Cette année, essayez autre chose qu’un tout inclus.

Si vous avez lu mon dernier article sur le Mexique, vous savez que j’en suis au jour 5 de mon périple au Mexique et que je viens de sauter dans un Collectivo avec ma fille en direction de Playa Del Carmen. Le Collectivo est très pratique et peu coûteux, mais si vous avez un peu de temps devant vous et un enfant impatient dans les transports, je vous conseille de vous tourner vers la compagnie d’autobus ADO. C’est un peu plus cher, mais nettement plus confortable. Le terminal ADO est en plein centre du cœur touristique de Playa Del Carmen, à l’extrémité de la célèbre Quinta Avenida. Cette avenue piétonne enligne une foule de restaurants, boutiques, centre commercial, bars. Si vous cherchez des plans pas chers pour manger et boire, je vous conseille de vous déplacer à quelques rues de l’avenue.

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Pendant mon séjour, j’ai partagé mon temps entre deux hôtels et ma foi, ce fut les deux meilleurs choix de ma tournée mexicaine. Le premier étant le Green Village boutique hôtel. Un petit hôtel boutique à quelques minutes à pieds de la Quinta et donc de la mer. L’hôtel a plusieurs atouts, une petite piscine intérieure, un bar/resto, une super déco et un personnel extrêmement gentil.

L’autre hôtel où j’ai logé, le Kinbe hôtel boutique était mon vrai coup de cœur. À 12 pas de la Quinta, à 11 de la mer et à 15 du nouveau musée Frida Kalho (qui méritera son propre article). Il est doté d’une superbe piscine intérieure et d’un staff qui pourrait donner des cours de services aux clients. Encore ici, il s’agit d’un petit hôtel boutique. Ce type d’hôtel est réellement plus plaisant que les gros ressorts impersonnels et nous oblige (ce qui est très positif) à découvrir une foule de petits restos typiques.

Qu’est-ce qu’on fait à Playa del Carmen avec un enfant? Plein de choses. Durant mon séjour j’ai pu faire la zone archéologique de Chichén Itzá (Probablement le site le plus célèbre du Yucatan), j’ai nagé dans un Cenote, fait une visite éclair à Valladolid. J’ai aussi pu faire le tour culturel secret offert par Del Mundo tours. (D’ailleurs j’ai fait toutes mes visites avec eux.) Del Mundo est une agence francophone fondée par Ludovic Deforseau qui m’a d’ailleurs personnellement accompagnée dans mon tour culturel.

Plusieurs agences offrent les tours classiques comme la visite de Chichén Itzá, les cénotes, Coba, etc. mais il faut savoir qu’il y a peu d’agences francophones et qu’elles n’ont pas toute des pratiques éthiques et un respect de la faune, de la flore et du Patrimoine bâtit. De plus, Del Mundo est la seule agence à proposer un tour culturel top secret à Playa del Carmen. Ce tour est habituellement offert à vélo, mais comme fillette à mis toutes ses énergies dans la maîtrise de sa trottinette, elle ne se sentait pas assez sécure pour parcourir les rues du Mexique. Ludovic nous a gentiment proposé de venir nous chercher en voiture. L’idée de ce tour est de découvrir le Playa del Carmen qui n’est pas connu des touristes. Celui qui est habité à l’année par de vraies personnes.

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En effet, en se stationnant devant le marché, il n’y a plus l’ombre d’un touriste. Ludovic nous fait découvrir la vie quotidienne au marché, l’achat de mélange de piments et la viande accrochée directement dehors, dans la chaleur cuisante de ce mois d’août mexicain. On en profite aussi pour acheter quelques trucs au dépanneur pour une famille qu’on va aller visiter. De l’huile, des légumineuses, des biscuits (ma fille choisit ses préférés) et quelques paquets de chips.

Ici la pauvreté est bien présente. En marchant dans les rues du quartier, Ludovic nous raconte comment il a eu l’idée de concevoir ce tour. En tant que photographe, il a lui-même parcouru ces quartiers et s’est lié d’amitié, avec le temps, avec les gens qui y habitent. Cette famille justement, chez qui on arrive. Les enfants qui courent au milieu d’une habitation plus que rudimentaire et qui saute de joie en reconnaissant Ludovic. Ma fille est intimidée, elle regarde autour d’elle en ayant de la difficulté à croire que 7 ou 8 enfants peuvent dormir dans un espace deux fois moins grand que sa chambre. On leur offre les quelques petites choses attrapées au dépanneur. Malgré la pauvreté flagrante, des sourires sur tous les visages.

On continu notre chemin pour entrer dans une boulangerie, endroit qu’il aurait été impossible de trouver sans Ludovic puisque ce n’est pas ouvert au public. À l’intérieur, les travailleurs s’activent pour fournir le pain aux restaurateurs. Encore une fois, les sourires sont présents malgré la chaleur écrasante. Il fait 40 degrés dehors sur Playa Del Carmen et il doit en faire 15 ou 20 de plus dans les cuisines.

