La culture est-elle victime du phénomène de mort kilométrique?

Dans un texte sur le Festival REGARD publié le 23 mars dans Urbania, Lucie Piqueur titrait Saguenay, quelqu’un aurait pu me le dire avant, que c’était si bien! Je pouvais difficilement être plus en accord avec son titre. Suite à sa conclusion élogieuse :

« Sérieusement, Saguenay: 10/10. T’es belle, ton monde est smatt, ta bière est bonne, ton festival de courts-métrages est incroyable et, grâce à toi, je n’ai plus le coeur gros. Je m’en veux de t’avoir ignorée si longtemps et je vais revenir, c’est sûr. »

J’avais envie de répondre, tu as totalement raison, mais ce n’est pas de ta faute. Pourquoi nous connaissons si peu notre Québec culturel et j’oserais même avancer notre Québec tout court! Ici je ne parle pas uniquement des Montréalais qui arborent souvent plus qu’ils ne le pensent le titre d’insulaire, mais de chacune des régions du Québec qui sont isolées médiatiquement. Je m’en rends encore plus compte depuis que je siège au Réseau des conseils de la culture du Québec. Je vois à quel point il est difficile de savoir ce qui se passe « hors métropoles ».

Qui sait que l’Abitibi a été le siège d’un colloque en 2012 sur l’utilisation des technologies numériques dans le milieu des arts et de la culture et qu’il est le berceau d’un des festivals de musique émergente des plus enthousiasmant (FMEAT)? Qui sait que le premier Conseil de la culture au Québec est né au Bas-Saint-Laurent et qu’il y a un living lab et un fab lab en devenir à Rivière-du-Loup? Qui sait qu’en Mauricie en 2010, il y a eu un grand projet en tourisme culturel d’expérience, une première au Québec. Qui connaît le festival international de cinéma et d’art de Percé : Les Perséides? Même la Capitale a de la difficulté à faire rayonner ses évènements culturels. Tout le monde devrait connaître : où tu vas quand tu dors en marchant.

Bon vous vous imaginez bien que je pourrais continuer pendant des heures… En journalisme, ont parle de mort kilométrique pour parler du phénomène qui donne à une information plus ou moins d’importance selon la proximité géographique avec le lecteur. Pourtant la sensation de distance tend à diminuer avec la découverte de son environnement. Monique Savoie directrice de la Société des arts technologiques disait en conférence que le véritable défi, à notre époque, n’est plus la distance, mais les fuseaux horaires, je suis d’accord avec elle.

Plus de 4 millions de la population du Québec se trouvent dans le Grand Montréal. C’est donc la moitié de la population de la province qui y habite. Ça, personne ne remettra ça en doute. Ce qui peut être questionné par contre c’est de présumer d’emblée que les gens sont intéressés uniquement à ce qui se passe dans leur quartier ou à distance de métro de chez eux. Je suis née à Rimouski et j’y habite toujours ce qui ne m’empêche pas de sillonner le Québec pratiquement chaque semaine. Je m’intéresse évidemment à l’actualité culturelle de Montréal, mais j’aimerais bien aussi savoir ce qui se trame sur la Côte-Nord, en Gaspésie, en Mauricie, en Montérégie! L’actualité culturelle nationale devrait faire un petit tour d’hélicoptère au-dessus de son île pour voir que le Québec est grand. Si par chance vous attrapez un petit bout de région dans les médias il y a fort à parier que c’est pour apprendre une fermeture d’usine, des mises à pieds, une baisse démographique où je ne sais quoi d’autre de déprimant.

Le Québec grouille culturellement et c’est vraiment enthousiasmant. Oui au téléjournal régional en incluant MTL qui a le droit au sien puisque c’est aussi une région à ce que je sache. Mais soyons donc collectivement un peu plus visionnaires. Si nous entendions parler du Québec en son entier au quotidien dans les journaux, les magazines, à la télé, probablement que notre sentiment d’appartenance à ce Québec s’amplifierait. Nous arrêterions de voir la Gaspésie comme une contrée lointaine et exotique, mais bien comme une ressource extraordinaire, une région dans laquelle il faut investir massivement puisqu’elle fait partie de nos forces et entretient l’un des plus beaux panoramas au monde.

