S’ennuyer à Toronto?

Après des semaines à tergiverser sur l’endroit parfait pour aller passer une petite semaine de vacances en janvier. L’idée, en apparence saugrenue, de rouler jusqu’à Toronto, a germé dans mon esprit. Même si les sirènes du Sud chantaient langoureusement à mon oreille, l’idée de brûler des litres de carburant pour passer une courte semaine au Mexique ou à Cuba ne me plaisait pas tellement. Habitant à l’est de la province, il faut quand même compter pratiquement 11h de voiture pour arriver à destination.

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Quand les gens me demandent ce que j’ai fait de mon congé des fêtes et que je mentionne Toronto, on me répond soit : pour affaires??? Ou donc : Hein…Toronto en janvier pour des vacances? Quand j’ajoute à cela qu’on a poussé le bouchon jusqu’à Niagara et ben là, je subis pratiquement des évanouissements, mais ça c’est une autre histoire.

Oui, mais à Toronto, c’est cher, le monde est plate et les bars ferment avant le souper… OK, soit vous n’êtes pas allés à Toronto depuis 15 ans, soit vous vous enlisés dans de vieux clichés. Je vous l’accorde, si vous voulez faire la fiesta jusqu’à pas d’heures, vous êtes peut-être mieux de vous envoler pour Barcelone ou de faire un tour des micro-brasseries de l’est du Québec. Si par contre, vous avez envie de voir des expos, de marcher et de manger beaucoup trop de fois dans un quartier chinois, Toronto est une très bonne option.

Où habiter

Si vous avez un bon budget hôtel, The Drake Hotel est un incontournable. Pourquoi? Le Drake est bien installé dans l’un des quartiers les plus effervescents de Toronto: West Queen west, nommé par le Vogue comme l’un des quartiers les plus cool de la planète. C’est plus qu’un hôtel puisque la mission du Drake est de mettre en relation les voyageurs, le milieu culturel, les artistes locaux et de passage et les Torontois. Le concept me d’hotel/lieu de vie me rappelle beaucoup le Michelberger Hotel  à Berlin.

Vous pourrez, en plus d’y dormir, voir des spectacles, de l’art visuel, manger, boire un verre et même, à la manière des musées, passer par leur boutique. Maintenant, si vous êtes complètement fauchés, il y a Airbnb ou, mon nouveau coup de cœur, Guest to guest récemment fusionné à la célèbre plateforme Home Exchange.

Je vous suggère de chercher dans West Queen West et ses environs pour un positionnement optimal entre les différents coins de la ville intéressants à visiter. Distillery district est également un choix intéressant, mais c’est très touristique et si vous voulez un bain de folie, direction Kesington Market.

 

Quoi faire en hiver?

Oui aller à Toronto l’hiver est une expérience tout autre qu’au milieu de l’été où les marchés s’étendent dans les rues et où l’accès aux îles piétonnes en Ferry est nettement plus simple. Pour un québécois, vous gagnez quand même 10 degrés de chaleur, donc c’est pratiquement un voyage dans le Sud (3 degrés en janvier, c’est pour ainsi dire un temps de maillot de bain).

Le Chinatown

Il est facile de passer une semaine complète à se balader dans le Chinatown de Toronto sans s’ennuyer (ou c’est juste moi). C’est aussi le lieu parfait pour manger pour pas cher. « Garrochez-vous au House of Gourmet. Ne vous laissez pas décourager pas l’éclairage aux néons. Vous allez pouvoir vous régaler pour quelques dollars, d’une cuisine authentique. Aussi, point à ne pas négliger, la carte de crédit est acceptée. Autrement, il est essentiel d’avoir avec vous, de l’argent comptant, la plupart des restos du Chinatown sont « cash only ».

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 St-Lawrence Market

Pour restez dans l’univers de la bouffe, St-Lawrence market est aussi un incontournable. Le marché est installé dans le premier hôtel de ville et prison de Toronto. Rien de mieux pour oublier l’hiver que de déambuler dans un marché intérieur.

The Power Plant

Question art visuel, direction The Power plant Center, une galerie d’art contemporain public. C’est en fait la plus importante galerie d’art publique, exclusivement consacrée aux arts visuels contemporains au Canada. Ils se distinguent par leur programmation diversifiée et leur engagement envers l’art canadien.

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Harbourfront Centre

Le Harbourfront Centre est un organisme culturel du Queens Quay West, créé en 1972 par le gouvernement fédéral, en tant que société d’État, pour créer un parc riverain. Il est devenu un organisme à but non lucratif en 1991. C’est un organisme culturel innovant, offrant une programmation de renommée internationale dans les domaines des arts, de la culture, de l’éducation et des loisirs. Doter sa ville d’un organisme responsable d’animer un secteur de la ville me rappelle beaucoup Le voyage à Nantes. J’en avais parlé juste ici.