Au bout de cette visite de quelques heures, on a l’impression d’avoir vu le vrai visage de Playa Del Carmen, celui qui se trouve en dessous du maquillage. Ce Playa del Carmen est tout aussi intéressant sinon plus que celui qui est fabriqué pour les touristes, il est plus authentique. Ce qui est unique de ce tour, c’est qu’il est impossible à faire par soi même puisqu’il est le fruit des découvertes faites par Ludovic, au cours des années, au cours de ses pérégrinations de photographes et grâce aux liens de confiance qu’il a tissés avec les habitants. Celui qui a pratiquement visité une centaine de pays est maintenant installé pour de bon à Playa Del Carmen et cet amour du Yucatan transparaît dans les tours disponibles à l’agence.

Croisière sur l’estuaire Nantes-Saint-Nazaire

Le mois de juillet a été faste en nouvelles expériences. En matière de culture, l’été a un double visage. Plusieurs organismes culturels roulent au ralenti en préparant la rentrée de l’automne et d’autres sont en pleine saison touristique et prendront plutôt leurs vacances une fois les chaleurs retombées.

Cet été, au lieu de courir les festivals, j’ai eu la chance de vivre une expérience hors du commun et franchement très inspirante. Soit une croisière entre Nantes et le port de Saint-Nazaire qui nous permet d’avoir un point de vue nouveau sur une multitude d’œuvres permanentes disséminées en bordure d’estuaire. Avant d’y arriver par contre, je me permets quelques pas de recul pour remettre ce projet dans son contexte.

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Saint-Nazaire

C’était la première fois que je déposais mes valises dans cette portion de la France. Je m’étais rendue dans le Finistère quelques années auparavant dans le cadre du Festival livres et Mer de Concarneau, mais je ne n’avais pas poursuivi mon chemin jusque dans la Loire.

Je dois dire que Nantes m’a franchement impressionnée par sa manière de propulser les arts, la culture et le Patrimoine. Ils en ont fait un véritable moteur de développement touristique. La croisière Nantes/Saint-Nazaire s’inscrit donc dans Le voyage à Nantes. Formule complètement novatrice, Le voyage à Nantes est une Société Publique Locale, dirigée par Jean Blaise, qui a pour mission la promotion du dispositif culturel mis en place par la ville de Nantes. Chaque été la SPL produit un évènement inventif qui s’attache à un parcours pérenne d’une quarantaine d’étapes.

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Nantes doit beaucoup à Jean Blaise en matière de culture, lui qui a toujours été convaincu que l’art est un outil de revitalisation des territoires et un levier économique. Ce visionnaire s’emploie depuis plus de 30 ans à relever Nantes des meurtrissures jadis causées par la fermeture des chantiers navals. Il est par exemple, le maître d’œuvre du Lieu unique, scène nationale, installée dans l’ancienne usine de biscuit LU. Il a aussi imaginé en 2007, la biennale d’art contemporain de l’estuaire sur les rives de la Loire qui ont mené, 5 ans plus tard, à la création du Voyage à Nantes.

Blaise le souligne, l’art dans l’espace public est souvent vécu comme une intrusion. Ses collaborateurs diront de lui que c’est un fin pédagogue en matière d’adhésion quand vient le temps de rallier les riverains, les commerçants et les élus avant chaque édition du Voyage. La stratégie fonctionne puisqu’entre 2007 et 2012, le nombre de visiteurs a bondi de 55%.

Donc pour en revenir à la croisière, elle fait partie des manières de découvrir le parcours pérenne Estuaire que l’on peut contempler à la fois par la rive nord et par la rive sud. Certaines œuvres doivent être vues de manière terrestre, mais d’autres peuvent être aperçues directement du bateau qui nous amène de Nantes au port de Saint-Nazaire. Certaines œuvres marquent plus que d’autres comme La maison dans la Loire de Jean-Luc Courcoult, la Villa cheminée de Tatzu Nishi, Misconceivable d’Erwin Wurm ou encore le fantomatique Lunar Tree du duo Mrzyk et Moriceau pour ne nommer que ceux-là.

 

 

 

La Croisière permet véritablement d’avoir un point de vue unique sur les œuvres en plus de voir sous un angle nouveau les lieux et paysages dans lesquels ils s’inscrivent. Un guide commente l’histoire et les enjeux de ces coins de paysages en plus de nous laisser entendre les démarches artistiques derrière chacune des œuvres qui jalonnent le parcours.

Merci à Tourisme Nantes de m’avoir permis de découvrir ce parcours, nul doute qu’un projet aussi inspirant pourrait s’importer dans le magnifique estuaire du St-Laurent, l’idée est lancée!

Photo de couverture: Baptiste Grison

Douloureuse Frida

Le musée Frida Khalo a ouvert ses portes au début de juillet en plein cœur de Playa Del Carmen. Ici pas d’œuvre de la belle métisse (née d’une mère indienne et d’un père européen), mais une incursion dans sa vie, de l’enfance à sa mort.

