Douloureuse Frida

Le musée Frida Khalo a ouvert ses portes au début de juillet en plein cœur de Playa Del Carmen. Ici pas d’œuvre de la belle métisse (née d’une mère indienne et d’un père européen), mais une incursion dans sa vie, de l’enfance à sa mort.

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L’accent est mis sur l’accident qui a modifié sa trajectoire. Ce jour de septembre 1925 où l’autobus qui la ramenait de l’école fait un terrible accident, elle avait 18 ans. Littéralement empalée par une poutre de métal qui se détache du véhicule, elle en restera brisée à jamais. 11 fractures, la colonne rompue, le fémur cassé, le pied disloqué, l’os pelvien fracturé en trois. Elle passera trois mois à l’hôpital pour ensuite revenir s’aliter chez elle, enfermée dans un corset de métal.

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La visite de l’expo inclut une incursion son et lumière dans l’autobus, des images projetées sur les murs, mais surtout le son, ce crissement de pneus qui signera un destin.

Immobilisée dans son lit, elle parlera à sa mère de peindre pour passer le temps. Un miroir sera installé dans le plafond de son baldaquin, à ses côtés un chevalet spécial lui permettra de peindre en position couchée. C’est le début des autoportraits. Face à elle-même et à sa douleur constante, la peinture devient son exutoire.

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La vie ne lui donnant aucun répit, suite à son enfance marquée par la polio et l’accident qui lui prit sa vie de jeune adulte, c’est la gangrène qui s’attaque à sa jambe au début de la trentaine. De son amputation elle dira «  Des pieds, pourquoi est-ce que j’en voudrais puisque j’ai des ailes pour voler?

C’est à 47 ans que s’éteint la flamboyante artiste, d’une embolie pulmonaire ou par suicide, il est difficile de le dire.

Les représentations colorées de Frida, ses costumes et bijoux de couleur flamboyants, tranchent avec la souffrance qu’elle consumait comme un feu à l’intérieur de son ventre. Est-ce que Frida aurait été Frida sans cette intense souffrance? Probablement que non, mais une carrière artistique qui traverse les âges en vaut-elle le prix? C’est la question à laquelle j’ai pu réfléchir avec ma fille qui visitait l’expo avec moi.

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Comme pour marquer la peine qui a jalonné la vie de cette femme, un orage d’été mexicain nous est tombé dessus dès notre sortie. Si vous faites un tour à Playa Del Carmen, n’hésitez pas à aller faire un tour dans l’univers de Frida! Un coup de cœur assuré pour les passionnées comme pour les néophytes.

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Matane ou Manhattan?

Sans blague, on hésitait entre faire un road trip à New York et passer la fin de semaine à Matane. Finalement Matane l’a remporté et je vais vous prouver qu’on n’y perd pas au change. Lors de mon passage, la ville était culturellement effervescente grâce entre autres à PHOS. C’est quoi PHOS, c’est un festival consacré aux divers usages de l’image photographique et numérique.

La programmation est un savant mélange de performances, d’expositions, d’expérimentations, de spectacles, bref, l’espace public matanais s’anime pendant deux semaines. La majeure partie des activités se déroule dans l’incroyable ancienne usine textile Canadelle.

 

Le temps de PHOS, cette vieille usine reprend du service pour mettre en valeur les artistes de la programmation. Idéalement située au centre-ville de Matane, l’endroit n’à vraiment rien à envier aux speakeasy new-yorkais, je vous jure!

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Matane, c’est un peu des vacances à 1 heure de chez moi. Quand mon niveau de fatigue s’élève, j’aboutis souvent au Riotel de Matane, cet hôtel qui a vraiment, mais vraiment tout pour recharger mes batteries. De sa chambre, si on ouvre la fenêtre ou carrément la porte-fenêtre, vous pourrez vous endormir au son des vagues.

L’hôtel est directement sur la plage. Allongé sur le lit, on pourrait se croire sur un bateau de croisière. Autre atout de l’établissement, sa piscine épurée, encore une fois vu sur le fleuve qui réussit le pari d’intégrer des jeux d’eau « pas bling bling» pour les enfants, un jacuzzi et un sauna dans le même endroit zen. Pour les familles, c’est vraiment génial de pouvoir profiter du jacuzzi en pouvant surveiller les enfants dans les jeux d’eau.