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En bonus : Sweet pete’s bike shop

L’idée de magasiner un vélo l’hiver est une idée saugrenue (oui je sais). C’est pourtant bel et bien arrivé. Meilleur achat sur un coup de tête de mon année. L’équipe de Sweet Pete’s bike shop est géniale. Me voilà donc avec un tout nouveau Kona avec selle brooks en cuir, une « tite » clochette rose/gold et un porte-bouteille de vin en cuir « made in MTL ». Oui, je sais, c’est hipster…

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N’hésitez pas à passer par-dessus vos préjugés, il y a du beau partout, s’agit d’avoir l’esprit ouvert!

Cette année, essayez autre chose qu’un tout inclus.

Si vous avez lu mon dernier article sur le Mexique, vous savez que j’en suis au jour 5 de mon périple au Mexique et que je viens de sauter dans un Collectivo avec ma fille en direction de Playa Del Carmen. Le Collectivo est très pratique et peu coûteux, mais si vous avez un peu de temps devant vous et un enfant impatient dans les transports, je vous conseille de vous tourner vers la compagnie d’autobus ADO. C’est un peu plus cher, mais nettement plus confortable. Le terminal ADO est en plein centre du cœur touristique de Playa Del Carmen, à l’extrémité de la célèbre Quinta Avenida. Cette avenue piétonne enligne une foule de restaurants, boutiques, centre commercial, bars. Si vous cherchez des plans pas chers pour manger et boire, je vous conseille de vous déplacer à quelques rues de l’avenue.

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Pendant mon séjour, j’ai partagé mon temps entre deux hôtels et ma foi, ce fut les deux meilleurs choix de ma tournée mexicaine. Le premier étant le Green Village boutique hôtel. Un petit hôtel boutique à quelques minutes à pieds de la Quinta et donc de la mer. L’hôtel a plusieurs atouts, une petite piscine intérieure, un bar/resto, une super déco et un personnel extrêmement gentil.

L’autre hôtel où j’ai logé, le Kinbe hôtel boutique était mon vrai coup de cœur. À 12 pas de la Quinta, à 11 de la mer et à 15 du nouveau musée Frida Kalho (qui méritera son propre article). Il est doté d’une superbe piscine intérieure et d’un staff qui pourrait donner des cours de services aux clients. Encore ici, il s’agit d’un petit hôtel boutique. Ce type d’hôtel est réellement plus plaisant que les gros ressorts impersonnels et nous oblige (ce qui est très positif) à découvrir une foule de petits restos typiques.

Qu’est-ce qu’on fait à Playa del Carmen avec un enfant? Plein de choses. Durant mon séjour j’ai pu faire la zone archéologique de Chichén Itzá (Probablement le site le plus célèbre du Yucatan), j’ai nagé dans un Cenote, fait une visite éclair à Valladolid. J’ai aussi pu faire le tour culturel secret offert par Del Mundo tours. (D’ailleurs j’ai fait toutes mes visites avec eux.) Del Mundo est une agence francophone fondée par Ludovic Deforseau qui m’a d’ailleurs personnellement accompagnée dans mon tour culturel.

Plusieurs agences offrent les tours classiques comme la visite de Chichén Itzá, les cénotes, Coba, etc. mais il faut savoir qu’il y a peu d’agences francophones et qu’elles n’ont pas toute des pratiques éthiques et un respect de la faune, de la flore et du Patrimoine bâtit. De plus, Del Mundo est la seule agence à proposer un tour culturel top secret à Playa del Carmen. Ce tour est habituellement offert à vélo, mais comme fillette à mis toutes ses énergies dans la maîtrise de sa trottinette, elle ne se sentait pas assez sécure pour parcourir les rues du Mexique. Ludovic nous a gentiment proposé de venir nous chercher en voiture. L’idée de ce tour est de découvrir le Playa del Carmen qui n’est pas connu des touristes. Celui qui est habité à l’année par de vraies personnes.

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En effet, en se stationnant devant le marché, il n’y a plus l’ombre d’un touriste. Ludovic nous fait découvrir la vie quotidienne au marché, l’achat de mélange de piments et la viande accrochée directement dehors, dans la chaleur cuisante de ce mois d’août mexicain. On en profite aussi pour acheter quelques trucs au dépanneur pour une famille qu’on va aller visiter. De l’huile, des légumineuses, des biscuits (ma fille choisit ses préférés) et quelques paquets de chips.