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L’accent est mis sur l’accident qui a modifié sa trajectoire. Ce jour de septembre 1925 où l’autobus qui la ramenait de l’école fait un terrible accident, elle avait 18 ans. Littéralement empalée par une poutre de métal qui se détache du véhicule, elle en restera brisée à jamais. 11 fractures, la colonne rompue, le fémur cassé, le pied disloqué, l’os pelvien fracturé en trois. Elle passera trois mois à l’hôpital pour ensuite revenir s’aliter chez elle, enfermée dans un corset de métal.

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La visite de l’expo inclut une incursion son et lumière dans l’autobus, des images projetées sur les murs, mais surtout le son, ce crissement de pneus qui signera un destin.

Immobilisée dans son lit, elle parlera à sa mère de peindre pour passer le temps. Un miroir sera installé dans le plafond de son baldaquin, à ses côtés un chevalet spécial lui permettra de peindre en position couchée. C’est le début des autoportraits. Face à elle-même et à sa douleur constante, la peinture devient son exutoire.

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La vie ne lui donnant aucun répit, suite à son enfance marquée par la polio et l’accident qui lui prit sa vie de jeune adulte, c’est la gangrène qui s’attaque à sa jambe au début de la trentaine. De son amputation elle dira «  Des pieds, pourquoi est-ce que j’en voudrais puisque j’ai des ailes pour voler?

C’est à 47 ans que s’éteint la flamboyante artiste, d’une embolie pulmonaire ou par suicide, il est difficile de le dire.

Les représentations colorées de Frida, ses costumes et bijoux de couleur flamboyants, tranchent avec la souffrance qu’elle consumait comme un feu à l’intérieur de son ventre. Est-ce que Frida aurait été Frida sans cette intense souffrance? Probablement que non, mais une carrière artistique qui traverse les âges en vaut-elle le prix? C’est la question à laquelle j’ai pu réfléchir avec ma fille qui visitait l’expo avec moi.

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Comme pour marquer la peine qui a jalonné la vie de cette femme, un orage d’été mexicain nous est tombé dessus dès notre sortie. Si vous faites un tour à Playa Del Carmen, n’hésitez pas à aller faire un tour dans l’univers de Frida! Un coup de cœur assuré pour les passionnées comme pour les néophytes.

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Matane ou Manhattan?

Sans blague, on hésitait entre faire un road trip à New York et passer la fin de semaine à Matane. Finalement Matane l’a remporté et je vais vous prouver qu’on n’y perd pas au change. Lors de mon passage, la ville était culturellement effervescente grâce entre autres à PHOS. C’est quoi PHOS, c’est un festival consacré aux divers usages de l’image photographique et numérique.

La programmation est un savant mélange de performances, d’expositions, d’expérimentations, de spectacles, bref, l’espace public matanais s’anime pendant deux semaines. La majeure partie des activités se déroule dans l’incroyable ancienne usine textile Canadelle.

 

Le temps de PHOS, cette vieille usine reprend du service pour mettre en valeur les artistes de la programmation. Idéalement située au centre-ville de Matane, l’endroit n’à vraiment rien à envier aux speakeasy new-yorkais, je vous jure!

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Matane, c’est un peu des vacances à 1 heure de chez moi. Quand mon niveau de fatigue s’élève, j’aboutis souvent au Riotel de Matane, cet hôtel qui a vraiment, mais vraiment tout pour recharger mes batteries. De sa chambre, si on ouvre la fenêtre ou carrément la porte-fenêtre, vous pourrez vous endormir au son des vagues.

L’hôtel est directement sur la plage. Allongé sur le lit, on pourrait se croire sur un bateau de croisière. Autre atout de l’établissement, sa piscine épurée, encore une fois vu sur le fleuve qui réussit le pari d’intégrer des jeux d’eau « pas bling bling» pour les enfants, un jacuzzi et un sauna dans le même endroit zen. Pour les familles, c’est vraiment génial de pouvoir profiter du jacuzzi en pouvant surveiller les enfants dans les jeux d’eau.

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L’espace gym possède aussi sa vue sur le fleuve donc si vous n’avez pas envie d’aller courir directement sur la plage, vous pouvez au moins le faire en perdant votre regard dedans. Comme si ce n’était pas suffisant, l’hôtel est annexé à l’Oblivio Spa et les massothérapeutes sont tous excellents.

Est-ce qu’on mange bien à Matane? Certainement! Vous pouvez manger la cuisine bistro du Cargo, le restaurant du Riotel.

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Vous pouvez aussi aller déguster une bière de micro-brasserie à La Fabrique et en profiter pour goûter leur copieux menu. Pour les amateurs de poutine, il y a Chef Fred Poutinerie avec son million de sortes de poutines déjantées (j’exagère à peine). Le lendemain matin, vous n’oublierez pas d’aller faire des réserves à la boulangerie Toujours dimanche. 

On se voit à Matane?

