C3 hôtel art de vivre: pour confort, créativité et contraste.

Aujourd’hui, je vous parle d’un véritable coup de cœur à Québec. C’est un hôtel, mais pas n’importe lequel. J’avais remarqué, depuis un certain temps, le cheval doré tranché en deux, qui laisse entrevoir un intérieur rose illuminé, trônant devant l’hôtel C3 art de vivre. Difficile de le manquer si on se rend souvent, comme moi, au pavillon Pierre Lassonde du Musée national des beaux-arts de Québec, son voisin d’en face.

Un tour sur le site web m’avait préparée à un environnement où les arts, (particulièrement les arts contemporains et émergents) sont mis en valeur, mais je n’étais pas préparée à cette impression immédiate d’entrer chez soi. Évidemment, je parle d’un chez-soi magnifié tant le décor est créatif, mais exit l’impression d’être au musée. On s’y sent à l’aise, le personnel est bienveillant, et le bâtiment de 1852 dégage quelque chose d’affable et d’hospitalier. Il y a très certainement beaucoup de Christian Fortier là-dessous, avec qui j’ai eu le plaisir de boire un café.

Il a acheté l’auberge, qui était à l’époque de type bed and breakfast, il y a déjà 12 ans. Rien ne le destinait vraiment à l’hôtellerie. Il était dans l’immobilier et c’est par un concours de circonstances que son agente lui a parlé de l’auberge. Loin d’être convaincu par l’idée, il décide tout de même de visiter le bâtiment, encouragé par sa femme. Le lendemain, il dépose une offre:

« Pas plus que 4 heures et après on se retire », dit-il à son agente.

C’est ainsi que Christian Fortier s’est retrouvé propulsé dans le milieu de l’hôtellerie. Étant néophyte dans le domaine et ne faisant ni une ni deux, il est parti avec son fidèle chien passer quelques mois aux États-Unis.

« J’ai testé le plus de chambres et d’hôtels possibles. Des motels à 30$ aux chambres à 700$ la nuit. »

Il est revenu de son périple avec une solide formation. C’est ensuivi un grand processus de rénovation. Chacune des chambres a été rénovée par Christian, et toutes sont différentes.

On les croirait réfléchies par une horde de designers tant tout a été fait avec goût, soin et souci de préserver le patrimoine bâti. Les murs de pierre sont mis en valeur et côtoient des œuvres d’art résolument contemporaines. Tout a été soigneusement pensé, de la trame sonore qui accompagne le déjeuner à l’espace-terrasse avec foyer sur le toit.

Est-ce que tout ça est terminé? Non, pas du tout, la rénovation des chambres se poursuit et plusieurs œuvres sont toujours sur sa planche à dessin. D’ailleurs, le cheval devant l’hôtel est de lui, tout comme le superbe banc à l’entrée et l’imposant plafond, paré de bandes de tissus diaphanes, de la salle à manger.

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Je ne peux donc que vous recommander de poser vos valises au C3 hôtel art de vivre. Pour les œuvres d’artistes émergeant qui habillent les lieux, pour l’accueil irréprochable, pour la localisation qui pourrait difficilement être meilleure, mais surtout pour l’âme insufflée dans l’endroit par le propriétaire Christian Fortier (et probablement un peu aussi par son gentil toutou). D’ailleurs, vous aurez peut-être le plaisir de les croiser lors de votre prochain passage au C3.

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Wanderlust Tremblant 2017

L’été, il y a les festivals de musique, mais il y a aussi Wanderlust, plus précisément Wanderlust Tremblant! Qu’est-ce que c’est Wanderlust? C’est ce que j’ai demandé à la porte-parole Geneviève Guérard. C’est dans le cadre d’une édition dans le Vermont qu’elle a eu une véritable révélation. Wanderlust se décrit comme un festival transformateur. Geneviève le décrit comme un festival inclusif autour du yoga mais surtout avec un ancrage résolument contemporain. La mission de Wanderlust est d’aider à trouver des repères, c’est un parcours, un désir d’explorer.

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Crédit Wanderlust Festival

La programmation de Wanderlust Tremblant promet une pratique de yoga avec des professeurs de renommée internationale, des aventures guidées, des perfos musicales de haut calibre et des aliments locaux et durables. C’est un peu comme élargir sa vision du yoga en l’amalgamant dans la modernité. Bref, on y recharge ses batteries.