Et à l’instar du Saguenay, le Québec est beau et smatt et on devrait avoir honte de l’avoir ignoré médiatiquement si longtemps.

Le spectre d’Hubert Aquin et Oslo initiatique

Mon voyage vers Oslo (un peu sur un coup de tête, puisque je devais initialement passer une semaine à Hambourg chez futur mari de meilleure amie) avait aussi un petit quelque chose du pèlerinage.

Je traîne avec moi un mémoire de maîtrise inachevé sur Neige noire d’Hubert Aquin, auteur que je trouve fort méconnu au Québec. D’ailleurs, je vous suggère le visionnement du documentaire Deux épisodes dans la vie d’Hubert Aquin, disponible sur le site de l’ONF, pour le découvrir. Son livre le plus connu est Prochain épisode, mais celui qui ma renversée est Neige noire. Ce roman raconte l’histoire de Nicolas (scénariste), de son amour torturé pour Sylvie, de leur voyage en Norvège et du scénario qui s’écrit en simultané de notre lecture. Je pourrais évidemment vous en parler sur des centaines de pages (genre l’équivalent d’un mémoire pas fini), mais je dirai que ce roman a véritablement bouleversé quelque chose dans ma vie, dans mon processus de création et dans ma démarche artistique en tant qu’auteure/scénariste.

Donc une grande portion du roman se déroule en Norvège et cette destination a toujours été au top de ma liste. Pas parce qu’Aquin y plante le décor d’une histoire tordue (loin de là), mais comme un lieu presque mythique! Aussi un peu pour me prouver que je suis capable d’aller aussi loin que je veux (du moins géographiquement parlant). J’ai donc vraiment eu une forte émotion en apercevant la Norvège du hublot de ma chambre sur le DFDS.

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« La mer de Barents ressemble à un champ de coton dont les fleurs, en l’espace de quelques milles marins, se mettent à éclore de partout et en même temps. Neige noire, Aquin »

 Il vaut vraiment la peine de choisir une chambre cabine avec vue sur l’eau, économiser sur autre chose, mais pas là-dessus. Ma fille était plutôt déçue en apercevant les téléviseurs des chambres sans vue sur la mer, mais bon…

En arrivant à Oslo, l’architecture de l’Opéra frappe l’œil et aiguise la curiosité. L’architecture a été pensée pour qu’on puisse y grimper.

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On peut littéralement déambuler sur le toit. Chose qui, contrairement à la vue de notre cabine, à fortement impressionnée fillette.

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Les inclinaisons dans la surface de marbre du toit de la structure sont l’œuvre des artistes norvégiens Kristian Blystad, Kalle Grude et Jorunn Sannes. Les garde-corps minimalistes s’intègrent pour ne pas polluer le visuel de l’expérience.

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Ce type de bâtiment ne serait probablement même pas aux « normes » québécoises. Les Norvégiens, de même que les Danois et les Allemands, font visiblement plus confiance à l’intelligence humaine que nous.

L’opéra qui est tout juste aux abords du fjord dévoile à la fois la vastitude marine et ses cygnes glissant paisiblement sur l’eau, mais est aussi à quelques pas du centre-ville.

Ma visite d’Oslo fut définitivement trop brève, j’ai fait quelques pas près de la forteresse d’Akershus dont la construction s’est échelonnée de 1299 jusque dans le courant du XIVème siècle.

J’ai aussi eu le temps de manger un smorrebrod dans un café et de dénicher le manteau avec les plus grandes poches possibles pour pouvoir stocker ce qui ne rentrait pas dans mon micro bagage de cabine de compagnie aérienne low-cost. Bref j’y retournerai sans l’ombre d’un doute

Le plus étrange, c’est qu’à mon retour, par le plus grand des hasards, puisque je suis complètement nulle avec les dates, j’apprenais que le 15 mars était la date anniversaire de la mort d’Aquin. Il y a quarante ans très exactement, il s’était enlevé la vie. Moi … exactement 40 ans plus tard, à l’instar de Sylvie et Nicolas, je voguais vers la Norvège…

 

Berlin cool partie 2: Kreuzberg

Si mon hôtel, le Michelberger est dans Friedrichshain (j’en parle ici), il est aussi à l’orée de Kreuzberg, un autre des quartiers cool de berlin (ok après cette série sur Berlin, je bannis le mot cool du blogue pour sur utilisation. À partir de mon hôtel, pour me rendre dans Kreuzberg, on enjamber la Spree. Une fois passer de l’autre côté, vous découvrirez un quartier riche en boutiques originales, épiceries bio, magasins seconde main. C’est un quartier vivant et pas trop touristique. On sent que les gens qu’on n’y croise y habitent…entouca pour la plupart.