 

Le Mexique en dehors du tout inclus: Playa Del Carmen

Si vous avez lu mon dernier article sur le Mexique, vous savez que j’en suis au jour 5 de mon périple au Mexique et que je viens de sauter dans un Collectivo avec ma fille en direction de Playa Del Carmen. Le Collectivo est très pratique et peu coûteux, mais si vous avez un peu de temps devant vous et un enfant impatient dans les transports, je vous conseille de vous tourner vers la compagnie d’autobus ADO. C’est un peu plus cher, mais nettement plus confortable. Le terminal ADO est en plein centre du cœur touristique de Playa Del Carmen, à l’extrémité de la célèbre Quinta Avenida. Cette avenue piétonne enligne une foule de restaurants, boutiques, centre commercial, bars. Si vous cherchez des plans pas chers pour manger et boire, je vous conseille de vous déplacer à quelques rues de l’avenue.

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Pendant mon séjour, j’ai partagé mon temps entre deux hôtels et ma foi, ce fut les deux meilleurs choix de ma tournée mexicaine. Le premier étant le Green Village boutique hôtel. Un petit hôtel boutique à quelques minutes à pieds de la Quinta et donc de la mer. L’hôtel a plusieurs atouts, une petite piscine intérieure, un bar/resto, une super déco et un personnel extrêmement gentil.

L’autre hôtel où j’ai logé, le Kinbe hôtel boutique était mon vrai coup de cœur. À 12 pas de la Quinta, à 11 de la mer et à 15 du nouveau musée Frida Kalho (qui méritera son propre article). Il est doté d’une superbe piscine intérieure et d’un staff qui pourrait donner des cours de services aux clients. Encore ici, il s’agit d’un petit hôtel boutique. Ce type d’hôtel est réellement plus plaisant que les gros ressorts impersonnels et nous oblige (ce qui est très positif) à découvrir une foule de petits restos typiques.

Qu’est-ce qu’on fait à Playa del Carmen avec un enfant? Plein de choses. Durant mon séjour j’ai pu faire la zone archéologique de Chichén Itzá (Probablement le site le plus célèbre du Yucatan), j’ai nagé dans un Cenote, fait une visite éclair à Valladolid. J’ai aussi pu faire le tour culturel secret offert par Del Mundo tours. (D’ailleurs j’ai fait toutes mes visites avec eux.) Del Mundo est une agence francophone fondée par Ludovic Deforseau qui m’a d’ailleurs personnellement accompagnée dans mon tour culturel.

Plusieurs agences offrent les tours classiques comme la visite de Chichén Itzá, les cénotes, Coba, etc. mais il faut savoir qu’il y a peu d’agences francophones et qu’elles n’ont pas toute des pratiques éthiques et un respect de la faune, de la flore et du Patrimoine bâtit. De plus, Del Mundo est la seule agence à proposer un tour culturel top secret à Playa del Carmen. Ce tour est habituellement offert à vélo, mais comme fillette à mis toutes ses énergies dans la maîtrise de sa trottinette, elle ne se sentait pas assez sécure pour parcourir les rues du Mexique. Ludovic nous a gentiment proposé de venir nous chercher en voiture. L’idée de ce tour est de découvrir le Playa del Carmen qui n’est pas connu des touristes. Celui qui est habité à l’année par de vraies personnes.

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En effet, en se stationnant devant le marché, il n’y a plus l’ombre d’un touriste. Ludovic nous fait découvrir la vie quotidienne au marché, l’achat de mélange de piments et la viande accrochée directement dehors, dans la chaleur cuisante de ce mois d’août mexicain. On en profite aussi pour acheter quelques trucs au dépanneur pour une famille qu’on va aller visiter. De l’huile, des légumineuses, des biscuits (ma fille choisit ses préférés) et quelques paquets de chips.

Ici la pauvreté est bien présente. En marchant dans les rues du quartier, Ludovic nous raconte comment il a eu l’idée de concevoir ce tour. En tant que photographe, il a lui-même parcouru ces quartiers et s’est lié d’amitié, avec le temps, avec les gens qui y habitent. Cette famille justement, chez qui on arrive. Les enfants qui courent au milieu d’une habitation plus que rudimentaire et qui saute de joie en reconnaissant Ludovic. Ma fille est intimidée, elle regarde autour d’elle en ayant de la difficulté à croire que 7 ou 8 enfants peuvent dormir dans un espace deux fois moins grand que sa chambre. On leur offre les quelques petites choses attrapées au dépanneur. Malgré la pauvreté flagrante, des sourires sur tous les visages.

On continu notre chemin pour entrer dans une boulangerie, endroit qu’il aurait été impossible de trouver sans Ludovic puisque ce n’est pas ouvert au public. À l’intérieur, les travailleurs s’activent pour fournir le pain aux restaurateurs. Encore une fois, les sourires sont présents malgré la chaleur écrasante. Il fait 40 degrés dehors sur Playa Del Carmen et il doit en faire 15 ou 20 de plus dans les cuisines.

