’architecture de l’Opéra frappe l’œil et aiguise la curiosité. L’architecture a été pensée pour qu’on puisse y grimper.

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On peut littéralement déambuler sur le toit. Chose qui, contrairement à la vue de notre cabine, à fortement impressionnée fillette.

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Les inclinaisons dans la surface de marbre du toit de la structure sont l’œuvre des artistes norvégiens Kristian Blystad, Kalle Grude et Jorunn Sannes. Les garde-corps minimalistes s’intègrent pour ne pas polluer le visuel de l’expérience.

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Ce type de bâtiment ne serait probablement même pas aux « normes » québécoises. Les Norvégiens, de même que les Danois et les Allemands, font visiblement plus confiance à l’intelligence humaine que nous.

L’opéra qui est tout juste aux abords du fjord dévoile à la fois la vastitude marine et ses cygnes glissant paisiblement sur l’eau, mais est aussi à quelques pas du centre-ville.

Ma visite d’Oslo fut définitivement trop brève, j’ai fait quelques pas près de la forteresse d’Akershus dont la construction s’est échelonnée de 1299 jusque dans le courant du XIVème siècle.

J’ai aussi eu le temps de manger un smorrebrod dans un café et de dénicher le manteau avec les plus grandes poches possibles pour pouvoir stocker ce qui ne rentrait pas dans mon micro bagage de cabine de compagnie aérienne low-cost. Bref j’y retournerai sans l’ombre d’un doute

Le plus étrange, c’est qu’à mon retour, par le plus grand des hasards, puisque je suis complètement nulle avec les dates, j’apprenais que le 15 mars était la date anniversaire de la mort d’Aquin. Il y a quarante ans très exactement, il s’était enlevé la vie. Moi … exactement 40 ans plus tard, à l’instar de Sylvie et Nicolas, je voguais vers la Norvège…

 

Berlin cool partie 2: Kreuzberg

Si mon hôtel, le Michelberger est dans Friedrichshain (j’en parle ici), il est aussi à l’orée de Kreuzberg, un autre des quartiers cool de berlin (ok après cette série sur Berlin, je bannis le mot cool du blogue pour sur utilisation. À partir de mon hôtel, pour me rendre dans Kreuzberg, on enjamber la Spree. Une fois passer de l’autre côté, vous découvrirez un quartier riche en boutiques originales, épiceries bio, magasins seconde main. C’est un quartier vivant et pas trop touristique. On sent que les gens qu’on n’y croise y habitent…entouca pour la plupart.

C’est résolument un coin hipster de Berlin ou le bio, l’usagé, le revisité, le végé et le multiculturalisme décore le paysage. Ici on trouve également du Street art, mais moins que dans Frierichsain.

On est moins dans l’aspect industriel et cru du quartier voisin. La bouffe est bonne, j’y ai mangé la meilleure nourriture indienne de ma vie chez Sadhu (non je n’ai jamais encore été en Inde), et vous pourrez facilement vous trouver une boîte pleine de pizza à emporter pour 5 euros.

Si Kreuzberge et Friedrichshain sont des coins à mettre sur votre liste, la jonction des deux est l’un des coups de cœur de mon passage à Berlin. D’un point de vue culturel, historique et patrimonial c’est extrêmement riche. C’est aussi un concentré saisissant de ce que Berlin a à offrir.

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L’East Side Gallery qui est en fait la portion la plus longue du mur encore debout sillonne cette section de la ville qui se trouve entre le pont Oberbaumbrûcke et la gare de l’Est.

Pour l’histoire

Le mur de Berlin, surnommé le mur de la honte par les Allemands de l’Ouest est officiellement appelé par le gouvernement est-allemand « mur de protection antifasciste ». Il a été construit en 1961 par la (RDA), la République démocratique allemande qui tente de mettre fin à l’exode de ses habitants vers la République fédérale d’Allemagne (RFA). Le mur sera pendant 28 ans, le symbole le plus fort d’une Europe déchiré par le rideau de fer. Avec ce mur vient 302 miradors et dispositifs d’alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés vers le ciel. C’est en 1989, résultant d’une combinaison de manifestations, de l’affaiblissement de l’Union soviétique et de la perestroïka de Gorbatchev, que le mur sera détruit.