C’est résolument un coin hipster de Berlin ou le bio, l’usagé, le revisité, le végé et le multiculturalisme décore le paysage. Ici on trouve également du Street art, mais moins que dans Frierichsain.

On est moins dans l’aspect industriel et cru du quartier voisin. La bouffe est bonne, j’y ai mangé la meilleure nourriture indienne de ma vie chez Sadhu (non je n’ai jamais encore été en Inde), et vous pourrez facilement vous trouver une boîte pleine de pizza à emporter pour 5 euros.

Si Kreuzberge et Friedrichshain sont des coins à mettre sur votre liste, la jonction des deux est l’un des coups de cœur de mon passage à Berlin. D’un point de vue culturel, historique et patrimonial c’est extrêmement riche. C’est aussi un concentré saisissant de ce que Berlin a à offrir.

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L’East Side Gallery qui est en fait la portion la plus longue du mur encore debout sillonne cette section de la ville qui se trouve entre le pont Oberbaumbrûcke et la gare de l’Est.

Pour l’histoire

Le mur de Berlin, surnommé le mur de la honte par les Allemands de l’Ouest est officiellement appelé par le gouvernement est-allemand « mur de protection antifasciste ». Il a été construit en 1961 par la (RDA), la République démocratique allemande qui tente de mettre fin à l’exode de ses habitants vers la République fédérale d’Allemagne (RFA). Le mur sera pendant 28 ans, le symbole le plus fort d’une Europe déchiré par le rideau de fer. Avec ce mur vient 302 miradors et dispositifs d’alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés vers le ciel. C’est en 1989, résultant d’une combinaison de manifestations, de l’affaiblissement de l’Union soviétique et de la perestroïka de Gorbatchev, que le mur sera détruit.

Si vous ne l’avez pas vu, je vous suggère fortement de voir le film Good bye Lenin. Ça raconte l’histoire d’Alex, un Berlinois de l’est qui apprend la chute du mur alors que sa mère est dans le coma. Il mettra tout en œuvre pour reconstruire autour d’elle un univers familier pour lui éviter un choc trop brutal à son réveil. Bien que le film soit une comédie, c’est plutôt instructif et c’est aussi une introduction au concept d’ostalgie qui désigne le sentiment de nostalgie face à certains éléments de la vie quotidienne préchute du mur.

Du côté est du mur, 118 artistes de 21 pays y ont réalisé des fresques. Elles ont d’ailleurs été restaurées en 2009 suite à différents actes de vandalisme. Une promenade le long de ce vestige du passé divisé de Berlin et un cours d’histoire. Plusieurs des œuvres font directement référence au côté historique du mur. Vous y trouverez le maintenant légendaire baiser de l’amitié entre Erich Honecker et Léonid Brenjnev réalisé par Dmitri Vrubel.

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Les images parlent de la séparation des Berlinois, de l’unité ensuite retrouvée, elles expriment le changement, l’espoir et ce besoin vital de liberté. Les œuvres se trouvent sur la section est du mur et son réalisé à l’aérosol et au pinceau, chose qui était possible uniquement du côté ouest avant la réunification.

Quelques conseils en vrac. Si vous avez faim, passer chez Scheers Schnitzel pour manger « évidemment des schnitzel » pour vraiment pas cher.