Au bout de cette visite de quelques heures, on a l’impression d’avoir vu le vrai visage de Playa Del Carmen, celui qui se trouve en dessous du maquillage. Ce Playa del Carmen est tout aussi intéressant sinon plus que celui qui est fabriqué pour les touristes, il est plus authentique. Ce qui est unique de ce tour, c’est qu’il est impossible à faire par soi même puisqu’il est le fruit des découvertes faites par Ludovic, au cours des années, au cours de ses pérégrinations de photographes et grâce aux liens de confiance qu’il a tissés avec les habitants. Celui qui a pratiquement visité une centaine de pays est maintenant installé pour de bon à Playa Del Carmen et cet amour du Yucatan transparaît dans les tours disponibles à l’agence.

Le Mexique « pas » cher et « pas » tous inclus (première partie)

Quand je demande à quelqu’un pourquoi il opte pour la formule tout-inclus, il me répond invariablement : « ça me tentais pas de me casser la tête pis c’est pas cher. » Oui…ok, c’est vrai que les tout-inclus peuvent être vraiment pas cher, mais est-ce qu’on peut vraiment dire, j’ai visité le Mexique si on ne sort pas du ressort? Est-ce que c’est vraiment plus économique? Est-ce que nos sous sont bien investi?

Bon, vous aurez vite compris que je ne suis pas la parfaite cliente de la formule tout-inclus. J’adore presque autant planifier un voyage que de le vivre, j’angoisse dans les immenses hôtels. C’est donc parce que je suis consciente que je suis pas mal l’exception qui confirme la règle en matière d’amour pour la planification de voyage, que je me suis dit que je partagerais avec vous quelques trucs et coups de cœur de mon dernier périple dans la péninsule du Yucatan.

Les jours avant le départ

Première étape, acheter des billets. Comme je suis toujours à l’affût des aubaines, j’ai trouvé mon bonheur chez Interjet avec des billets à 375$ taxes incluses et sans escales. Pour ce faire, j’alterne sur les sites de Yulair, Cheapflight, Google flight, Flytripper, et Momondo (et parfois d’autres quand je suis particulièrement motivée). Deux règles s’appliquent quand on veut payer le moins cher possible, être souple sur les dates et la destination.

En résumé, si vous cherchez des billets pas chers pour la Crète, à la semaine de relâche, oubliez ça tout de suite. Il faut donc jouer un peu avec la date de départ et de retour pour s’assurer de trouver le meilleur prix. Google flight est un bon outil pour ça parce qu’il donne une idée des prix sur le mois entier.

Bon, vous avez vos billets, maintenant vous devez vous loger. La bonne nouvelle c’est que vous n’êtes pas coincé dans le même hôtel tout au long de votre voyage. Pour les hôtels, encore une fois, il faut jouer un peu. J’utilise principalement Hotel.com, Expédia et les contacts directs avec les hôteliers. Chaque site de réservation d’hôtel a ses propres promotions. Hotel.com vous donne une nuit gratuite après 10 réservations. Parfois, quand je me sens l’âme aventureuse, je vais sur Hotwire. Sur ce site, il est possible de réserver un hôtel dont le nom est gardé secret jusqu’à confirmation de la transaction. Il est toutefois possible de spécifier le quartier et de voir les spécifications de l’hébergement (nombre d’étoiles, stationnement gratuit, déjeuner inclus, etc.)

Jour 1 à 4

Pour mes quatre premiers jours au Mexique, c’est l’option que j’ai choisie. J’ai donc pu bénéficier de 80% de rabais sur un hôtel dans la zone hôtelière de Cancún. Ma chambre avait vu sur la mer des caraïbes et sur ses 7 piscines!!!

 

Est-ce que que j’ai aimé l’expérience? Pas vraiment… Mais c’est totalement subjectif. La zone hôtelière de Cancún est un peu coupée du monde. Si on veut en sortir, il faut prendre le transport en commun. J’ai quand même quelques coups de cœur à vous partager si vous avez envie d’explorer un peu la ville.

Musée Maya

Il vaut la peine de visiter le Museo Maya de Cancún qui met en valeur plusieurs artéfacts mayas et où vous pouvez admirer quelques ruines. Inauguré en 1982, il a pour but de faire découvrir aux visiteurs locaux, nationaux et étrangers la culture Maya.

Isla Mujeres

Un incontournable, mais ne vous attendez pas à être seule au monde. C’est une île qui est devenue très touristique.

Elle vaut quand même la peine de s’y attarder ne serait que pour s’amuser à en faire le tour en voiturette de golf. Il faut aussi s’arrêter à Tortugranja, une ferme pour tortue dont la mission est la préservation et le soin des tortues de mer.

Blue gecko cantina

La Blue gecko cantina est une petite cantine extérieure où il est possible de manger pour pas cher et typiquement mexicain dans la zone hôtelière (c’est rare croyez moi). On a même eu le plaisir de manger en regardant notre ami le gecko qui s’amusait sous la table.