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L’espace gym possède aussi sa vue sur le fleuve donc si vous n’avez pas envie d’aller courir directement sur la plage, vous pouvez au moins le faire en perdant votre regard dedans. Comme si ce n’était pas suffisant, l’hôtel est annexé à l’Oblivio Spa et les massothérapeutes sont tous excellents.

Est-ce qu’on mange bien à Matane? Certainement! Vous pouvez manger la cuisine bistro du Cargo, le restaurant du Riotel.

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Vous pouvez aussi aller déguster une bière de micro-brasserie à La Fabrique et en profiter pour goûter leur copieux menu. Pour les amateurs de poutine, il y a Chef Fred Poutinerie avec son million de sortes de poutines déjantées (j’exagère à peine). Le lendemain matin, vous n’oublierez pas d’aller faire des réserves à la boulangerie Toujours dimanche. 

On se voit à Matane?

 

Tulum, le Paradis Hipster

Nous voilà au troisième et dernier article de la série sur le Yucatan (entouca pour le moment). Entre le jour 9 et 15 de mon séjour, j’ai mis le cap sur Tulum. J’avais lu beaucoup sur cet endroit qui a été pris d’assaut, ces dernières années, par les bobos/hipsters riches de ce monde. En effet, quand on parcourt la zone plage de Tulum, on se croirait projeter dans le tableau pinterest d’un riche héritier cool.

Ce n’est pas du tout négatif, mais c’est la description qui colle le mieux à Tulum. La plage est vraiment superbe avec les ruines de Tulum qui surplombe le paysage. Par manque de moyen, je me suis installée dans la ville, qui est environ à 15 minutes de vélo de ladite plage. Donc vous aurez compris que deux choix s’imposent à vous si vous désirez passer quelques jours à Tulum soit la plage ou la ville.

J’ai personnellement posé mes valises au Wish Tulum. Un petit hôtel boutique avec tout ce que l’on souhaite (vélos gratuits, resto mexicain attenant, magnifique piscine.) Comme j’étais avec ma fille de 9 ans qui a décidé de mettre tous ses efforts dans la maîtrise de la trottinette, l’option vélo était exclue pour nous.

 

Non seulement la route entre la ville et la plage demande un gros 15 minutes de vélo, mais le mois d’août impose aussi son 42 degrés à l’ombre qui apporte son lot de difficultés. Nous avons opté pour l’option taxi (hyper facile à trouver), il suffit de lever le bras. Si vous parlez espagnol et avez des aptitudes en négociation, vous pourrez vous en tirer pour quelques dollars seulement. Dans le cadre de mon périple mexicain, j’ai pu visiter 3 plages (Cancun, Playa del carmen et Tulum) et celle de Tulum est ma favorite. C’est tout simplement magnifique. Si vous avez les moyens ou vous tombez sur une aubaine incroyable, je vous conseille de vous installer côté plage, mais les deux options ont leurs avantages et leurs inconvénients.

Côté plage : les hébergements sont dispendieux, parfois il n’y a pas de wifi ni climatisation et/ou l’électricité est possible uniquement dans des plages d’heures précises. Le cadre est cependant idyllique.

Côté ville : Les admirateurs de rapport qualité/prix seront heureux, tout est moins cher en ville. Il y avait un immense supermarché à 2 minutes de mon hôtel, pratique pour se préparer des repas.

Une des activités phares de ma visite à Tulum fut mon initiation à la plonger au parc Xelha. Qu’est-ce que Xelha? Ce lieu est en fait le paradis de la plongée en apnée. Il s’agit d’un parc installé dans un environnement naturel protégé. Il s’agit d’une activité tout-inclus donc les repas sont à volonté dans les restaurants qui sont sur le site. À Xelha vous pourrez faire de la plongée pendant des heures (l’équipement est inclus dans le coût d’entrée). Vous pourrez découvrir des cénotes, une faune marine extrêmement riche, faire de la Tyrolienne aquatique, faire de la descente de rivière et plus encore.

Sincèrement, l’expérience en vaut le coût. Ce fut un des gros succès de mon voyage au Mexique. J’étais un peu réticente puisque je ne suis pas admiratrice des parcs thématiques, mais celui-là est vraiment différent. Xelha a comme mandat de préserver la faune et la flore de ce coin de territoire. Il est donc construit en harmonie avec la nature et a pour but de mettre en valeur l’écosystème. Pas besoin non plus de se soucier de traîner son appareil photo, plusieurs points photos sont présents partout sur le site.

