Tulum, le Paradis Hipster

Nous voilà au troisième et dernier article de la série sur le Yucatan (entouca pour le moment). Entre le jour 9 et 15 de mon séjour, j’ai mis le cap sur Tulum. J’avais lu beaucoup sur cet endroit qui a été pris d’assaut, ces dernières années, par les bobos/hipsters riches de ce monde. En effet, quand on parcourt la zone plage de Tulum, on se croirait projeter dans le tableau pinterest d’un riche héritier cool.

Ce n’est pas du tout négatif, mais c’est la description qui colle le mieux à Tulum. La plage est vraiment superbe avec les ruines de Tulum qui surplombe le paysage. Par manque de moyen, je me suis installée dans la ville, qui est environ à 15 minutes de vélo de ladite plage. Donc vous aurez compris que deux choix s’imposent à vous si vous désirez passer quelques jours à Tulum soit la plage ou la ville.

J’ai personnellement posé mes valises au Wish Tulum. Un petit hôtel boutique avec tout ce que l’on souhaite (vélos gratuits, resto mexicain attenant, magnifique piscine.) Comme j’étais avec ma fille de 9 ans qui a décidé de mettre tous ses efforts dans la maîtrise de la trottinette, l’option vélo était exclue pour nous.

 

Non seulement la route entre la ville et la plage demande un gros 15 minutes de vélo, mais le mois d’août impose aussi son 42 degrés à l’ombre qui apporte son lot de difficultés. Nous avons opté pour l’option taxi (hyper facile à trouver), il suffit de lever le bras. Si vous parlez espagnol et avez des aptitudes en négociation, vous pourrez vous en tirer pour quelques dollars seulement. Dans le cadre de mon périple mexicain, j’ai pu visiter 3 plages (Cancun, Playa del carmen et Tulum) et celle de Tulum est ma favorite. C’est tout simplement magnifique. Si vous avez les moyens ou vous tombez sur une aubaine incroyable, je vous conseille de vous installer côté plage, mais les deux options ont leurs avantages et leurs inconvénients.

Côté plage : les hébergements sont dispendieux, parfois il n’y a pas de wifi ni climatisation et/ou l’électricité est possible uniquement dans des plages d’heures précises. Le cadre est cependant idyllique.

Côté ville : Les admirateurs de rapport qualité/prix seront heureux, tout est moins cher en ville. Il y avait un immense supermarché à 2 minutes de mon hôtel, pratique pour se préparer des repas.

Une des activités phares de ma visite à Tulum fut mon initiation à la plonger au parc Xelha. Qu’est-ce que Xelha? Ce lieu est en fait le paradis de la plongée en apnée. Il s’agit d’un parc installé dans un environnement naturel protégé. Il s’agit d’une activité tout-inclus donc les repas sont à volonté dans les restaurants qui sont sur le site. À Xelha vous pourrez faire de la plongée pendant des heures (l’équipement est inclus dans le coût d’entrée). Vous pourrez découvrir des cénotes, une faune marine extrêmement riche, faire de la Tyrolienne aquatique, faire de la descente de rivière et plus encore.

Sincèrement, l’expérience en vaut le coût. Ce fut un des gros succès de mon voyage au Mexique. J’étais un peu réticente puisque je ne suis pas admiratrice des parcs thématiques, mais celui-là est vraiment différent. Xelha a comme mandat de préserver la faune et la flore de ce coin de territoire. Il est donc construit en harmonie avec la nature et a pour but de mettre en valeur l’écosystème. Pas besoin non plus de se soucier de traîner son appareil photo, plusieurs points photos sont présents partout sur le site.

Bref, je vous conseille vivement l’expérience. C’est un peu cher, mais compte tenu du fait qu’il est possible de manger à volonté tout le long de la journée, c’est quand même un très bon investissement. Ma fille m’en parle encore.

Pour revenir à Tulum, est-ce que j’y retournerais? Absolument. Ça reste le coin le plus authentique que j’ai visité pendant mon périple au Yucatan.

Le Mexique en dehors du tout inclus: Playa Del Carmen

Si vous avez lu mon dernier article sur le Mexique, vous savez que j’en suis au jour 5 de mon périple au Mexique et que je viens de sauter dans un Collectivo avec ma fille en direction de Playa Del Carmen. Le Collectivo est très pratique et peu coûteux, mais si vous avez un peu de temps devant vous et un enfant impatient dans les transports, je vous conseille de vous tourner vers la compagnie d’autobus ADO. C’est un peu plus cher, mais nettement plus confortable. Le terminal ADO est en plein centre du cœur touristique de Playa Del Carmen, à l’extrémité de la célèbre Quinta Avenida. Cette avenue piétonne enligne une foule de restaurants, boutiques, centre commercial, bars. Si vous cherchez des plans pas chers pour manger et boire, je vous conseille de vous déplacer à quelques rues de l’avenue.