Ici la pauvreté est bien présente. En marchant dans les rues du quartier, Ludovic nous raconte comment il a eu l’idée de concevoir ce tour. En tant que photographe, il a lui-même parcouru ces quartiers et s’est lié d’amitié, avec le temps, avec les gens qui y habitent. Cette famille justement, chez qui on arrive. Les enfants qui courent au milieu d’une habitation plus que rudimentaire et qui saute de joie en reconnaissant Ludovic. Ma fille est intimidée, elle regarde autour d’elle en ayant de la difficulté à croire que 7 ou 8 enfants peuvent dormir dans un espace deux fois moins grand que sa chambre. On leur offre les quelques petites choses attrapées au dépanneur. Malgré la pauvreté flagrante, des sourires sur tous les visages.

On continu notre chemin pour entrer dans une boulangerie, endroit qu’il aurait été impossible de trouver sans Ludovic puisque ce n’est pas ouvert au public. À l’intérieur, les travailleurs s’activent pour fournir le pain aux restaurateurs. Encore une fois, les sourires sont présents malgré la chaleur écrasante. Il fait 40 degrés dehors sur Playa Del Carmen et il doit en faire 15 ou 20 de plus dans les cuisines.

Au bout de cette visite de quelques heures, on a l’impression d’avoir vu le vrai visage de Playa Del Carmen, celui qui se trouve en dessous du maquillage. Ce Playa del Carmen est tout aussi intéressant sinon plus que celui qui est fabriqué pour les touristes, il est plus authentique. Ce qui est unique de ce tour, c’est qu’il est impossible à faire par soi même puisqu’il est le fruit des découvertes faites par Ludovic, au cours des années, au cours de ses pérégrinations de photographes et grâce aux liens de confiance qu’il a tissés avec les habitants. Celui qui a pratiquement visité une centaine de pays est maintenant installé pour de bon à Playa Del Carmen et cet amour du Yucatan transparaît dans les tours disponibles à l’agence.

Croisière sur l’estuaire Nantes-Saint-Nazaire

Le mois de juillet a été faste en nouvelles expériences. En matière de culture, l’été a un double visage. Plusieurs organismes culturels roulent au ralenti en préparant la rentrée de l’automne et d’autres sont en pleine saison touristique et prendront plutôt leurs vacances une fois les chaleurs retombées.

Cet été, au lieu de courir les festivals, j’ai eu la chance de vivre une expérience hors du commun et franchement très inspirante. Soit une croisière entre Nantes et le port de Saint-Nazaire qui nous permet d’avoir un point de vue nouveau sur une multitude d’œuvres permanentes disséminées en bordure d’estuaire. Avant d’y arriver par contre, je me permets quelques pas de recul pour remettre ce projet dans son contexte.

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Saint-Nazaire

C’était la première fois que je déposais mes valises dans cette portion de la France. Je m’étais rendue dans le Finistère quelques années auparavant dans le cadre du Festival livres et Mer de Concarneau, mais je ne n’avais pas poursuivi mon chemin jusque dans la Loire.

Je dois dire que Nantes m’a franchement impressionnée par sa manière de propulser les arts, la culture et le Patrimoine. Ils en ont fait un véritable moteur de développement touristique. La croisière Nantes/Saint-Nazaire s’inscrit donc dans Le voyage à Nantes. Formule complètement novatrice, Le voyage à Nantes est une Société Publique Locale, dirigée par Jean Blaise, qui a pour mission la promotion du dispositif culturel mis en place par la ville de Nantes. Chaque été la SPL produit un évènement inventif qui s’attache à un parcours pérenne d’une quarantaine d’étapes.

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Nantes doit beaucoup à Jean Blaise en matière de culture, lui qui a toujours été convaincu que l’art est un outil de revitalisation des territoires et un levier économique. Ce visionnaire s’emploie depuis plus de 30 ans à relever Nantes des meurtrissures jadis causées par la fermeture des chantiers navals. Il est par exemple, le maître d’œuvre du Lieu unique, scène nationale, installée dans l’ancienne usine de biscuit LU. Il a aussi imaginé en 2007, la biennale d’art contemporain de l’estuaire sur les rives de la Loire qui ont mené, 5 ans plus tard, à la création du Voyage à Nantes.

Blaise le souligne, l’art dans l’espace public est souvent vécu comme une intrusion. Ses collaborateurs diront de lui que c’est un fin pédagogue en matière d’adhésion quand vient le temps de rallier les riverains, les commerçants et les élus avant chaque édition du Voyage. La stratégie fonctionne puisqu’entre 2007 et 2012, le nombre de visiteurs a bondi de 55%.

Donc pour en revenir à la croisière, elle fait partie des manières de découvrir le parcours pérenne Estuaire que l’on peut contempler à la fois par la rive nord et par la rive sud. Certaines œuvres doivent être vues de manière terrestre, mais d’autres peuvent être aperçues directement du bateau qui nous amène de Nantes au port de Saint-Nazaire. Certaines œuvres marquent plus que d’autres comme La maison dans la Loire de Jean-Luc Courcoult, la Villa cheminée de Tatzu Nishi, Misconceivable d’Erwin Wurm ou encore le fantomatique Lunar Tree du duo Mrzyk et Moriceau pour ne nommer que ceux-là.