Bref, je vous conseille vivement l’expérience. C’est un peu cher, mais compte tenu du fait qu’il est possible de manger à volonté tout le long de la journée, c’est quand même un très bon investissement. Ma fille m’en parle encore.

Pour revenir à Tulum, est-ce que j’y retournerais? Absolument. Ça reste le coin le plus authentique que j’ai visité pendant mon périple au Yucatan.

Le Mexique en dehors du tout inclus: Playa Del Carmen

Si vous avez lu mon dernier article sur le Mexique, vous savez que j’en suis au jour 5 de mon périple au Mexique et que je viens de sauter dans un Collectivo avec ma fille en direction de Playa Del Carmen. Le Collectivo est très pratique et peu coûteux, mais si vous avez un peu de temps devant vous et un enfant impatient dans les transports, je vous conseille de vous tourner vers la compagnie d’autobus ADO. C’est un peu plus cher, mais nettement plus confortable. Le terminal ADO est en plein centre du cœur touristique de Playa Del Carmen, à l’extrémité de la célèbre Quinta Avenida. Cette avenue piétonne enligne une foule de restaurants, boutiques, centre commercial, bars. Si vous cherchez des plans pas chers pour manger et boire, je vous conseille de vous déplacer à quelques rues de l’avenue.

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Pendant mon séjour, j’ai partagé mon temps entre deux hôtels et ma foi, ce fut les deux meilleurs choix de ma tournée mexicaine. Le premier étant le Green Village boutique hôtel. Un petit hôtel boutique à quelques minutes à pieds de la Quinta et donc de la mer. L’hôtel a plusieurs atouts, une petite piscine intérieure, un bar/resto, une super déco et un personnel extrêmement gentil.

L’autre hôtel où j’ai logé, le Kinbe hôtel boutique était mon vrai coup de cœur. À 12 pas de la Quinta, à 11 de la mer et à 15 du nouveau musée Frida Kalho (qui méritera son propre article). Il est doté d’une superbe piscine intérieure et d’un staff qui pourrait donner des cours de services aux clients. Encore ici, il s’agit d’un petit hôtel boutique. Ce type d’hôtel est réellement plus plaisant que les gros ressorts impersonnels et nous oblige (ce qui est très positif) à découvrir une foule de petits restos typiques.

Qu’est-ce qu’on fait à Playa del Carmen avec un enfant? Plein de choses. Durant mon séjour j’ai pu faire la zone archéologique de Chichén Itzá (Probablement le site le plus célèbre du Yucatan), j’ai nagé dans un Cenote, fait une visite éclair à Valladolid. J’ai aussi pu faire le tour culturel secret offert par Del Mundo tours. (D’ailleurs j’ai fait toutes mes visites avec eux.) Del Mundo est une agence francophone fondée par Ludovic Deforseau qui m’a d’ailleurs personnellement accompagnée dans mon tour culturel.

Plusieurs agences offrent les tours classiques comme la visite de Chichén Itzá, les cénotes, Coba, etc. mais il faut savoir qu’il y a peu d’agences francophones et qu’elles n’ont pas toute des pratiques éthiques et un respect de la faune, de la flore et du Patrimoine bâtit. De plus, Del Mundo est la seule agence à proposer un tour culturel top secret à Playa del Carmen. Ce tour est habituellement offert à vélo, mais comme fillette à mis toutes ses énergies dans la maîtrise de sa trottinette, elle ne se sentait pas assez sécure pour parcourir les rues du Mexique. Ludovic nous a gentiment proposé de venir nous chercher en voiture. L’idée de ce tour est de découvrir le Playa del Carmen qui n’est pas connu des touristes. Celui qui est habité à l’année par de vraies personnes.

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En effet, en se stationnant devant le marché, il n’y a plus l’ombre d’un touriste. Ludovic nous fait découvrir la vie quotidienne au marché, l’achat de mélange de piments et la viande accrochée directement dehors, dans la chaleur cuisante de ce mois d’août mexicain. On en profite aussi pour acheter quelques trucs au dépanneur pour une famille qu’on va aller visiter. De l’huile, des légumineuses, des biscuits (ma fille choisit ses préférés) et quelques paquets de chips.