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Je vous conseille fortement également d’arrêter au petit kiosque rouge touristique à votre arrivée à l’aéroport pour vous procurer une Berlin Welcome Card. Elle vous permettra d’obtenir des rabais sur plusieurs lieux de Berlin et vous pourrez également circuler à votre guise dans tous les transports en commun. Demandez celle qui couvre aussi le transport entre l’aéroport et le centre-ville. En plus, vous aurez un beau guide à feuilleter dans le dit transport en commun. Finalement, il y en a plusieurs dans la ville, mais un bon vieux photomaton vintage vous fera un souvenir impérissable (et pour 2 euros) de votre passage en terre berlinoise.

PS: Psssit, mon défi Mon préféré se poursuit dans le doux et le réconfort.

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Berlin Cool : Friedrichshain

Avant de vous parler de mon périple au Danemark et de ma visite express en Norvège, Berlin s’imposait.

Je vous écris d’ailleurs en ce moment de mon hôtel berlinois (grève à l’aéroport oblige) mon vol est retardé de…72 heures…quand même. Bon, comme c’est la tempête du siècle au Québec, mieux vaut prolonger mon exploration de la capitale allemande.

Vous avez peut-être déjà lu mon billet sur mon arrivée et ma première nuit au nhow hôtel. Je devais quitter le lendemain pour Copenhague et ma virée norvégienne, en plus de faire un arrêt à Hambourg et Lunebourg, tout ça avant de retrouver la ville rebelle. J’y suis maintenant depuis 5 jours et encore pour deux jours. Je crois que Berlin est une ville qu’il faut apprivoiser. Il y a aussi le Berlin de jour et celui de nuit. Comme je voyage avec ma fille, le Berlin nocturne m’est pour ainsi dire inconnu, mise à part une soirée, gracieuseté de ma meilleure amie qui a joué la gardienne.

J’ai vraiment adopté le coin où je me trouve présentement soit le quartier Friedrichshain. Gros coup de cœur pour l’hôtel Michelberger. À deux pas de l’East Side Gallery, un morceau du mur de Berlin de 1,3 km de long qui sert de support pour une exposition d’œuvres de street art. (Ahhh mon amour pour le street art).

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Pour revenir au Michelberger, Cet hôtel est bien plus qu’un simple lieu d’hébergement. Dès l’entrée, on se sent bien. Le personnel est ultra accueillant. La déco est magnifique et le confort proportionnel aux nombres de coussins qui décorent le hall.

L’hôtel est pourvu d’un restaurant-bar, de chambres aux concepts différents et du meilleur buffet déjeuner de tous les temps.

Les deux premières nuits, nous étions 5 dans la chambre loft The band. Moi, ma fille, ma meilleure amie, sa fille et son tout petit bébé. C’était parfait, la chambre en mezzanine était géniale pour les fillettes et un petit parc avait été installé pour bébé.

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J’y suis encore en ce moment, mais dans une chambre plus modeste puisque je suis maintenant uniquement avec ma fille. La luminosité est impressionnante tout comme le fait de pouvoir ouvrir toutes grandes les fenêtres même au 4e étage (bonjours le vertige). Le gros plus de cet hôtel c’est sa localisation. Il est pratiquement à la jonction de trois des quartiers les plus cool de Berlin soit Friedrichshain, Kreuzberg et Neukôlln.

De mon côté, j’ai clairement eu un faible pour Friedrichshain et son côté rebelle industriel. La seule soirée où j’ai pu profiter du nightlife berlinois, je me suis rendue au Crack Bellmer Bar pour danser un peu et jaser avec un ami DJ.

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Le bar en question, planté dans le décor punk déjanté du Raw. Un lieu complètement alternatif, l’équivalent de 14 terrains de football en friches, où vous trouverez des bars, des food-trucks, des activités éphémères. Vous pourrez aussi escalader le Cassiopeia (quand même rare de pouvoir grimper sur un club).

Le coin rassemble aussi le Badehaus avec ses concerts déjantés, le Urban Spree et l’un des clubs les plus emblématiques de Berlin, le Suicide Circus. Le Raw en vu le jour en 1999 en se formant en association à but non-lucratif afin de gérer un espace culturel ouvert à tous. L’association entretient ainsi une véritable ruche culturelle alternative.

Bref ma soirée c’est déroulée dans la fumée (oui parce qu’on boit partout –dans la rue, dans le métro etc – et on fume encore dans les bars à Berlin) mais aussi dans l’ambiance inimitable des nuits du Raw.