 

 

 

La Croisière permet véritablement d’avoir un point de vue unique sur les œuvres en plus de voir sous un angle nouveau les lieux et paysages dans lesquels ils s’inscrivent. Un guide commente l’histoire et les enjeux de ces coins de paysages en plus de nous laisser entendre les démarches artistiques derrière chacune des œuvres qui jalonnent le parcours.

Merci à Tourisme Nantes de m’avoir permis de découvrir ce parcours, nul doute qu’un projet aussi inspirant pourrait s’importer dans le magnifique estuaire du St-Laurent, l’idée est lancée!

Photo de couverture: Baptiste Grison

Douloureuse Frida

Le musée Frida Khalo a ouvert ses portes au début de juillet en plein cœur de Playa Del Carmen. Ici pas d’œuvre de la belle métisse (née d’une mère indienne et d’un père européen), mais une incursion dans sa vie, de l’enfance à sa mort.

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L’accent est mis sur l’accident qui a modifié sa trajectoire. Ce jour de septembre 1925 où l’autobus qui la ramenait de l’école fait un terrible accident, elle avait 18 ans. Littéralement empalée par une poutre de métal qui se détache du véhicule, elle en restera brisée à jamais. 11 fractures, la colonne rompue, le fémur cassé, le pied disloqué, l’os pelvien fracturé en trois. Elle passera trois mois à l’hôpital pour ensuite revenir s’aliter chez elle, enfermée dans un corset de métal.

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La visite de l’expo inclut une incursion son et lumière dans l’autobus, des images projetées sur les murs, mais surtout le son, ce crissement de pneus qui signera un destin.

Immobilisée dans son lit, elle parlera à sa mère de peindre pour passer le temps. Un miroir sera installé dans le plafond de son baldaquin, à ses côtés un chevalet spécial lui permettra de peindre en position couchée. C’est le début des autoportraits. Face à elle-même et à sa douleur constante, la peinture devient son exutoire.

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La vie ne lui donnant aucun répit, suite à son enfance marquée par la polio et l’accident qui lui prit sa vie de jeune adulte, c’est la gangrène qui s’attaque à sa jambe au début de la trentaine. De son amputation elle dira «  Des pieds, pourquoi est-ce que j’en voudrais puisque j’ai des ailes pour voler?

C’est à 47 ans que s’éteint la flamboyante artiste, d’une embolie pulmonaire ou par suicide, il est difficile de le dire.

Les représentations colorées de Frida, ses costumes et bijoux de couleur flamboyants, tranchent avec la souffrance qu’elle consumait comme un feu à l’intérieur de son ventre. Est-ce que Frida aurait été Frida sans cette intense souffrance? Probablement que non, mais une carrière artistique qui traverse les âges en vaut-elle le prix? C’est la question à laquelle j’ai pu réfléchir avec ma fille qui visitait l’expo avec moi.

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Comme pour marquer la peine qui a jalonné la vie de cette femme, un orage d’été mexicain nous est tombé dessus dès notre sortie. Si vous faites un tour à Playa Del Carmen, n’hésitez pas à aller faire un tour dans l’univers de Frida! Un coup de cœur assuré pour les passionnées comme pour les néophytes.

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Le Mexique en dehors du tout inclus: Playa Del Carmen

Si vous avez lu mon dernier article sur le Mexique, vous savez que j’en suis au jour 5 de mon périple au Mexique et que je viens de sauter dans un Collectivo avec ma fille en direction de Playa Del Carmen. Le Collectivo est très pratique et peu coûteux, mais si vous avez un peu de temps devant vous et un enfant impatient dans les transports, je vous conseille de vous tourner vers la compagnie d’autobus ADO. C’est un peu plus cher, mais nettement plus confortable. Le terminal ADO est en plein centre du cœur touristique de Playa Del Carmen, à l’extrémité de la célèbre Quinta Avenida. Cette avenue piétonne enligne une foule de restaurants, boutiques, centre commercial, bars. Si vous cherchez des plans pas chers pour manger et boire, je vous conseille de vous déplacer à quelques rues de l’avenue.

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Pendant mon séjour, j’ai partagé mon temps entre deux hôtels et ma foi, ce fut les deux meilleurs choix de ma tournée mexicaine. Le premier étant le Green Village boutique hôtel. Un petit hôtel boutique à quelques minutes à pieds de la Quinta et donc de la mer. L’hôtel a plusieurs atouts, une petite piscine intérieure, un bar/resto, une super déco et un personnel extrêmement gentil.