Ici la pauvreté est bien présente. En marchant dans les rues du quartier, Ludovic nous raconte comment il a eu l’idée de concevoir ce tour. En tant que photographe, il a lui-même parcouru ces quartiers et s’est lié d’amitié, avec le temps, avec les gens qui y habitent. Cette famille justement, chez qui on arrive. Les enfants qui courent au milieu d’une habitation plus que rudimentaire et qui saute de joie en reconnaissant Ludovic. Ma fille est intimidée, elle regarde autour d’elle en ayant de la difficulté à croire que 7 ou 8 enfants peuvent dormir dans un espace deux fois moins grand que sa chambre. On leur offre les quelques petites choses attrapées au dépanneur. Malgré la pauvreté flagrante, des sourires sur tous les visages.

On continu notre chemin pour entrer dans une boulangerie, endroit qu’il aurait été impossible de trouver sans Ludovic puisque ce n’est pas ouvert au public. À l’intérieur, les travailleurs s’activent pour fournir le pain aux restaurateurs. Encore une fois, les sourires sont présents malgré la chaleur écrasante. Il fait 40 degrés dehors sur Playa Del Carmen et il doit en faire 15 ou 20 de plus dans les cuisines.

Au bout de cette visite de quelques heures, on a l’impression d’avoir vu le vrai visage de Playa Del Carmen, celui qui se trouve en dessous du maquillage. Ce Playa del Carmen est tout aussi intéressant sinon plus que celui qui est fabriqué pour les touristes, il est plus authentique. Ce qui est unique de ce tour, c’est qu’il est impossible à faire par soi même puisqu’il est le fruit des découvertes faites par Ludovic, au cours des années, au cours de ses pérégrinations de photographes et grâce aux liens de confiance qu’il a tissés avec les habitants. Celui qui a pratiquement visité une centaine de pays est maintenant installé pour de bon à Playa Del Carmen et cet amour du Yucatan transparaît dans les tours disponibles à l’agence.

Le Mexique « pas » cher et « pas » tous inclus (première partie)

Quand je demande à quelqu’un pourquoi il opte pour la formule tout-inclus, il me répond invariablement : « ça me tentais pas de me casser la tête pis c’est pas cher. » Oui…ok, c’est vrai que les tout-inclus peuvent être vraiment pas cher, mais est-ce qu’on peut vraiment dire, j’ai visité le Mexique si on ne sort pas du ressort? Est-ce que c’est vraiment plus économique? Est-ce que nos sous sont bien investi?

Bon, vous aurez vite compris que je ne suis pas la parfaite cliente de la formule tout-inclus. J’adore presque autant planifier un voyage que de le vivre, j’angoisse dans les immenses hôtels. C’est donc parce que je suis consciente que je suis pas mal l’exception qui confirme la règle en matière d’amour pour la planification de voyage, que je me suis dit que je partagerais avec vous quelques trucs et coups de cœur de mon dernier périple dans la péninsule du Yucatan.

Les jours avant le départ

Première étape, acheter des billets. Comme je suis toujours à l’affût des aubaines, j’ai trouvé mon bonheur chez Interjet avec des billets à 375$ taxes incluses et sans escales. Pour ce faire, j’alterne sur les sites de Yulair, Cheapflight, Google flight, Flytripper, et Momondo (et parfois d’autres quand je suis particulièrement motivée). Deux règles s’appliquent quand on veut payer le moins cher possible, être souple sur les dates et la destination.

En résumé, si vous cherchez des billets pas chers pour la Crète, à la semaine de relâche, oubliez ça tout de suite. Il faut donc jouer un peu avec la date de départ et de retour pour s’assurer de trouver le meilleur prix. Google flight est un bon outil pour ça parce qu’il donne une idée des prix sur le mois entier.

Bon, vous avez vos billets, maintenant vous devez vous loger. La bonne nouvelle c’est que vous n’êtes pas coincé dans le même hôtel tout au long de votre voyage. Pour les hôtels, encore une fois, il faut jouer un peu. J’utilise principalement Hotel.com, Expédia et les contacts directs avec les hôteliers. Chaque site de réservation d’hôtel a ses propres promotions. Hotel.com vous donne une nuit gratuite après 10 réservations. Parfois, quand je me sens l’âme aventureuse, je vais sur Hotwire. Sur ce site, il est possible de réserver un hôtel dont le nom est gardé secret jusqu’à confirmation de la transaction. Il est toutefois possible de spécifier le quartier et de voir les spécifications de l’hébergement (nombre d’étoiles, stationnement gratuit, déjeuner inclus, etc.)