Le jour, l’endroit se transforme. Moi et ma fille on s’est amusées dans le plus petit disco club (photos à l’appui.)

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Le dimanche, il y a un marché aux puces où se mélangent trucs usagés et pièces de designers locaux.

Je vous reviens pour la suite de mes pérégrinations à travers Kreuzberg et NeuKölln. Et comme je suis toujours à Berlin, avez-vous des suggestions d’incontournables à voir? Je cherche de l’inusité, de la contre-culture et évidemment…de l’art!

Périple en mer entre Copenhague et Oslo

Quand ma meilleure amie qui s’est installée à Hambourg (plus précisément à Barum) avec futur mari allemand pour quelques mois m’a dit :

« Hey vient dont me voir à la semaine de relâche avec ta fille… »

J’ai répondu :

« Oui bonne idée!!! »

Puis en préparant mon voyage, j’ai découvert le merveilleux univers des compagnies aériennes low cost européennes et déniché un vol pour 19 euros du billet entre Berlin et Copenhague. Bon, un petit détour avant Hambourg… Puis, je suis tombée sur le site de DFDS qui organise des « mini-cruises » entre Copenhague et Oslo. Comme visiter la Norvège était au sommet de ma bucket list, je n’ai pas pu m’empêcher d’ajouter ça à mon périple. Ce qui fait que je pourrai vous parler d’Hambourg dans quelques jours (ce que j’appelle un petit détour), après vous avoir décrit l’incroyable expérience vécue à bord du DFDS.

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J’arrive donc à Copenhague sous la pluie, mais me réfugie rapidement à la Brasserie Babette 99,8% organic food. Un repère chaleureux pour manger un morceau et boire un verre avant notre départ. L’embarquement se fait à partir de 15h30 sur le bateau.

Ma fille de 8 ans, qui ne me quitte jamais, est un peu inquiète à l’idée de dormir dans un bateau. Peurs qui disparaissent illico quand elle découvre dans quel endroit merveilleux elle va passer les deux prochains jours du voyage. Peu lui importe que l’on puisse y trouver 4 restaurants, un étage complet de magasins « tax free », une vue magnifique sur l’eau dans notre chambre. Elle, c’est la Bubble zone. C’est-à-dire le « paradis » des enfants, une grande salle de jeux avec piscine à balles, télévision, jeux vidéo, piscines, jacuzzi et spa.

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Pour ce qui est de la peur que certains pourraient avoir concernant le mal de mer, je peux dire que le mouvement est à peine perceptible. Tout est très stable. Il est très facile d’oublier que nous sommes sur un bateau.

Le soir de notre embarquement, nous avons profité du buffet des sept mers. Un buffet de style scandinave complètement décadent. Tu sais quand tu trouves du caviar dans un « all you can eat ». Il y a même un espace spécial pour les enfants où ils peuvent faire et garnir leur propre crème glacée.

De retour dans la chambre, tout à fait confortable, composée de trois lits de style buck bed, d’un sofa et d’une salle de bain avec douche privative. C’est tout le confort d’un hôtel…mais en mer. Ce qui est merveilleux avec le concept de mini cruise, c’est que l’embarquement se fait à 15h30 à Copenhague et le bateau accoste à 9h45 à Oslo. Vous dire à quel point il est émouvant (bon ok, je suis peut-être un peu sensible), de voir le soleil se lever sur les îles norvégiennes par la fenêtre de sa cabine.

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Une fois accosté, vous avez 6 heures pour découvrir Oslo (oui je sais c’est court) avant le retour sur le bateau à 16h00 pour le retour vers Copenhague. Je vous ai parlé de la discothèque et du Sky bar?

Un petit mot sur mon expérience Mon préféré, ma seule tricherie est un chandail à col roulé que je glisse sous la collection de printemps. Les matières sont riches, douces, réconfortantes et s’adaptent tout à fait à mon voyage où j’ai besoin de vêtements enveloppants.

Je vous parlerais plus spécifiquement de Copenhague et de Oslo dans les prochains billets. En attendant, je vous conseille vivement la mini-cruise de DFDS qui est très abordable compte tenu du fait que les deux nuits sur le bateau remplacent théoriquement deux nuits à l’hôtel. De plus, le personnel est vraiment gentil et serviable.