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Pendant mon séjour, j’ai partagé mon temps entre deux hôtels et ma foi, ce fut les deux meilleurs choix de ma tournée mexicaine. Le premier étant le Green Village boutique hôtel. Un petit hôtel boutique à quelques minutes à pieds de la Quinta et donc de la mer. L’hôtel a plusieurs atouts, une petite piscine intérieure, un bar/resto, une super déco et un personnel extrêmement gentil.

L’autre hôtel où j’ai logé, le Kinbe hôtel boutique était mon vrai coup de cœur. À 12 pas de la Quinta, à 11 de la mer et à 15 du nouveau musée Frida Kalho (qui méritera son propre article). Il est doté d’une superbe piscine intérieure et d’un staff qui pourrait donner des cours de services aux clients. Encore ici, il s’agit d’un petit hôtel boutique. Ce type d’hôtel est réellement plus plaisant que les gros ressorts impersonnels et nous oblige (ce qui est très positif) à découvrir une foule de petits restos typiques.

Qu’est-ce qu’on fait à Playa del Carmen avec un enfant? Plein de choses. Durant mon séjour j’ai pu faire la zone archéologique de Chichén Itzá (Probablement le site le plus célèbre du Yucatan), j’ai nagé dans un Cenote, fait une visite éclair à Valladolid. J’ai aussi pu faire le tour culturel secret offert par Del Mundo tours. (D’ailleurs j’ai fait toutes mes visites avec eux.) Del Mundo est une agence francophone fondée par Ludovic Deforseau qui m’a d’ailleurs personnellement accompagnée dans mon tour culturel.

Plusieurs agences offrent les tours classiques comme la visite de Chichén Itzá, les cénotes, Coba, etc. mais il faut savoir qu’il y a peu d’agences francophones et qu’elles n’ont pas toute des pratiques éthiques et un respect de la faune, de la flore et du Patrimoine bâtit. De plus, Del Mundo est la seule agence à proposer un tour culturel top secret à Playa del Carmen. Ce tour est habituellement offert à vélo, mais comme fillette à mis toutes ses énergies dans la maîtrise de sa trottinette, elle ne se sentait pas assez sécure pour parcourir les rues du Mexique. Ludovic nous a gentiment proposé de venir nous chercher en voiture. L’idée de ce tour est de découvrir le Playa del Carmen qui n’est pas connu des touristes. Celui qui est habité à l’année par de vraies personnes.

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En effet, en se stationnant devant le marché, il n’y a plus l’ombre d’un touriste. Ludovic nous fait découvrir la vie quotidienne au marché, l’achat de mélange de piments et la viande accrochée directement dehors, dans la chaleur cuisante de ce mois d’août mexicain. On en profite aussi pour acheter quelques trucs au dépanneur pour une famille qu’on va aller visiter. De l’huile, des légumineuses, des biscuits (ma fille choisit ses préférés) et quelques paquets de chips.

Ici la pauvreté est bien présente. En marchant dans les rues du quartier, Ludovic nous raconte comment il a eu l’idée de concevoir ce tour. En tant que photographe, il a lui-même parcouru ces quartiers et s’est lié d’amitié, avec le temps, avec les gens qui y habitent. Cette famille justement, chez qui on arrive. Les enfants qui courent au milieu d’une habitation plus que rudimentaire et qui saute de joie en reconnaissant Ludovic. Ma fille est intimidée, elle regarde autour d’elle en ayant de la difficulté à croire que 7 ou 8 enfants peuvent dormir dans un espace deux fois moins grand que sa chambre. On leur offre les quelques petites choses attrapées au dépanneur. Malgré la pauvreté flagrante, des sourires sur tous les visages.

On continu notre chemin pour entrer dans une boulangerie, endroit qu’il aurait été impossible de trouver sans Ludovic puisque ce n’est pas ouvert au public. À l’intérieur, les travailleurs s’activent pour fournir le pain aux restaurateurs. Encore une fois, les sourires sont présents malgré la chaleur écrasante. Il fait 40 degrés dehors sur Playa Del Carmen et il doit en faire 15 ou 20 de plus dans les cuisines.

Au bout de cette visite de quelques heures, on a l’impression d’avoir vu le vrai visage de Playa Del Carmen, celui qui se trouve en dessous du maquillage. Ce Playa del Carmen est tout aussi intéressant sinon plus que celui qui est fabriqué pour les touristes, il est plus authentique. Ce qui est unique de ce tour, c’est qu’il est impossible à faire par soi même puisqu’il est le fruit des découvertes faites par Ludovic, au cours des années, au cours de ses pérégrinations de photographes et grâce aux liens de confiance qu’il a tissés avec les habitants. Celui qui a pratiquement visité une centaine de pays est maintenant installé pour de bon à Playa Del Carmen et cet amour du Yucatan transparaît dans les tours disponibles à l’agence.