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Facilité d’utilisation des transports en commun (valable dans tout le Yucatan)

Généralement au Yucatan et au Mexique en général, les transports en commun sont simples. Tu lèves le bras, un peu n’importe où, et tu es certain qu’un taxi, un bus ou un Collectivo s’arrêtera dans la minute suivante. Dans la zone hôtelière, le R1 et le R2 font l’allée retour sans arrêt entre la ville et les hôtels et il en coûte 12 pesos soit 0,84$ (août 2017) par personne.

Après 4 jours à angoisser dans mon trop grand hôtel (je sais, je sais c’est une drôle d’angoisse), j’ai pris la direction de Playa del Carmen en Collectivo, (20 pesos soit 2,78$ pour une heure de route). Je vous partage mes incontournables dans mon prochain article.

Trois-Rivières…est-ce que c’est si TRÈS que ça?

L’autre jour, j’étais de passage à Trois-Rivières pour une réunion à Culture Mauricie (bonjour Éric!). Bien que j’ai de la famille à Trois-Rivières, c’est une ville que je connais très peu. Pourtant, elle mérite quand même qu’on s’y attarde. Premièrement, c’est une ville avantageusement positionnée précisément entre Québec et Montréal. Elle jouit également d’une magnifique vue sur le fleuve, depuis son centre-ville. Tout près de la zone portuaire, vous pouvez grimper un magnifique escalier illuminé qui retrace les grands moments du développement de la ville. Cet escalier mène au Platon, un endroit pour admirer la vue de haut et qui, pour l’histoire, fût le premier poste de traite de la ville, installer par Laviolette.

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Ce qui est bien à Trois-Rivières, c’est que plusieurs trucs se font à pied. Le Centre-ville est bien dense et plutôt riche en patrimoines bâtis. Par exemple, la maison Hertel-de-la-Frenière, résidence prisée dans les années 1820 abrite l’EMA (expérience métiers d’arts). N’hésitez pas à y faire un tour, c’est une boutique, une salle d’expo et un lieu d’expérimentation pour les artisans.

Trois-Rivières est également le berceau de la Biennale internationale d’estampe contemporaine qui aura lieu cette année du 18 juin au 10 septembre. Cette biennale est l’une des plus importantes expositions internationales d’estampes au Canada. Le mandat de l’organisme est de rendre compte des tendances dans le domaine et de promouvoir la pratique de l’estampe contemporaine. C’est évidemment un évènement incontournable pour les artistes estampiers.

Si comme moi vous voulez vous rendre à Trois-Rivières pour admirer le travail de ces artistes, je vous suggère de réserver dès maintenant au Oui Go hôtel. En plein quartier historique, à deux pas du vieux port, difficile de trouver mieux.

Encore une fois, le patrimoine bâti est à l’honneur. C’est ici l’ancien édifice Balcer qui a été transformé en hôtel. Ancienne institution financière, nous pouvons encore en admirer l’épaisseur des murs des anciens coffres forts à l’intérieur des chambres.

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Ce qui est bien aussi, c’est que l’hôtel est tout juste à côté de la brasserie artisanale Le temps d’une pinte. Vous pourrez ramper sans peine d’un établissement à l’autre. Vous pourrez y trouver de la bonne bouffe et un éventail de bières rafraîchissantes. J’y ai mangé le meilleur sandwich au thon de ma vie…sérieusement, c’est rare qu’on capote sur un sandwich au thon dans la vie tsé.

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Évidemment, mon passage fut bref, beaucoup trop bref. Il y a plein de trucs à faire à Trois-Rivières et la ville se démarque à mon avis par son centre-ville magnifique. Alors oui, Trois-Rivières est TRÈS cool.

Berlin cool partie 3 : Neukölln

Neukölln, quartier résolument cosmopolite de Berlin (160 nationalités y cohabitent) fût mon port d’attache d’un jour en terre allemande. Ça vous dit vaguement quelque chose? Peut-être êtes-vous fan de Bowie car c’est ce quartier qui lui inspirera la chanson NeuKöln sur son album Heroes (1977). C’est seulement en 1920 (lors de la création du Grand Berlin) que cette région fût annexée à la capitale puisque jusqu’alors, c’était une ville totalement indépendante.

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Après Friedrichshain et Kreuzberg, c’est Neukölln qui se voit devenir la proie de la gentrification. De quartier populaire, il passe à repère hipster. La gentrification a toujours soulevé les passions, et ce dans toutes les grandes villes du monde. D’un côté les locaux voient le prix des loyers exploser, les dépanneurs et cantines laisser la place aux boutiques de niche et cafés de spécialité. De l’autre côté, les nouveaux arrivants y voient un cadre de vie idéal, des loyers moins chers que dans les quartiers déjà embourgeoisés et un univers infini de possible.