 

Berlin futuristique

Berlin était mon premier arrêt de ma virée européenne. J’aurais pu sauter immédiatement dans un avion pour Copenhague, mais après un vol de 6hrs avec arrêt en Islande suivie d’un autre de 3 hrs, je me suis dit qu’une pause ferait le plus grand bien. J’ai donc déposé mes valises dans le futur. C’est un peu comme ça qu’on se sent au Nhow hôtel de Berlin. Un genre de mix entre le milk bar d’Orange mécanique et le Cinquième élément. Le décor est tellement exubérant qu’il en est difficile à décrire. Le rose est omniprésent tout comme la musique (forte) puisqu’un band faisait ses tests de son pour son show du soir. Le hall se compose d’un lobby, suivi d’un stage et d’une piste de danse, un bar succède à un resto où s’entremêlent les volutes en plexiglace rose.

On monte dans l’un des ascenseurs (tous d’une couleur fluorescente différente et diffusant de la musique…d’ascenseur…étrangement).

La porte de notre chambre s’ouvre sur une capsule intemporelle (dans le sens qu’il est impossible de la fixer dans une époque en particulier.). Encore une fois, le rose enveloppe l’espace complémenté par le bleu très Pantone 2016 (oh je tiens peut être quelque chose là) Quartz et serenity, comme si une futurologue de Pantone avait eu carte blanche pour déverser sa vision sur les murs. En fait, c’est plutôt du cerveau du réputé designer New-yorkais Karim Rashid qu’à émergé ce look futuriste que j’ai rebaptisé futuristique! C’est aussi le seul hôtel de tout Berlin à proposer un studio d’enregistrement et des claviers et des guitares en formule service aux chambres. Tout est d’ailleurs insonorisé à la perfection puisque même s’il y avait (paraît-il) le party du siècle en bas, nous n’avons entendu que le silence. Nous devions nous lever à 4h00 du matin pour attraper notre vol pour Copenhague (bad timing).

Cet hôtel est définitivement l’un des plus cool de Berlin. Il fait une large place aux groupes émergents qui s’y produisent tous les premiers samedi du mois (exactement comme le jour de mon arrivée). Nhow est un 4 étoiles et il se décrit comme une expérience pour sentir la musique, l’art et la mode, et ce directement sur la rivière Spree. Il est situé dans le quartier ultra-branché niché entre Friedrichshain et Kreuzberg. L’hôtel est également à quelques pas de l’East side gallery du mur de Berlin.

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Vêtements Mon Préféré

Nous avons pu nous promener le long de la rivière Spree ou nous avons pu admirer selon la vision de ma douce Mathilde «plein de filles en bas collant noir, sans chaussure, qui boivent de la bière, couchées sur le trottoir ». Bon les enfants, on le regard plus au ras du sol que les adultes.

Je conseille donc le Nhow hotel pour faire la fête afin de pouvoir profiter de tout son potentiel…festif. Les spectacles le soir dans le lobby de l’hôtel jouxtant une terrasse vue sur la Spree. Le départ tardif le dimanche matin (midi, y’a du monde plus chanceux que d’autres), et toute l’effervescence du quartier berlinois.

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TV découverte dans le mirroir

En passant, mon défi Mon préféré se poursuit à la perfection. Je fais du layering, ce qui me permet d’alléger ma valise et de gérer les changements de température. Les lignes contemporaines et intemporelles des vêtements se fondent magnifiquement bien dans la foule hyper mode de Berlin! De plus, l’ensemble tunique sur jupe rayée noir et blanc se détachent très bien sur les fonds roses du Nhow.

Pour nous, c’est maintenant, direction Copenhague.

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Un défi minimaliste pour le mois de mars!

Pour le mois de mars, j’ai décidé de tenter un défi minimaliste. Pour plusieurs raisons, la première est que j’aimerais vraiment tendre vers ce genre de mode de vie pour être davantage en phase avec mes valeurs, pour pouvoir investir mieux dans des objets qui se tiennent loin du jetable. Pourquoi j’en parle ici? Parce que mon défi touche le voyage et le design!