Le Mexique « pas » cher et « pas » tous inclus (première partie)

Quand je demande à quelqu’un pourquoi il opte pour la formule tout-inclus, il me répond invariablement : « ça me tentais pas de me casser la tête pis c’est pas cher. » Oui…ok, c’est vrai que les tout-inclus peuvent être vraiment pas cher, mais est-ce qu’on peut vraiment dire, j’ai visité le Mexique si on ne sort pas du ressort? Est-ce que c’est vraiment plus économique? Est-ce que nos sous sont bien investi?

Bon, vous aurez vite compris que je ne suis pas la parfaite cliente de la formule tout-inclus. J’adore presque autant planifier un voyage que de le vivre, j’angoisse dans les immenses hôtels. C’est donc parce que je suis consciente que je suis pas mal l’exception qui confirme la règle en matière d’amour pour la planification de voyage, que je me suis dit que je partagerais avec vous quelques trucs et coups de cœur de mon dernier périple dans la péninsule du Yucatan.

Les jours avant le départ

Première étape, acheter des billets. Comme je suis toujours à l’affût des aubaines, j’ai trouvé mon bonheur chez Interjet avec des billets à 375$ taxes incluses et sans escales. Pour ce faire, j’alterne sur les sites de Yulair, Cheapflight, Google flight, Flytripper, et Momondo (et parfois d’autres quand je suis particulièrement motivée). Deux règles s’appliquent quand on veut payer le moins cher possible, être souple sur les dates et la destination.

En résumé, si vous cherchez des billets pas chers pour la Crète, à la semaine de relâche, oubliez ça tout de suite. Il faut donc jouer un peu avec la date de départ et de retour pour s’assurer de trouver le meilleur prix. Google flight est un bon outil pour ça parce qu’il donne une idée des prix sur le mois entier.

Bon, vous avez vos billets, maintenant vous devez vous loger. La bonne nouvelle c’est que vous n’êtes pas coincé dans le même hôtel tout au long de votre voyage. Pour les hôtels, encore une fois, il faut jouer un peu. J’utilise principalement Hotel.com, Expédia et les contacts directs avec les hôteliers. Chaque site de réservation d’hôtel a ses propres promotions. Hotel.com vous donne une nuit gratuite après 10 réservations. Parfois, quand je me sens l’âme aventureuse, je vais sur Hotwire. Sur ce site, il est possible de réserver un hôtel dont le nom est gardé secret jusqu’à confirmation de la transaction. Il est toutefois possible de spécifier le quartier et de voir les spécifications de l’hébergement (nombre d’étoiles, stationnement gratuit, déjeuner inclus, etc.)

Jour 1 à 4

Pour mes quatre premiers jours au Mexique, c’est l’option que j’ai choisie. J’ai donc pu bénéficier de 80% de rabais sur un hôtel dans la zone hôtelière de Cancún. Ma chambre avait vu sur la mer des caraïbes et sur ses 7 piscines!!!

 

Est-ce que que j’ai aimé l’expérience? Pas vraiment… Mais c’est totalement subjectif. La zone hôtelière de Cancún est un peu coupée du monde. Si on veut en sortir, il faut prendre le transport en commun. J’ai quand même quelques coups de cœur à vous partager si vous avez envie d’explorer un peu la ville.

Musée Maya

Il vaut la peine de visiter le Museo Maya de Cancún qui met en valeur plusieurs artéfacts mayas et où vous pouvez admirer quelques ruines. Inauguré en 1982, il a pour but de faire découvrir aux visiteurs locaux, nationaux et étrangers la culture Maya.

Isla Mujeres

Un incontournable, mais ne vous attendez pas à être seule au monde. C’est une île qui est devenue très touristique.

Elle vaut quand même la peine de s’y attarder ne serait que pour s’amuser à en faire le tour en voiturette de golf. Il faut aussi s’arrêter à Tortugranja, une ferme pour tortue dont la mission est la préservation et le soin des tortues de mer.

Blue gecko cantina

La Blue gecko cantina est une petite cantine extérieure où il est possible de manger pour pas cher et typiquement mexicain dans la zone hôtelière (c’est rare croyez moi). On a même eu le plaisir de manger en regardant notre ami le gecko qui s’amusait sous la table.

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Facilité d’utilisation des transports en commun (valable dans tout le Yucatan)

Généralement au Yucatan et au Mexique en général, les transports en commun sont simples. Tu lèves le bras, un peu n’importe où, et tu es certain qu’un taxi, un bus ou un Collectivo s’arrêtera dans la minute suivante. Dans la zone hôtelière, le R1 et le R2 font l’allée retour sans arrêt entre la ville et les hôtels et il en coûte 12 pesos soit 0,84$ (août 2017) par personne.

Après 4 jours à angoisser dans mon trop grand hôtel (je sais, je sais c’est une drôle d’angoisse), j’ai pris la direction de Playa del Carmen en Collectivo, (20 pesos soit 2,78$ pour une heure de route). Je vous partage mes incontournables dans mon prochain article.