L’autre hôtel où j’ai logé, le Kinbe hôtel boutique était mon vrai coup de cœur. À 12 pas de la Quinta, à 11 de la mer et à 15 du nouveau musée Frida Kalho (qui méritera son propre article). Il est doté d’une superbe piscine intérieure et d’un staff qui pourrait donner des cours de services aux clients. Encore ici, il s’agit d’un petit hôtel boutique. Ce type d’hôtel est réellement plus plaisant que les gros ressorts impersonnels et nous oblige (ce qui est très positif) à découvrir une foule de petits restos typiques.

Qu’est-ce qu’on fait à Playa del Carmen avec un enfant? Plein de choses. Durant mon séjour j’ai pu faire la zone archéologique de Chichén Itzá (Probablement le site le plus célèbre du Yucatan), j’ai nagé dans un Cenote, fait une visite éclair à Valladolid. J’ai aussi pu faire le tour culturel secret offert par Del Mundo tours. (D’ailleurs j’ai fait toutes mes visites avec eux.) Del Mundo est une agence francophone fondée par Ludovic Deforseau qui m’a d’ailleurs personnellement accompagnée dans mon tour culturel.

Plusieurs agences offrent les tours classiques comme la visite de Chichén Itzá, les cénotes, Coba, etc. mais il faut savoir qu’il y a peu d’agences francophones et qu’elles n’ont pas toute des pratiques éthiques et un respect de la faune, de la flore et du Patrimoine bâtit. De plus, Del Mundo est la seule agence à proposer un tour culturel top secret à Playa del Carmen. Ce tour est habituellement offert à vélo, mais comme fillette à mis toutes ses énergies dans la maîtrise de sa trottinette, elle ne se sentait pas assez sécure pour parcourir les rues du Mexique. Ludovic nous a gentiment proposé de venir nous chercher en voiture. L’idée de ce tour est de découvrir le Playa del Carmen qui n’est pas connu des touristes. Celui qui est habité à l’année par de vraies personnes.

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En effet, en se stationnant devant le marché, il n’y a plus l’ombre d’un touriste. Ludovic nous fait découvrir la vie quotidienne au marché, l’achat de mélange de piments et la viande accrochée directement dehors, dans la chaleur cuisante de ce mois d’août mexicain. On en profite aussi pour acheter quelques trucs au dépanneur pour une famille qu’on va aller visiter. De l’huile, des légumineuses, des biscuits (ma fille choisit ses préférés) et quelques paquets de chips.

Ici la pauvreté est bien présente. En marchant dans les rues du quartier, Ludovic nous raconte comment il a eu l’idée de concevoir ce tour. En tant que photographe, il a lui-même parcouru ces quartiers et s’est lié d’amitié, avec le temps, avec les gens qui y habitent. Cette famille justement, chez qui on arrive. Les enfants qui courent au milieu d’une habitation plus que rudimentaire et qui saute de joie en reconnaissant Ludovic. Ma fille est intimidée, elle regarde autour d’elle en ayant de la difficulté à croire que 7 ou 8 enfants peuvent dormir dans un espace deux fois moins grand que sa chambre. On leur offre les quelques petites choses attrapées au dépanneur. Malgré la pauvreté flagrante, des sourires sur tous les visages.

On continu notre chemin pour entrer dans une boulangerie, endroit qu’il aurait été impossible de trouver sans Ludovic puisque ce n’est pas ouvert au public. À l’intérieur, les travailleurs s’activent pour fournir le pain aux restaurateurs. Encore une fois, les sourires sont présents malgré la chaleur écrasante. Il fait 40 degrés dehors sur Playa Del Carmen et il doit en faire 15 ou 20 de plus dans les cuisines.

Au bout de cette visite de quelques heures, on a l’impression d’avoir vu le vrai visage de Playa Del Carmen, celui qui se trouve en dessous du maquillage. Ce Playa del Carmen est tout aussi intéressant sinon plus que celui qui est fabriqué pour les touristes, il est plus authentique. Ce qui est unique de ce tour, c’est qu’il est impossible à faire par soi même puisqu’il est le fruit des découvertes faites par Ludovic, au cours des années, au cours de ses pérégrinations de photographes et grâce aux liens de confiance qu’il a tissés avec les habitants. Celui qui a pratiquement visité une centaine de pays est maintenant installé pour de bon à Playa Del Carmen et cet amour du Yucatan transparaît dans les tours disponibles à l’agence.

Le Mexique « pas » cher et « pas » tous inclus (première partie)

Quand je demande à quelqu’un pourquoi il opte pour la formule tout-inclus, il me répond invariablement : « ça me tentais pas de me casser la tête pis c’est pas cher. » Oui…ok, c’est vrai que les tout-inclus peuvent être vraiment pas cher, mais est-ce qu’on peut vraiment dire, j’ai visité le Mexique si on ne sort pas du ressort? Est-ce que c’est vraiment plus économique? Est-ce que nos sous sont bien investi?