En effet, mon mois de mars commence en force avec un voyage vers l’Allemagne (Berlin, Hambourg) avec un petit détour par Copenhague et Oslo. Tous mes vols sont avec des compagnies « low cost » et je ne voulais pas payer de surplus de bagages, je n’ai donc droit qu’à un petit bagage (plus petit qu’un bagage de cabine) pour 10 jours! J’ai donc eu l’idée de collaborer avec l’une de mes désigner favorite au Québec, Nathalie Chenel de Mon préféré!

J’adore ce qu’elle fait, entre autres, pour les valeurs qui sous-tendent la marque, tout est écologique, éthique et versatile. Les vêtements sont créés ET fabriqués à Montréal. Plus de 90% des matières sont tricotées et teintes au Québec (bambou, coton bio, polyester recyclé) et Nathalie nous encourage à poursuivre l’approche à la maison en espaçant les lavages et en évitant la sécheuse. (Cependant pour les jours pressés, ils supportent très bien la sécheuse, testée par moi). Je porte depuis plus d’un an sa première collection. Pour mon voyage, j’avais besoin de ses pièces du printemps. L’une de ses robes se transforme en 2 jupes et deux robes différentes. Les vêtements sont magnifiquement coupés, il est évident que Nathalie est designer de métier. Sans nommer de marque en particulier, la plupart des vêtements versatiles disponibles au Québec ne portent pas ce souci de proposer des vêtements aux coupes avant-gardistes.

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Dans mon travail, je multiplie les occasions où je dois me transformer rapidement (genre passer d’une rencontre politique à une conférence pour terminer ça dans à un show indie ou un vernissage. (ou de manière moins glamour, assise à terre à jouer aux Playmobiles avec ma fille). Mes vêtements doivent donc avant toute chose être confortables et adaptatifs. Mon préféré ne pourrait pas atteindre davantage mes objectifs!

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Robe Abigaelle

Donc, je pars en Europe avec 9 morceaux dans mon (minuscule) sac. (Un legging, une tunique/cami, une robe/jupe, un pantalon large/une-pièce, une grosse tunique moelleuse en bambou et son col détachable, un chandail, une robe kimono/veste, une robe crème/veste. Je vous ferai un résumé hebdomadaire de mon aventure et j’ai comme l’impression que tout ça va me donner le goût de sabrer drastiquement dans ma garde-robe.

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Robe tunique Anabelle

Je suis arrivée hier à MTL en prévision de mon départ et je suis débarquée au Boxotel! ENFIN un hôtel à Montréal qui ose un peu. Je dis enfin parce que je trouve que MTL est un peu timide en terme d’hébergement expérientiel. Ici, je parle de dépaysement, d’originalité, de truc un peu éclaté. Le Boxotel est relativement nouveau ouvert en 2016, il est en plein cœur du quartier des spectacles.

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Montréal en lumière, Illuminart

L e concept est née grâce à Marie-Jeanne Rivard (mieux connu via pour son émission Flip de filles et présente le soir de mon arrivée) qui cherchait à offrir à MTL une expérience hôtelière différente. Un truc qui correspondrait aux gens qui cherchent à loger dans des chambres de type appartement (pour pouvoir cuisiner par exemple) mais qui aiment tout de même l’approche client de l’hôtellerie. Autrement dit, on n’arrive pas au Boxotel devant un digicode. Il y a une vraie personne souriante à l’accueil. De plus, le Boxotel conjugue également une galerie d’art, un café et un spa. Difficile de demander plus quand même.

Hier soir c’était le vernissage de l’expo Mirage des artistes Barry Allikas, Lise Boisseau et Howard Lonn, sous l’œil de la commissaire Lorraine Simms. C’est vraiment agréable d’arriver dans une ambiance de vernissage, de monter déposer son manteau à sa chambre et de redescendre prendre un verre en visitant l’expo!

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La série très graphique de Barry Allikas, côtoyait harmonieusement les œuvres de Lise Boisseau qui travaillent beaucoup le mélange stylistique et les motifs. Coup de cœur pour Howard Lonn et ses œuvres aux couleurs franches et pops à l’imagerie industrielle abstraite.