Jour 1 à 4

Pour mes quatre premiers jours au Mexique, c’est l’option que j’ai choisie. J’ai donc pu bénéficier de 80% de rabais sur un hôtel dans la zone hôtelière de Cancún. Ma chambre avait vu sur la mer des caraïbes et sur ses 7 piscines!!!

 

Est-ce que que j’ai aimé l’expérience? Pas vraiment… Mais c’est totalement subjectif. La zone hôtelière de Cancún est un peu coupée du monde. Si on veut en sortir, il faut prendre le transport en commun. J’ai quand même quelques coups de cœur à vous partager si vous avez envie d’explorer un peu la ville.

Musée Maya

Il vaut la peine de visiter le Museo Maya de Cancún qui met en valeur plusieurs artéfacts mayas et où vous pouvez admirer quelques ruines. Inauguré en 1982, il a pour but de faire découvrir aux visiteurs locaux, nationaux et étrangers la culture Maya.

Isla Mujeres

Un incontournable, mais ne vous attendez pas à être seule au monde. C’est une île qui est devenue très touristique.

Elle vaut quand même la peine de s’y attarder ne serait que pour s’amuser à en faire le tour en voiturette de golf. Il faut aussi s’arrêter à Tortugranja, une ferme pour tortue dont la mission est la préservation et le soin des tortues de mer.

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La Blue gecko cantina est une petite cantine extérieure où il est possible de manger pour pas cher et typiquement mexicain dans la zone hôtelière (c’est rare croyez moi). On a même eu le plaisir de manger en regardant notre ami le gecko qui s’amusait sous la table.

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Facilité d’utilisation des transports en commun (valable dans tout le Yucatan)

Généralement au Yucatan et au Mexique en général, les transports en commun sont simples. Tu lèves le bras, un peu n’importe où, et tu es certain qu’un taxi, un bus ou un Collectivo s’arrêtera dans la minute suivante. Dans la zone hôtelière, le R1 et le R2 font l’allée retour sans arrêt entre la ville et les hôtels et il en coûte 12 pesos soit 0,84$ (août 2017) par personne.

Après 4 jours à angoisser dans mon trop grand hôtel (je sais, je sais c’est une drôle d’angoisse), j’ai pris la direction de Playa del Carmen en Collectivo, (20 pesos soit 2,78$ pour une heure de route). Je vous partage mes incontournables dans mon prochain article.

Un bébé tortue plein de joie

Parfois, le bonheur se trouve dans une pouponnière de tortues! J’ai tourné cette vidéo à Tortugranga sur la magnifique ile Muejeres sur la péninsule du Yucatan au Mexique. Cette ferme est à la fois une couveuse pour les touts nouveaux bébés tortues mais également un centre de soin. C’est un détour obligatoire si vos pérégrination vous y mènent.

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Des vacances flottantes en Gaspésie

J’ai écrit plusieurs fois sur Carleton, clairement l’un des endroits que je préfère en basse Gaspésie. Pour ce qui est de la haute, c’est le village de Mont-Louis, mais ce sera pour un prochain billet.

Bien que j’y sois allée plusieurs fois, je n’avais pas encore eu la chance de dormir dans les yourtes flottantes de l’entreprise Aux 4 vents. Impossible de les manquer, elles font parties du paysage, elles fusionnent avec le Barachois, bien installées dans la Baie-des-Chaleurs. C’est sincèrement une expérience à vivre au moins une fois. Ma fille et sa cousine, directement livrées de la métropole pour l’été, étaient folles de joie à l’idée d’avoir à pagayer jusqu’à la yourte pour ensuite dormir sur l’eau.