Bon, vous aurez vite compris que je ne suis pas la parfaite cliente de la formule tout-inclus. J’adore presque autant planifier un voyage que de le vivre, j’angoisse dans les immenses hôtels. C’est donc parce que je suis consciente que je suis pas mal l’exception qui confirme la règle en matière d’amour pour la planification de voyage, que je me suis dit que je partagerais avec vous quelques trucs et coups de cœur de mon dernier périple dans la péninsule du Yucatan.

Les jours avant le départ

Première étape, acheter des billets. Comme je suis toujours à l’affût des aubaines, j’ai trouvé mon bonheur chez Interjet avec des billets à 375$ taxes incluses et sans escales. Pour ce faire, j’alterne sur les sites de Yulair, Cheapflight, Google flight, Flytripper, et Momondo (et parfois d’autres quand je suis particulièrement motivée). Deux règles s’appliquent quand on veut payer le moins cher possible, être souple sur les dates et la destination.

En résumé, si vous cherchez des billets pas chers pour la Crète, à la semaine de relâche, oubliez ça tout de suite. Il faut donc jouer un peu avec la date de départ et de retour pour s’assurer de trouver le meilleur prix. Google flight est un bon outil pour ça parce qu’il donne une idée des prix sur le mois entier.

Bon, vous avez vos billets, maintenant vous devez vous loger. La bonne nouvelle c’est que vous n’êtes pas coincé dans le même hôtel tout au long de votre voyage. Pour les hôtels, encore une fois, il faut jouer un peu. J’utilise principalement Hotel.com, Expédia et les contacts directs avec les hôteliers. Chaque site de réservation d’hôtel a ses propres promotions. Hotel.com vous donne une nuit gratuite après 10 réservations. Parfois, quand je me sens l’âme aventureuse, je vais sur Hotwire. Sur ce site, il est possible de réserver un hôtel dont le nom est gardé secret jusqu’à confirmation de la transaction. Il est toutefois possible de spécifier le quartier et de voir les spécifications de l’hébergement (nombre d’étoiles, stationnement gratuit, déjeuner inclus, etc.)

Jour 1 à 4

Pour mes quatre premiers jours au Mexique, c’est l’option que j’ai choisie. J’ai donc pu bénéficier de 80% de rabais sur un hôtel dans la zone hôtelière de Cancún. Ma chambre avait vu sur la mer des caraïbes et sur ses 7 piscines!!!

 

Est-ce que que j’ai aimé l’expérience? Pas vraiment… Mais c’est totalement subjectif. La zone hôtelière de Cancún est un peu coupée du monde. Si on veut en sortir, il faut prendre le transport en commun. J’ai quand même quelques coups de cœur à vous partager si vous avez envie d’explorer un peu la ville.

Musée Maya

Il vaut la peine de visiter le Museo Maya de Cancún qui met en valeur plusieurs artéfacts mayas et où vous pouvez admirer quelques ruines. Inauguré en 1982, il a pour but de faire découvrir aux visiteurs locaux, nationaux et étrangers la culture Maya.

Isla Mujeres

Un incontournable, mais ne vous attendez pas à être seule au monde. C’est une île qui est devenue très touristique.

Elle vaut quand même la peine de s’y attarder ne serait que pour s’amuser à en faire le tour en voiturette de golf. Il faut aussi s’arrêter à Tortugranja, une ferme pour tortue dont la mission est la préservation et le soin des tortues de mer.

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La Blue gecko cantina est une petite cantine extérieure où il est possible de manger pour pas cher et typiquement mexicain dans la zone hôtelière (c’est rare croyez moi). On a même eu le plaisir de manger en regardant notre ami le gecko qui s’amusait sous la table.

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Facilité d’utilisation des transports en commun (valable dans tout le Yucatan)

Généralement au Yucatan et au Mexique en général, les transports en commun sont simples. Tu lèves le bras, un peu n’importe où, et tu es certain qu’un taxi, un bus ou un Collectivo s’arrêtera dans la minute suivante. Dans la zone hôtelière, le R1 et le R2 font l’allée retour sans arrêt entre la ville et les hôtels et il en coûte 12 pesos soit 0,84$ (août 2017) par personne.

Après 4 jours à angoisser dans mon trop grand hôtel (je sais, je sais c’est une drôle d’angoisse), j’ai pris la direction de Playa del Carmen en Collectivo, (20 pesos soit 2,78$ pour une heure de route). Je vous partage mes incontournables dans mon prochain article.

Un bébé tortue plein de joie

Parfois, le bonheur se trouve dans une pouponnière de tortues! J’ai tourné cette vidéo à Tortugranga sur la magnifique ile Muejeres sur la péninsule du Yucatan au Mexique. Cette ferme est à la fois une couveuse pour les touts nouveaux bébés tortues mais également un centre de soin. C’est un détour obligatoire si vos pérégrination vous y mènent.