Moi et ma fille on a terminé la soirée autour d’une poutine (pour moi) et un pâté chinois (pour elle.) À l’un de mes resto réconfort de ce coin de la ville, La mâche.

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On se revoit donc en Allemagne!

Dormir dans une maison longue à Wendake

Ce n’était pas la première fois que je me rendais dans ce fabuleux hôtel que j’ai découvert grâce au Réseau des Conseils de la culture du Québec, qui avaient eu la judicieuse idée d’y tenir son lac à l’épaule. À seulement une quinzaine de minutes de la ville de Québec se trouve Wendake et c’est à cet endroit que se trouve l’un des plus beaux hôtels du Québec. L’Hôtel-Musée des premières nations est bien plus…vous vous en doutez, qu’un simple hôtel-boutique 4 étoiles (bon ce serait quand même pas mal mais…) c’est aussi une expérience inspirée de l’architecture des maisons longues, entourées de magnifiques jardins, de sentiers pédestres et chacune des chambres ont une vue sur l’apaisante rivière Akiawenrahk’

Outre l’extrême gentillesse de TOUT, je dis bien TOUT le personnel, le confort des lits, le soucis du détail par la diffusion de douces essences dans les chambres, le spa nordique (accessible aux enfants le dimanche matin yé!) J’avais envie de vous en parler parce qu’il est aussi combiné à un musée. Le Musée huron-wendat est une institution nationale du peuple wendat qui veille à la conservation et à la mise en valeur de son patrimoine. Sur place, il y a l’exposition permanente Territoires, mémoires, savoirs, mais également un calendrier d’expositions temporaires, des activités et des ateliers thématiques. Ce Musée à une mission importante, celle d’enseigner et de vulgariser les connaissances de l’histoire, de la culture et des arts du peuple wendat. Lors de ma visite, j’en ai d’ailleurs appris beaucoup plus que ma fille de 8 ans qui est justement dans les études autochtones. Elle était d’ailleurs plus qu’enthousiasme de découvrir de l’intérieur une véritable maison longue.

C’est une autre particularité du site, à quelques pas de l’hôtel se trouve une reconstitution grandeur nature d’une habitation traditionnelle des Hurons-Wendat de la période précontact avec les Européens. Il est possible de la visiter, d’y écouter des soirées de contes et légendes, mais également d’y passer la nuit. C’est ce que j’ai eu la chance de faire lors de ma dernière visite. Il règne véritablement une ambiance magique à l’intérieur de la maison longue. Le feu, le décor, les jeux d’éclairage. Tout conspire à créer une ambiance propice au dépaysement.

La soirée a commencé à 21h00 avec les Mythes et légendes, contés d’habile manière par notre gardien du feu. Entrecoupé par une dégustation de thé du labrador. Je n’ai eu aucune difficulté à m’endormir sur la structure de pailles recouverte de fourrure bien au fond de mon sac de couchage. Toute la nuit, le gardien de feu s’assure du bien-être de ses hôtes et surveille l’intensité du feu. À 7h00 le lendemain, une douce lumière commence à filtrer dans la maison et notre vaillant gardien du feu vient nous porter un chocolat chaud matinal.

Détail pratique, l’expérience implique une chambre en simultanée à l’hôtel, disponible dès 16h00, et ce jusqu’à midi le lendemain. Le forfait donne également droit au déjeuner somptueux de produits locaux ,servi au restaurant La Traite. C’est une expérience qui nous plonge dans la réalité du peuple Huron-Wendat en nous donnant l’heure juste sur leur mode de vie. Les guides ont véritablement du plaisir à nous parler des traditions de leur peuple. Cette fierté est belle à voir et à protéger. L’hôtel est vraiment très accueillant pour les enfants, qui sont les bienvenues partout. Cet endroit est un réel coup de cœur pour moi, un endroit où l’on s’y sent vraiment accueilli, comme à la maison. Le compromis idéal pour plaire à la fois aux adultes et aux enfants comme en témoigne ce décadent chocolat chaud et ce gin Ungava (même si je suis vendue au Gin du St-Laurent mais que veux-tu, ce n’est que par pure chauvinisme). Et vous quels sont vos coups de coeur à Wendake?

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