Le Miami culturel

Hier, en parlant de Barcelone, j’ai aussi bifurqué par Miami. Une première pour moi en juin dernier… c’est à ce moment précis que vous arrêtez de lire, prenez une pause en regardant au plafond en vous disant : La Floride en juin !!! C’est spécial… C’est d’ailleurs la réaction la plus fréquente obtenue l’été dernier en réponse à la question : Heille Julie tu fais quoi cet été ? En plus du fait que l’été à Miami, le mercure oscille entre 42 et 48 000 degrés, les gens s’étonnaient également que j’aie fait ce choix légèrement kitsch de m’étendre au soleil au côté de milliers d’humains reconstruits de la cave au plafond en passant par le balcon. Laissez-moi donc vous parlez d’un Miami un peu moins connu et qui gagne vraiment à être rencontré.

L’avantage avec le fait de partir en été vers une destination soleil, c’est le très bas coût des billets d’avion et de l’hébergement (c’est en quelque sorte leur basse saison). Miami et tout particulièrement South Beach, est une destination très onéreuse en haute saison pour le commun des mortels. Nous avons donc pu profiter d’une plage semi-déserte, d’une eau à température de jacuzzi et d’un appartement à 5 minutes à pieds de la plage et d’Ocean Drive pour un prix plus que raisonnable.

Bon, ceux qui me connaisse un tant soit peu savent que j’ai horreur de la chaleur dans le sens de vraiment j’hais avoir chaud. Cependant, comme je m’étais préparée psychologiquement à suer ma vie, ce fut pas mal moins désagréable que je l’imaginais. En plus, c’est pratique on boit de l’eau à la journée longue sans jamais avoir besoin de pause pipi. Donc la plage oui, la baignade oui, mais encore. J’ai besoin de découvertes culturelles quand je voyage, c’est viscéral et Miami ne déçoit pas. Bien que nous ayons fait la tournée des incontournables et beaucoup beaucoup fait plaisir à ma fille dont c’était l’anniversaire (Everglades, Musée des enfants, Jungle Island etc)

Mes coups de cœur sont :

Se promener en maillot de bain partout dans les rues de South Beach sans jamais se faire juger.

Key West (je le sais c’est pas Miami, mais c’est tout proche et ça vaut VRAIMENT le déplacement.) Nous avons fait l’aller-retour dans la même journée et si c’était à refaire nous y consacrerions plutôt 2 ou 3 journées et ce sera sans doute l’objet d’un billet à part entière.

L’architecture pastel du Déco district

Et Wynwood…

Wynwood est l’exemple parfait de ce que l’art urbain peut faire à un quartier autrefois glauque et dangereux. Bon il subsiste tout de même dans Wynwood des défilantes d’entrepôts gris, sinistres souvent sans fenêtres. En s’éloignant un peu du cœur artsy, il y a toujours ces maisons aux clôtures de quasi barbelé. Bref, entre l’arrêt d’autobus et le resto que j’avais déniché, « lui » et fillette me faisait des yeux genre euhhhh tu nous emmènes où déjà ??? « Lui » a rapidement abaissé sa garde quand nous sommes entrés au Kush. Ce petit resto, un peu en retrait de l’agitation artistique régnant autour du Wynwood Walls sert non seulement les meilleurs burgers de toute la Floride, mais peut-être même du monde (selon « lui » qui en avait presque les larmes aux yeux à chaque bouché).

Kush est tenu par Matt (aka Kush) qui a littéralement grandi dans la restauration. Le menu est composé de produits locaux (très locaux même, certains produits provenant même du quartier), du confort food bien fait (burger, waffle and fried chicken, Alligator bites) et d’une carte impressionnante de bières artisanales (la plus grande sélection de tout l’État) et tout ça à des prix plus que raisonnables (meilleure bouffe pour le moins chère possible telle est ma devise). Même si nous étions plus que pleins il ne faut surtout pas manquer le Kush Brownies au bacon servi avec de la menthe dans un petit sac pour le pot, clin d’œil au nom du restaurant qui fait référence à une variété de cannabis. Bien repus, nous étions prêts pour l’Art district.

L’Art district de Wynwood est composé d’une pléiade de galeries d’art (la grande majorité en art contemporain, de bars éclectiques, de boutiques vintage et surtout de la plus grande installation de street art à ciel ouvert au monde. The Wynwood Arts district Association, l’organisme qui assure la gestion du district n’est en opération que depuis 2009, c’est donc relativement récent. Bien que nous pourrions crier à la gentrification et c’est sans doute vrai en partie, le Art District a surtout réhabilité des usines désaffectées, des maisons abandonnées et d’autres édifices sans fonctions spécifiques. Fillette jubilais de voir toutes ces murales géantes et des street artists à l’œuvre. Ce serait donc un crime contre l’art urbain de ne pas faire une virée dans Wynwood lors de votre prochain passage dans la ville du vice. Je vous suggère aussi de suivre la gang de Beyond South Beach pour découvrir SOBE autrement!

Et vous, avez-vous des suggestions pour découvrir un Miami plus culturel?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s