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Crédit Wanderlust Festival

Geneviève Guérard, suite à ce coup de cœur irréversible pour la formule, a par la suite ouvert son studio Wanderlust qu’elle a cofondé avec son associé Éric Giasson. Elle décrit son studio comme un petit Wanderlust à l’année. Elle me disait d’ailleurs qu’elle recevrait Milk and Bone dans le studio bientôt (ça d’ailleurs eu lieu le 18 mai dernier et c’était complet, dois-je vraiment le préciser). Ça veut dire faire du yoga pendant que le band joue? Tout à fait! C’est ça Wanderlust, c’est une vision moderne du yoga.

Est-ce qu’elle faisait du yoga pendant qu’elle pratiquait la danse? Elle aurait bien aimé puisque le yoga a développé chez elle une force centrale étonnante. Du temps où elle dansait, elle était sujette aux blessures causées par son hyperlaxité. Est-ce qu’elle voit un lien entre la danse et le yoga? Ce à quoi elle répond qu’elle s’est tout de suite sentie chez elle dans un studio de yoga.

« J’avais plus envie de la compétition, plus envie des miroirs. »

Ça fonctionne tellement bien qu’elle ouvrira un deuxième studio Wanderlust à la fin de l’été dans Griffintown.

Geneviève Guérard a une énergie contagieuse et il est difficile de ne pas avoir envie de faire partie de cet évènement régénérateur qui mélange art et yoga avec une logique déconcertante. Si on ajoute à cela que le festival se pose dans le cadre enchanteur du village piétonnier du Mont-Tremblant, je ne sais pas ce que ça prend de plus pour acheter son billet maintenant, moi j’ai le mien.

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Les leggings les plus cool de monde parce que made in Québec avec amour par Rose Budhha. 

Wanderlust Tremblant aura lieu du 24 au 27 août au Mont-Tremblant.

Carleton-sur-Mer culturel: au-delà des beaux paysages.

La Gaspésie c’est des paysages à couper le souffle, mais pas que. Des gens y habitent et la culture bouillonne. J’avais envie de vous faire découvrir le côté culturel de Carleton-sur-Mer.

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Installation photographique de l’artiste Fernande Forest

Premier arrêt, le centre d’artistes Vaste et Vagues qui a fait son nid dans Le quai des arts qui abrite également la bibliothèque et une salle de spectacle, des espaces de création etc.  Vaste et Vagues est un incontournable de l’exploration et de la diffusion en art contemporain et actuel de la région.

Lors de mon passage, mon amie et artiste bas-laurentienne Fernande Forest y exposait Souvenance, une installation photographique qui s’avère être un portrait poétique d’Acadiens d’aujourd’hui. Il s’agit d’ailleurs d’un projet qui célèbre le 250e anniversaire de Carleton-sur-Mer.

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Installation photographique de l’artiste Fernande Forest

J’ai également pu admirer le magnifique travail des élèves de l’école Antoine-Bernard.

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Avec l’aide la Rénée Henry, artistes en arts visuels et professeur d’art plastique et de Lysanne Thibodeau, commissaire, les élèves présentent l’expo : Du printemps noir et blanc au flamboyant. L’exposition faite de vire-vent rappelle le passé et le futur de Carleton et s’inscrit également dans la programmation du 250e de la municipalité.

Après l’expo, il faut absolument arrêter à la micro-brasserie Le Naufrageur.

18254605_10154805048708645_115620063_nQuand on fait le tour des micros de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, on se rend rapidement compte que la plupart (pour ne pas dire toutes) sont de véritables lieux culturels. Ils œuvrent autant dans la bière que dans la diffusion de spectacles. Avec pas d’casque s’y produisait d’ailleurs le jour de mon passage.

Jouxtant le parc de jeux pour les enfants (le plus hot au monde, fait dire ma fille). Vous pourrez également admirer la sculpture de Marsel Ritchie qui fusionne homme et oiseaux.

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Pour dormir, direction Manoir belle plage. Les hôteliers se définissent comme des artisans dans leur domaine.

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Implanté depuis une quarantaine d’années dans la région. Ce superbe manoir jaune maïs fait face à la Baie-des-Chaleurs.