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Est-ce que l’embourgeoisement urbain est unilatéralement négatif? Pas si la mixité est encadrée par une surveillance de la hausse des loyers et l’investissement dans les logements sociaux. Est-ce que NeuKölln a réussi le pari d’unir les classes? Bonne question.

Entre 2007 et 2010 les prix des loyers ont grimpé de 23% dans le quartier. Au même moment est créé le Hipster Antifa NeuKölln, un groupe de résistance pour tenter d’ouvrir le dialogue entre communautés locales et nouveaux arrivants.

Particulièrement sensible à ces questions, je garde toujours l’œil ouvert quand je visite un quartier. J’aime voir si les classes cohabitent, si l’institution de quartier réussit à cohabiter avec l’antiquaire à moustache et à grosses lunettes.

Berlin a adopté une loi pour amoindrir les effets de l’embourgeoisement des quartiers. Dans les zones protégées de NeuKölln, les propriétaires ne peuvent pas fusionner deux appartements pour en faire un grand loft, ils ne peuvent pas non plus rénover les cuisines et les salles de bain de manière trop luxueuse ou encore louer leurs appartements de manière saisonnière à des touristes. Cette loi « milieuschutz » se traduit par le désir de protéger l’environnement social.

Pendant ma brève visite, j’ai en effet pu remarquer que repères hipster côtoient commerces plus modestes. Je me suis sentie comme dans tous les quartiers qui vivent les balbutiements d’une gentrification dans une espèce d’entre-deux tendu.

J’ai posé mes valises dans le plutôt cool Hüttenpalast (difficile de faire plus hipster). En 2008, un groupe d’amis transforme une usine désaffectée en hôtel en y installant des caravanes.

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L’univers industriel et la décoration brocante composent un mix très intéressant. Le service est super et bien que l’endroit grimpe en popularité les prix sont plus qu’abordables (j’ai payé 60 euros).

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Ma fille, pas trop certaine au début, a finalement élu le lieu « plus cool hôtel de Berlin ». De mon côté, j’ai trouvé que l’expérience en valait la chandelle. Par contre, il faut se sentir ouvert à des installations de type auberge de jeunesse (douches communes, espaces de vie communs) et ne pas avoir le sommeil trop léger (une roulotte s’est pas tant insonorisée).

NeuKölln est définitivement un quartier à visiter (dans le respect des populations locales sivouplait) pour découvrir le Berlin moins touristique ou pour vous magasiner une robe de marié…mettons originale.

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Mon préféré pour voyager léger.

Vous vous souvenez de mon défi du mois de mars. Vivre uniquement dans les vêtements versatiles Mon préféré. Neuf pièces transformables au total (un foulard, une tunique duveteuse, une robe blanche, une tunique style kimono, un leggings noir, un une pièce noire, un chandail noir, une jupe réversible et une camisole réversible. Les vêtements Mon préféré répondent à mes critères les plus élevés. Ils sont designs, transformables, dessinés et fabriqués au Québec dans des tissus biologiques. Difficile de faire mieux ou plus. Maintenant, pourquoi j’ai eu envie de faire ce défi et pourquoi j’en parle dans le présent blogue.

1 : Pour moi la mode des créateurs, fait avec soin dans des valeurs de développement durable, de consommation locale, relève de la culture. Plusieurs artisans ont une démarche de création et leur pratique peut s’approcher des Métiers d’arts.

2 : Je voulais voyager avec le moins de vêtements possible afin de faciliter mes déplacements et réduire mes coûts en n’ayant pas à débourser pour des extra bagages.

Dans ce fameux mois de mars, je me suis rendue pendant 15 jours à Berlin, Copenhague, Hambourg et Oslo. J’ai aussi eu plusieurs rencontres avec des partenaires du Conseil, j’ai même donné une entrevue à la télé de Radio-Canada. Donc, est-ce que j’ai réussi!

Presque! Comme je possédais la collection de printemps de la marque, j’ai dû ajouter un chandail col roulé noir pour un peu plus de chaleur et une longue camisole/robe noire que je glisse souvent sous mes vêtements comme couche de base. Donc je repose la question, est-ce que j’ai réussi? Oui!!! Je porte encore les vêtements tous les jours, je n’ai plus envie de les quitter. C’est si simple de les agencer et de créer des ensembles différents à l’infini et pour toutes les occasions. Mon seul regret est de ne pas m’être procuré le t-shirt blanc de la marque…Je vais pallier à cette bévue terrible dès que possible.

Un peu de mathématique

La jupe = jupe noire, jupe rayée, robe soleil noir, robe soleil rayée

La camisole = camisole noire, camisole rayée

La robe = Robe attachée devant, robe attachée derrière, petite veste

Le kimono = un kimono, une jupe, une veste

La tunique duveteuse

Le foulard duveteux =Un foulard noir, un foulard beige, une jupe noire, une jupe beige

Le legging noir

Le chandail noir à manche ¾

Le one-piece = Un one-piece noir sous le genou, un pantalon large long.

Total : 9 vêtements = 21 vêtements (c’est fou!!!!)

