Où amener ses enfants à Paris!

Bon, vous allez certainement commencer à vous douter de mon intérêt pour les musées et plus particulièrement pour ceux qui sont un peu inusités. Lors d’un passage à Paris, l’un d’eux a véritablement frappé mon imaginaire. Il s’agit du Musée des Arts forains dans les pavillons de Bercy.

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En effet, depuis 1996, les anciennes halles aux vins abritent les Pavillons de Bercy, cinq univers se déployant sur plus de 8 500 pieds carrés, entièrement dédiés aux arts forains. À travers une mise en scène impressionnante, on se balade à travers les thématiques. Les fêtes foraines de la belle époque, le cabinet des curiosités, les salons vénitiens, le théâtre des verdures et depuis 2014 une authentique salle de balle itinérante des années 20. Il s’agit de la plus grande collection d’objets du spectacle d’Europe. Les visites sont participatives et guidées et c’est ce qui rend la chose encore plus agréable autant pour les enfants que pour les adultes. Il est permis d’utiliser les manèges et les objets. C’est véritablement impressionnant de sentir la vitesse d’un manège en bois, actionné par pédaliers et datant de 1897! Sincèrement, il m’est impossible de dire, qui de ma fille ou de moi, était le plus impressionnée par ce lieu plus grand que nature.

C’est plus de 29 000 objets qui ont été analysés par des documentalistes pour mettre en place ce musée. Certains manèges ayant parfois été repeints une vingtaine de fois à travers les années, c’est un véritable travail d’orfèvre qui, dans certains cas, s’étalent sur 3 mois pour ramener l’objet à son état initial. Il s’agit, à mon avis, d’une façon très efficace d’aborder les questions de Patrimoine, c’est-à-dire en faisait revivre au spectateur (qui est aussi un participant), une expérience authentique. La guide oriente les gens à travers les différents pavillons, en faisant tester les objets et les manèges (carrousels, orge mécanique, jeu de course de chevaux en bois, etc.) tout en distillant des morceaux de la fascinante histoire qui se dissimule derrière.

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Il faut absolument réserver avant de se rendre au Musée puisque les visites sont toujours guidées. De plus, le lieu se prête à une foule d’autres utilisations (location, festival, atelier de restauration, etc.) Il vaut la peine d’aller sur le site web pour découvrir la programmation. J’avoue avoir un fort penchant à la base pour l’univers circassien, mais c’est vraiment une expérience qui ne peut que plaire.

Des vacances flottantes en Gaspésie

J’ai écrit plusieurs fois sur Carleton, clairement l’un des endroits que je préfère en basse Gaspésie. Pour ce qui est de la haute, c’est le village de Mont-Louis, mais ce sera pour un prochain billet.

Bien que j’y sois allée plusieurs fois, je n’avais pas encore eu la chance de dormir dans les yourtes flottantes de l’entreprise Aux 4 vents. Impossible de les manquer, elles font parties du paysage, elles fusionnent avec le Barachois, bien installées dans la Baie-des-Chaleurs. C’est sincèrement une expérience à vivre au moins une fois. Ma fille et sa cousine, directement livrées de la métropole pour l’été, étaient folles de joie à l’idée d’avoir à pagayer jusqu’à la yourte pour ensuite dormir sur l’eau.

Pour ma fille et moi, ce n’était pas notre baptême de yourte. En effet, nous avions eu la merveilleuse idée d’aller dormir dans ce type de campement, il y a quelques années. Différence importante, c’était l’hiver, mais pas seulement, c’était la nuit la plus froide de l’hiver, mais pas seulement… c’était la nuit la plus froide de l’hiver bas-laurentien (bonjour le -45 avec le facteur vent). C’était au parc du Bic, donc en région boisée. Après déclenchement de l’alarme de monoxyde de carbone pour cause de feu qui emboucanait l’intérieur, nous sommes finalement partis à 4 h du matin…

Bon, ici une précision s’impose, je recommande vraiment le parc du Bic, c’est juste magique. Les yourtes sont également superbement équipées et bien intégrées dans le paysage. Évitez seulement d’y aller quand il y a une alerte de froid extrême sur le site de Météo-média à moins de vouloir se la jouer « survivor » et d’avoir vraiment le goût d’alimenter un feu au 20 minutes toute la nuit.

 Bref, revenons à la douce chaleur de l’été. Nous avions l’une des yourtes les plus près du bord donc 5 ou 6 minutes de canot nous ont permis de rejoindre notre refuge. À l’intérieur, 2 lits doubles, un sofa, une table et un comptoir avec évier équipé d’eau potable. Sur la terrasse, un BBQ et une autre table pour les repas extérieurs. Vous retrouvez également une toilette au compost (pour ceux qui s’inquiétaient). Pour la douche, reprenez votre canot et vous pourrez vous servir de celles de l’Auberge’Inn qui propose d’ailleurs une formule auberge de jeunesse, concept plutôt rare à trouver sur la boucle de la Gaspésie.

Il y a quelque chose de vraiment cool à se lever le matin sur l’eau, à prendre son canot, à pagayer jusqu’à la rive, pour ensuite aller se prendre un latté et des pâtisseries à la boulangerie La mie véritable. Ça, c’est vraiment ce que j’appelle du glamping!

Il reste encore devant nous les plus belles semaines de l’été, celles avec les perséides dans le ciel. En plus, vous pourrez en profiter pour voir les superbes photos installées à l’extérieur dans le cadre des Rencontres internationales de la photographies en Gaspésie.