Berlin cool partie 2: Kreuzberg

Si mon hôtel, le Michelberger est dans Friedrichshain (j’en parle ici), il est aussi à l’orée de Kreuzberg, un autre des quartiers cool de berlin (ok après cette série sur Berlin, je bannis le mot cool du blogue pour sur utilisation. À partir de mon hôtel, pour me rendre dans Kreuzberg, on enjamber la Spree. Une fois passer de l’autre côté, vous découvrirez un quartier riche en boutiques originales, épiceries bio, magasins seconde main. C’est un quartier vivant et pas trop touristique. On sent que les gens qu’on n’y croise y habitent…entouca pour la plupart.

C’est résolument un coin hipster de Berlin ou le bio, l’usagé, le revisité, le végé et le multiculturalisme décore le paysage. Ici on trouve également du Street art, mais moins que dans Frierichsain.

On est moins dans l’aspect industriel et cru du quartier voisin. La bouffe est bonne, j’y ai mangé la meilleure nourriture indienne de ma vie chez Sadhu (non je n’ai jamais encore été en Inde), et vous pourrez facilement vous trouver une boîte pleine de pizza à emporter pour 5 euros.

Si Kreuzberge et Friedrichshain sont des coins à mettre sur votre liste, la jonction des deux est l’un des coups de cœur de mon passage à Berlin. D’un point de vue culturel, historique et patrimonial c’est extrêmement riche. C’est aussi un concentré saisissant de ce que Berlin a à offrir.

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L’East Side Gallery qui est en fait la portion la plus longue du mur encore debout sillonne cette section de la ville qui se trouve entre le pont Oberbaumbrûcke et la gare de l’Est.

Pour l’histoire

Le mur de Berlin, surnommé le mur de la honte par les Allemands de l’Ouest est officiellement appelé par le gouvernement est-allemand « mur de protection antifasciste ». Il a été construit en 1961 par la (RDA), la République démocratique allemande qui tente de mettre fin à l’exode de ses habitants vers la République fédérale d’Allemagne (RFA). Le mur sera pendant 28 ans, le symbole le plus fort d’une Europe déchiré par le rideau de fer. Avec ce mur vient 302 miradors et dispositifs d’alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés vers le ciel. C’est en 1989, résultant d’une combinaison de manifestations, de l’affaiblissement de l’Union soviétique et de la perestroïka de Gorbatchev, que le mur sera détruit.

Si vous ne l’avez pas vu, je vous suggère fortement de voir le film Good bye Lenin. Ça raconte l’histoire d’Alex, un Berlinois de l’est qui apprend la chute du mur alors que sa mère est dans le coma. Il mettra tout en œuvre pour reconstruire autour d’elle un univers familier pour lui éviter un choc trop brutal à son réveil. Bien que le film soit une comédie, c’est plutôt instructif et c’est aussi une introduction au concept d’ostalgie qui désigne le sentiment de nostalgie face à certains éléments de la vie quotidienne préchute du mur.

Du côté est du mur, 118 artistes de 21 pays y ont réalisé des fresques. Elles ont d’ailleurs été restaurées en 2009 suite à différents actes de vandalisme. Une promenade le long de ce vestige du passé divisé de Berlin et un cours d’histoire. Plusieurs des œuvres font directement référence au côté historique du mur. Vous y trouverez le maintenant légendaire baiser de l’amitié entre Erich Honecker et Léonid Brenjnev réalisé par Dmitri Vrubel.

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Les images parlent de la séparation des Berlinois, de l’unité ensuite retrouvée, elles expriment le changement, l’espoir et ce besoin vital de liberté. Les œuvres se trouvent sur la section est du mur et son réalisé à l’aérosol et au pinceau, chose qui était possible uniquement du côté ouest avant la réunification.

Quelques conseils en vrac. Si vous avez faim, passer chez Scheers Schnitzel pour manger « évidemment des schnitzel » pour vraiment pas cher.

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Je vous conseille fortement également d’arrêter au petit kiosque rouge touristique à votre arrivée à l’aéroport pour vous procurer une Berlin Welcome Card. Elle vous permettra d’obtenir des rabais sur plusieurs lieux de Berlin et vous pourrez également circuler à votre guise dans tous les transports en commun. Demandez celle qui couvre aussi le transport entre l’aéroport et le centre-ville. En plus, vous aurez un beau guide à feuilleter dans le dit transport en commun. Finalement, il y en a plusieurs dans la ville, mais un bon vieux photomaton vintage vous fera un souvenir impérissable (et pour 2 euros) de votre passage en terre berlinoise.

PS: Psssit, mon défi Mon préféré se poursuit dans le doux et le réconfort.

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