This video is being represented by LADBible Group. To use or license this video please email licensing@ladbiblegroup.com

Des vacances flottantes en Gaspésie

J’ai écrit plusieurs fois sur Carleton, clairement l’un des endroits que je préfère en basse Gaspésie. Pour ce qui est de la haute, c’est le village de Mont-Louis, mais ce sera pour un prochain billet.

Bien que j’y sois allée plusieurs fois, je n’avais pas encore eu la chance de dormir dans les yourtes flottantes de l’entreprise Aux 4 vents. Impossible de les manquer, elles font parties du paysage, elles fusionnent avec le Barachois, bien installées dans la Baie-des-Chaleurs. C’est sincèrement une expérience à vivre au moins une fois. Ma fille et sa cousine, directement livrées de la métropole pour l’été, étaient folles de joie à l’idée d’avoir à pagayer jusqu’à la yourte pour ensuite dormir sur l’eau.

Pour ma fille et moi, ce n’était pas notre baptême de yourte. En effet, nous avions eu la merveilleuse idée d’aller dormir dans ce type de campement, il y a quelques années. Différence importante, c’était l’hiver, mais pas seulement, c’était la nuit la plus froide de l’hiver, mais pas seulement… c’était la nuit la plus froide de l’hiver bas-laurentien (bonjour le -45 avec le facteur vent). C’était au parc du Bic, donc en région boisée. Après déclenchement de l’alarme de monoxyde de carbone pour cause de feu qui emboucanait l’intérieur, nous sommes finalement partis à 4 h du matin…

Bon, ici une précision s’impose, je recommande vraiment le parc du Bic, c’est juste magique. Les yourtes sont également superbement équipées et bien intégrées dans le paysage. Évitez seulement d’y aller quand il y a une alerte de froid extrême sur le site de Météo-média à moins de vouloir se la jouer « survivor » et d’avoir vraiment le goût d’alimenter un feu au 20 minutes toute la nuit.

 Bref, revenons à la douce chaleur de l’été. Nous avions l’une des yourtes les plus près du bord donc 5 ou 6 minutes de canot nous ont permis de rejoindre notre refuge. À l’intérieur, 2 lits doubles, un sofa, une table et un comptoir avec évier équipé d’eau potable. Sur la terrasse, un BBQ et une autre table pour les repas extérieurs. Vous retrouvez également une toilette au compost (pour ceux qui s’inquiétaient). Pour la douche, reprenez votre canot et vous pourrez vous servir de celles de l’Auberge’Inn qui propose d’ailleurs une formule auberge de jeunesse, concept plutôt rare à trouver sur la boucle de la Gaspésie.

Il y a quelque chose de vraiment cool à se lever le matin sur l’eau, à prendre son canot, à pagayer jusqu’à la rive, pour ensuite aller se prendre un latté et des pâtisseries à la boulangerie La mie véritable. Ça, c’est vraiment ce que j’appelle du glamping!

Il reste encore devant nous les plus belles semaines de l’été, celles avec les perséides dans le ciel. En plus, vous pourrez en profiter pour voir les superbes photos installées à l’extérieur dans le cadre des Rencontres internationales de la photographies en Gaspésie.

C3 hôtel art de vivre: pour confort, créativité et contraste.

Aujourd’hui, je vous parle d’un véritable coup de cœur à Québec. C’est un hôtel, mais pas n’importe lequel. J’avais remarqué, depuis un certain temps, le cheval doré tranché en deux, qui laisse entrevoir un intérieur rose illuminé, trônant devant l’hôtel C3 art de vivre. Difficile de le manquer si on se rend souvent, comme moi, au pavillon Pierre Lassonde du Musée national des beaux-arts de Québec, son voisin d’en face.

Un tour sur le site web m’avait préparée à un environnement où les arts, (particulièrement les arts contemporains et émergents) sont mis en valeur, mais je n’étais pas préparée à cette impression immédiate d’entrer chez soi. Évidemment, je parle d’un chez-soi magnifié tant le décor est créatif, mais exit l’impression d’être au musée. On s’y sent à l’aise, le personnel est bienveillant, et le bâtiment de 1852 dégage quelque chose d’affable et d’hospitalier. Il y a très certainement beaucoup de Christian Fortier là-dessous, avec qui j’ai eu le plaisir de boire un café.

Il a acheté l’auberge, qui était à l’époque de type bed and breakfast, il y a déjà 12 ans. Rien ne le destinait vraiment à l’hôtellerie. Il était dans l’immobilier et c’est par un concours de circonstances que son agente lui a parlé de l’auberge. Loin d’être convaincu par l’idée, il décide tout de même de visiter le bâtiment, encouragé par sa femme. Le lendemain, il dépose une offre:

« Pas plus que 4 heures et après on se retire », dit-il à son agente.