Si vous ne l’avez pas vu, je vous suggère fortement de voir le film Good bye Lenin. Ça raconte l’histoire d’Alex, un Berlinois de l’est qui apprend la chute du mur alors que sa mère est dans le coma. Il mettra tout en œuvre pour reconstruire autour d’elle un univers familier pour lui éviter un choc trop brutal à son réveil. Bien que le film soit une comédie, c’est plutôt instructif et c’est aussi une introduction au concept d’ostalgie qui désigne le sentiment de nostalgie face à certains éléments de la vie quotidienne préchute du mur.

Du côté est du mur, 118 artistes de 21 pays y ont réalisé des fresques. Elles ont d’ailleurs été restaurées en 2009 suite à différents actes de vandalisme. Une promenade le long de ce vestige du passé divisé de Berlin et un cours d’histoire. Plusieurs des œuvres font directement référence au côté historique du mur. Vous y trouverez le maintenant légendaire baiser de l’amitié entre Erich Honecker et Léonid Brenjnev réalisé par Dmitri Vrubel.

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Les images parlent de la séparation des Berlinois, de l’unité ensuite retrouvée, elles expriment le changement, l’espoir et ce besoin vital de liberté. Les œuvres se trouvent sur la section est du mur et son réalisé à l’aérosol et au pinceau, chose qui était possible uniquement du côté ouest avant la réunification.

Quelques conseils en vrac. Si vous avez faim, passer chez Scheers Schnitzel pour manger « évidemment des schnitzel » pour vraiment pas cher.

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Je vous conseille fortement également d’arrêter au petit kiosque rouge touristique à votre arrivée à l’aéroport pour vous procurer une Berlin Welcome Card. Elle vous permettra d’obtenir des rabais sur plusieurs lieux de Berlin et vous pourrez également circuler à votre guise dans tous les transports en commun. Demandez celle qui couvre aussi le transport entre l’aéroport et le centre-ville. En plus, vous aurez un beau guide à feuilleter dans le dit transport en commun. Finalement, il y en a plusieurs dans la ville, mais un bon vieux photomaton vintage vous fera un souvenir impérissable (et pour 2 euros) de votre passage en terre berlinoise.

PS: Psssit, mon défi Mon préféré se poursuit dans le doux et le réconfort.

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Barcelone en 6 musées

Barcelone, la plage, les soirées délirantes sans fin, l’alcool… mais quand on y va en famille et du surcroit en janvier on s’adonne à quoi? On s’adonne à absorber une quantité monstrueuse de culture voyons!

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Barcelone en 10 jours, avec une fillette de 8 ans et un mois de janvier frisquounet. C’est cool ou pas? C’est complètement génial et pour plusieurs raisons. Le 14 degrés en moyenne est parfaitement confortable pour marcher avec une grosse veste de laine cute, il n’y a pratiquement pas de touristes donc aucun line-up nulle part et le voyage pour 3, taxes incluses, nous a coûté 1 102$ taxes incluses pour 2 adultes et un enfant. Ce n’est ti pas fabuleux ça! À ce moment-ci de votre lecture vous comprenez que je suis complètement POUR les voyages en hors-saison. Bon maintenant parlons culture (c’est ma spécialité après tout).

Barcelone est un creuset incroyablement riche autant sur le plan artistique que patrimonial. Outre le monstre sacré qu’est qu’Antoni Gaudí qui n’a pas moins que 7 œuvres inscrites au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO dont la célèbre Sagrada Familia, Barcelone possèdent une appréciable collection de musées sur son territoire.

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Comme nous étions installées dans ce que je considère (bien subjectivement) comme le quartier le plus intéressant de Barcelone, El Born, nous étions à quelques pas du Musée Picasso

Musée Picasso

Ce qui est très intéressant du Musée Picasso c’est que la collection permanente révèle l’évolution du travail artistique de Picasso et contient entre autres, pratiquement l’intégral de la période bleue de l’artiste. La collection impressionnante est bien installée entre les murs d’un imposant bâtiment datant du treizième siècle. C’est un excellent exemple de l’architecture gothique catalane. Ma fille a beaucoup aimé voir l’évolution dans le travail de Picasso et relever ce qui caractérise les différentes périodes de l’artiste. Ce musée est très classique autant dans sa mise en exposition des œuvres que dans l’aura quasi ecclésiastique qui se dégage des cinq pavillons du bâtiment. Fillette qui est une admiratrice d’art contemporain et d’œuvres abstraites a unilatéralement déclaré que seule la période cubiste de Picasso était digne de son intérêt. Bon, il faut dire que c’est le dernier musée que nous avons visité et elle était un peu en overdose d’art…