Tout est si confortable et les tissus si doux qu’ils sont un peu trop difficiles de les enlever le soir venu. Il m’arrive même de dormir dans certains morceaux. Je vous laisse donc avec un diaporama de mes différents ensembles. Un gros merci à toi Nathalie Chenel de faire un travail si magnifique et essentiel!

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Berlin cool partie 2: Kreuzberg

Si mon hôtel, le Michelberger est dans Friedrichshain (j’en parle ici), il est aussi à l’orée de Kreuzberg, un autre des quartiers cool de berlin (ok après cette série sur Berlin, je bannis le mot cool du blogue pour sur utilisation. À partir de mon hôtel, pour me rendre dans Kreuzberg, on enjamber la Spree. Une fois passer de l’autre côté, vous découvrirez un quartier riche en boutiques originales, épiceries bio, magasins seconde main. C’est un quartier vivant et pas trop touristique. On sent que les gens qu’on n’y croise y habitent…entouca pour la plupart.

C’est résolument un coin hipster de Berlin ou le bio, l’usagé, le revisité, le végé et le multiculturalisme décore le paysage. Ici on trouve également du Street art, mais moins que dans Frierichsain.

On est moins dans l’aspect industriel et cru du quartier voisin. La bouffe est bonne, j’y ai mangé la meilleure nourriture indienne de ma vie chez Sadhu (non je n’ai jamais encore été en Inde), et vous pourrez facilement vous trouver une boîte pleine de pizza à emporter pour 5 euros.

Si Kreuzberge et Friedrichshain sont des coins à mettre sur votre liste, la jonction des deux est l’un des coups de cœur de mon passage à Berlin. D’un point de vue culturel, historique et patrimonial c’est extrêmement riche. C’est aussi un concentré saisissant de ce que Berlin a à offrir.

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L’East Side Gallery qui est en fait la portion la plus longue du mur encore debout sillonne cette section de la ville qui se trouve entre le pont Oberbaumbrûcke et la gare de l’Est.

Pour l’histoire

Le mur de Berlin, surnommé le mur de la honte par les Allemands de l’Ouest est officiellement appelé par le gouvernement est-allemand « mur de protection antifasciste ». Il a été construit en 1961 par la (RDA), la République démocratique allemande qui tente de mettre fin à l’exode de ses habitants vers la République fédérale d’Allemagne (RFA). Le mur sera pendant 28 ans, le symbole le plus fort d’une Europe déchiré par le rideau de fer. Avec ce mur vient 302 miradors et dispositifs d’alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés vers le ciel. C’est en 1989, résultant d’une combinaison de manifestations, de l’affaiblissement de l’Union soviétique et de la perestroïka de Gorbatchev, que le mur sera détruit.

Si vous ne l’avez pas vu, je vous suggère fortement de voir le film Good bye Lenin. Ça raconte l’histoire d’Alex, un Berlinois de l’est qui apprend la chute du mur alors que sa mère est dans le coma. Il mettra tout en œuvre pour reconstruire autour d’elle un univers familier pour lui éviter un choc trop brutal à son réveil. Bien que le film soit une comédie, c’est plutôt instructif et c’est aussi une introduction au concept d’ostalgie qui désigne le sentiment de nostalgie face à certains éléments de la vie quotidienne préchute du mur.

Du côté est du mur, 118 artistes de 21 pays y ont réalisé des fresques. Elles ont d’ailleurs été restaurées en 2009 suite à différents actes de vandalisme. Une promenade le long de ce vestige du passé divisé de Berlin et un cours d’histoire. Plusieurs des œuvres font directement référence au côté historique du mur. Vous y trouverez le maintenant légendaire baiser de l’amitié entre Erich Honecker et Léonid Brenjnev réalisé par Dmitri Vrubel.

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Les images parlent de la séparation des Berlinois, de l’unité ensuite retrouvée, elles expriment le changement, l’espoir et ce besoin vital de liberté. Les œuvres se trouvent sur la section est du mur et son réalisé à l’aérosol et au pinceau, chose qui était possible uniquement du côté ouest avant la réunification.

Quelques conseils en vrac. Si vous avez faim, passer chez Scheers Schnitzel pour manger « évidemment des schnitzel » pour vraiment pas cher.

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Je vous conseille fortement également d’arrêter au petit kiosque rouge touristique à votre arrivée à l’aéroport pour vous procurer une Berlin Welcome Card. Elle vous permettra d’obtenir des rabais sur plusieurs lieux de Berlin et vous pourrez également circuler à votre guise dans tous les transports en commun. Demandez celle qui couvre aussi le transport entre l’aéroport et le centre-ville. En plus, vous aurez un beau guide à feuilleter dans le dit transport en commun. Finalement, il y en a plusieurs dans la ville, mais un bon vieux photomaton vintage vous fera un souvenir impérissable (et pour 2 euros) de votre passage en terre berlinoise.

PS: Psssit, mon défi Mon préféré se poursuit dans le doux et le réconfort.

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