C’est ainsi que Christian Fortier s’est retrouvé propulsé dans le milieu de l’hôtellerie. Étant néophyte dans le domaine et ne faisant ni une ni deux, il est parti avec son fidèle chien passer quelques mois aux États-Unis.

« J’ai testé le plus de chambres et d’hôtels possibles. Des motels à 30$ aux chambres à 700$ la nuit. »

Il est revenu de son périple avec une solide formation. C’est ensuivi un grand processus de rénovation. Chacune des chambres a été rénovée par Christian, et toutes sont différentes.

On les croirait réfléchies par une horde de designers tant tout a été fait avec goût, soin et souci de préserver le patrimoine bâti. Les murs de pierre sont mis en valeur et côtoient des œuvres d’art résolument contemporaines. Tout a été soigneusement pensé, de la trame sonore qui accompagne le déjeuner à l’espace-terrasse avec foyer sur le toit.

Est-ce que tout ça est terminé? Non, pas du tout, la rénovation des chambres se poursuit et plusieurs œuvres sont toujours sur sa planche à dessin. D’ailleurs, le cheval devant l’hôtel est de lui, tout comme le superbe banc à l’entrée et l’imposant plafond, paré de bandes de tissus diaphanes, de la salle à manger.

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Je ne peux donc que vous recommander de poser vos valises au C3 hôtel art de vivre. Pour les œuvres d’artistes émergeant qui habillent les lieux, pour l’accueil irréprochable, pour la localisation qui pourrait difficilement être meilleure, mais surtout pour l’âme insufflée dans l’endroit par le propriétaire Christian Fortier (et probablement un peu aussi par son gentil toutou). D’ailleurs, vous aurez peut-être le plaisir de les croiser lors de votre prochain passage au C3.

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Carleton-sur-Mer culturel: au-delà des beaux paysages.

La Gaspésie c’est des paysages à couper le souffle, mais pas que. Des gens y habitent et la culture bouillonne. J’avais envie de vous faire découvrir le côté culturel de Carleton-sur-Mer.

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Installation photographique de l’artiste Fernande Forest

Premier arrêt, le centre d’artistes Vaste et Vagues qui a fait son nid dans Le quai des arts qui abrite également la bibliothèque et une salle de spectacle, des espaces de création etc.  Vaste et Vagues est un incontournable de l’exploration et de la diffusion en art contemporain et actuel de la région.

Lors de mon passage, mon amie et artiste bas-laurentienne Fernande Forest y exposait Souvenance, une installation photographique qui s’avère être un portrait poétique d’Acadiens d’aujourd’hui. Il s’agit d’ailleurs d’un projet qui célèbre le 250e anniversaire de Carleton-sur-Mer.

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Installation photographique de l’artiste Fernande Forest

J’ai également pu admirer le magnifique travail des élèves de l’école Antoine-Bernard.

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Avec l’aide la Rénée Henry, artistes en arts visuels et professeur d’art plastique et de Lysanne Thibodeau, commissaire, les élèves présentent l’expo : Du printemps noir et blanc au flamboyant. L’exposition faite de vire-vent rappelle le passé et le futur de Carleton et s’inscrit également dans la programmation du 250e de la municipalité.

Après l’expo, il faut absolument arrêter à la micro-brasserie Le Naufrageur.

18254605_10154805048708645_115620063_nQuand on fait le tour des micros de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, on se rend rapidement compte que la plupart (pour ne pas dire toutes) sont de véritables lieux culturels. Ils œuvrent autant dans la bière que dans la diffusion de spectacles. Avec pas d’casque s’y produisait d’ailleurs le jour de mon passage.

Jouxtant le parc de jeux pour les enfants (le plus hot au monde, fait dire ma fille). Vous pourrez également admirer la sculpture de Marsel Ritchie qui fusionne homme et oiseaux.

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Pour dormir, direction Manoir belle plage. Les hôteliers se définissent comme des artisans dans leur domaine.

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Implanté depuis une quarantaine d’années dans la région. Ce superbe manoir jaune maïs fait face à la Baie-des-Chaleurs.

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Tout le confort qu’on peut attendre d’un quatre étoiles, mais avec en plus un réel souci de mettre en valeur le travail des artistes de la Gaspésie. Dans les chambres pas de tableaux de grandes surfaces, mais des œuvres d’artistes et d’artisans locaux.

Ici, l’ambiance est au repos à l’état pur. Le Manoir héberge également le restaurant Le Courlieu donc pas besoin de courir bien loin pour se sustenter. Avez-vous d’autres coups de coeur culturels en Gaspésie?

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