Musée du Chocolat

Un musée insolite où là ma fille était vendue d’avance, c’est le museum de la xocolata. Nous nous sommes contentés de faire la visite, mais il est possible, en consultant l’horaire sur le site web, de faire différentes activités éducatives. De toute manière, un musée dont le billet d’entrée est en chocolat a comme des km d’avance sur les autres, peu importe ce qu’ils exposent. C’est ainsi que nous avons pu admirer la Sagrada Familia dans sa version calorique avant de pouvoir l’admirer en vrai…

PS: Merci à Marie-Julie Gagnon du blogue Taxi-Brousse pour le tuyau!

Le MEAM Museu Europeu d’Art Modern

Un sérieux coup de cœur pour ce petit musée niché dans l’El Born. Nous y étions pratiquement seuls. Le MEAM présente une sélection impressionnante d’art figuratif contemporain. Installé dans le Palais Gomis depuis 2011, ce bâtiment datant du XVIIIe siècle était jadis la résidence permanente du commandant des troupes françaises de Napoléon. Le Musée appartient maintenant à la Fundació de les Arts i els Artistes. Fillette a été subjuguée par la collection en art contemporain figuratif et le côté souvent hyperréaliste des œuvres. Son cœur va cependant à l’artiste Jorge Izquierdo Vera, particulièrement la toile Atardecer con perro escabullido, pour la maîtrise de la lumière…et le mignon chien. Bref, une perle à mettre sur la liste des musées à voir à Barcelone.

MACBA Musée d’art contemporain de Barcelone

 Un autre splendide Musée qu’il ne faut surtout pas manquer si on aime les arts contemporains, c’est le MACBA. Situé dans El Raval, le bâtiment épuré et largement fenêtré côtoie les skateurs qui évoluent dans les pentes devant le musée. En ce moment, il y a plusieurs expositions très intéressantes comme Hard gelatin –hidden stories from 80s, expo qui se concentre sur la période 1977-1992 espagnole en relatant une série d’évènements historico-politique. L’expo Miralda Madeinusa par Antoni Miralda, est également à voir, elle documente pour la première fois, les quatorze projets réalisés par Miralda aux États-Unis, du milieu des années 70 à la fin des années 90.

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Les deux derniers musées de notre liste nous amène au Montjuic, qui à l’avantage, de par ses hauteurs, de nous faire exploser au visage la beauté panoramique de Barcelone.

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Fundacio Joan Miro

Une visite à Barcelone en escamotant le Montjuic et la fondation Joan Miro serait bien triste. Ce musée est magnifique autant par son architecture, ses percées visuelles vers le panorama barcelonais, la mise en espace des oeuvres et surtout celles des formats gargantuesques. Tout est orchestré pour susciter l’enchantement visuel. D’ailleurs, en soirée, fillette nous a fait une production massive de dessins inspirés de l’artiste.

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MNAC Musée national d’art de Catalogne

Ce Musée est impressionnant à plusieurs niveaux. Il est installé dans le Palau Nacional, édifice inauguré en 1929 lors de l’Exposition internationale. Le Musée fait partit d’un ensemble qui inclut également la Biblioteca Musea Victo Balaguer de Vilanova i la gertru, le Museu Comarcal de la Garrotxa d’Olot et Museu Cau Ferrat de Sitges. Ce Musée est connu et renommé pour sa collection d’art roman qui est considéré par certains comme la plus complète au monde. Ceux qui ont un penchant pour ce type d’art seront donc plus que servis, ceux qui le sont moins pourront tout de même y trouver leur compte dans la section Art moderne (XIXe – XXe). Dans tous les cas, le bâtiment vaut le détour.

Pour 4 de ces 6 visites, nous avons utilisé des Articket qui permettent d’économiser et de dépasser tout le monde « nananana ». Le Articket permet de visiter 6 Musées majeurs de Barcelone tout en économisant 45% sur le prix régulier. Il est également valide pour 12 mois.

Dans le prochain article, je parlerai DU musée le plus intéressant de tous, celui de la rue. Barcelone regorge de Street art que j’ai eu plaisir fou à traquer à travers la ville.

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