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Tout le confort qu’on peut attendre d’un quatre étoiles, mais avec en plus un réel souci de mettre en valeur le travail des artistes de la Gaspésie. Dans les chambres pas de tableaux de grandes surfaces, mais des œuvres d’artistes et d’artisans locaux.

Ici, l’ambiance est au repos à l’état pur. Le Manoir héberge également le restaurant Le Courlieu donc pas besoin de courir bien loin pour se sustenter. Avez-vous d’autres coups de coeur culturels en Gaspésie?

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La Gaspésie, le Finistère du Québec : Carleton-sur-Mer

Il y a exactement un an, je tombais complètement en amour avec Concarneau en Bretagne grâce ou à cause de Robin Doucet et Evelyne Lafleur-Guy, respectivement directeur et administratrice du Salon du livre de Rimouski. Ils ont eu la bonne idée de m’inviter au Salon livres et mers. J’en parle ici d’ailleurs.

Pour les Bretons, on est des cousins. Si tu nages suffisamment longtemps, tu passes du Finistère à la Gaspésie facilement (bon pas si facilement, mais vous comprenez le concept.) Ont dit de la Gaspésie qu’elle est le Finistère du Québec, c’est peut-être la raison pour laquelle je me suis sentie automatiquement chez moi en Bretagne (ça où j’y ai vécu l’une de mes vies antérieures.)

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C’est vrai que la lumière et les paysages de la Gaspésie et dans le cas du présent article, de Carleton-sur-Mer, ressemblent beaucoup à celle de la Bretagne. C’est pratique puisque Carleton-sur-mer est seulement à 2h45 de chez moi à Rimouski contrairement à Concarneau.

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L’odeur eau/plage est inimitable et c’est de l’aromathérapie pure et simple. C’est probablement ce qui me manquerait le plus si je n’habitais pas près de l’eau. C’est l’odeur que je retrouve avec plaisir au printemps. Carleton-sur-Mer exploite magnifiquement son paysage éblouissant. La plupart des commerces on une vue magique sur la Baie-des-Chaleurs.

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L’hostellerie Baie bleue se positionne d’ailleurs très bien dans cet écrin marin. Le pavillon central est connecté au Centre des congrès de la Gaspésie, un projet attendu depuis longtemps dans la région et qui permet l’accueil de réunions, de congrès et de spectacles de qualité comme Half moon run.

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Mon séjour s’est passé dans la tranquillité d’un pavillon quelque peu à l’écart.

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De l’autre côté de la rue, donc carrément directement sur la plage, les suites vacances appartenant à l’hostellerie jouxte une piscine chauffée qui, devinez quoi…ben oui, a une vue sur la baie. Si vous avez faim, le complexe comporte deux restaurants La seigneurie et le Pub St-Joseph.

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Dans les environs, vous pourrez découvrir le Barachois (ces lagunes littorales typiques de la rive sud de la Gaspésie) et monter dans l’observatoire des oiseaux. C’est à ne pas manquer puisque le barachois de Carleton et celui de Saint-Omer pas trop loin, font parties des plus beaux sanctuaires d’oiseaux du Québec

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Carleton fête, cette année, son 250e anniversaire. Beaucoup d’activités y sont au menu et s’inspirent de la riche histoire de la région.

Un peu d’histoire

C’est en 1767 que les premières familles acadiennes se sont implantées sur le rivage d’un lieu nommé Tracadigash. Le joli petit phare rouge de Carleton-sur-Mer est d’ailleurs posé sur la pointe à Tracadigash. C’est vers la fin du 18e siècle que la région prend le nom de Carleton. Saint-Omer, sa voisine, a vécu sa vie pendant plus d’un siècle. À l’automne 2000, la fusion entre les deux municipalités a vu naître Carleton-sur-Mer.

18254569_10154805032503645_1980112327_nSi vous êtes férus d’histoire, je vous conseille fortement ce texte réalisé par L’Écomusée Tracadièche. Pour notre part, ma fille qui aime bien débaptiser les lieux où nous allons a décrété que nous étions à Canterlotte! Pour en savoir plus sur Carleton-sur-mer (Canterlotte) je vous propose de poursuivre de rester à l’affût, je publierai bientôt un article dévoilant le côté résolument culturel de la région.