Pour ma fille et moi, ce n’était pas notre baptême de yourte. En effet, nous avions eu la merveilleuse idée d’aller dormir dans ce type de campement, il y a quelques années. Différence importante, c’était l’hiver, mais pas seulement, c’était la nuit la plus froide de l’hiver, mais pas seulement… c’était la nuit la plus froide de l’hiver bas-laurentien (bonjour le -45 avec le facteur vent). C’était au parc du Bic, donc en région boisée. Après déclenchement de l’alarme de monoxyde de carbone pour cause de feu qui emboucanait l’intérieur, nous sommes finalement partis à 4 h du matin…

Bon, ici une précision s’impose, je recommande vraiment le parc du Bic, c’est juste magique. Les yourtes sont également superbement équipées et bien intégrées dans le paysage. Évitez seulement d’y aller quand il y a une alerte de froid extrême sur le site de Météo-média à moins de vouloir se la jouer « survivor » et d’avoir vraiment le goût d’alimenter un feu au 20 minutes toute la nuit.

 Bref, revenons à la douce chaleur de l’été. Nous avions l’une des yourtes les plus près du bord donc 5 ou 6 minutes de canot nous ont permis de rejoindre notre refuge. À l’intérieur, 2 lits doubles, un sofa, une table et un comptoir avec évier équipé d’eau potable. Sur la terrasse, un BBQ et une autre table pour les repas extérieurs. Vous retrouvez également une toilette au compost (pour ceux qui s’inquiétaient). Pour la douche, reprenez votre canot et vous pourrez vous servir de celles de l’Auberge’Inn qui propose d’ailleurs une formule auberge de jeunesse, concept plutôt rare à trouver sur la boucle de la Gaspésie.

Il y a quelque chose de vraiment cool à se lever le matin sur l’eau, à prendre son canot, à pagayer jusqu’à la rive, pour ensuite aller se prendre un latté et des pâtisseries à la boulangerie La mie véritable. Ça, c’est vraiment ce que j’appelle du glamping!

Il reste encore devant nous les plus belles semaines de l’été, celles avec les perséides dans le ciel. En plus, vous pourrez en profiter pour voir les superbes photos installées à l’extérieur dans le cadre des Rencontres internationales de la photographies en Gaspésie.

La Bretagne au Québec: l’Auberge du Grand Fleuve

Il faut dévier légèrement de la 132 pour découvrir l’Auberge du Grand Fleuve. En plein Métis Beach, la belle bleue effleure les berges du St-Laurent.

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Métis Beach est un village du Bas-Saint-Laurent (administratif), mais de la Gaspésie (touristique) ou comment visiter deux régions en un seul lieu. Fondé en 1850 par des colons écossais, il est vite devenu un lieu de vacances pour les riches familles anglophones. Vous remarquerez d’ailleurs l’architecture à l’anglaise des maisons du village. Aujourd’hui encore, beaucoup d’anglophones habitent Métis Beach.

L’Auberge familiale est tenue par le propriétaire, Raynald Pay, breton d’origine, épaulé de ses fils. L’endroit est la parfaite combinaison entre le côté chaleureux d’une auberge et la vie privative d’un hôtel.

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Ici les chambres sont dotées de salles de bain privés, de grandes portes-patio s’ouvrent sur un balcon qui lui, donne sur « la mer » comme ont dit au Bas-Saint-Laurent. Dans les chambres, une magnifique sélection de livres, approuvées par la bachelière en littérature que je suis, invite définitivement à la détente. Absolument rien à envier à tous les hôtels 5 étoiles que j’ai pu visiter.

L’Auberge est dotée d’une excellente table, « le meilleur repas de ma vie » selon ma petite voyageuse de 8 ans. Que dire des crêpes bretonnes complètes que je recherche depuis mon retour de Concarneau. Je sais maintenant où je pourrai en manger dans mon Bas-du-Fleuve gaspésien.

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Manuel, l’un des fils de Raynald, me dit qu’une large part de sa clientèle estivale se compose d’habitués de l’endroit, qui reviennent année après année. C’est toujours un très bon signe que l’endroit est confortable et que l’on s’y sent comme chez nous, mais dans l’air frais et apaisant du fleuve.

Métis Beach fait partie de la région administrative de la Mitis. Il faudra, lors de votre passage dans la région. Vous arrêtez aux Jardins de Métis, qui possède maintenant son propre wagon du métro de MTL, vous savez ceux qui ont été remisés et remplacés par les Azurs! Les jardins comblent tous les goûts puisque vous pouvez y voir les jardins d’Elsie Reford qui entreprit, en 1929, de transformer son camp de pêche en jardin luxuriant.

C’est 3 000 espèces en tout en bordure d’un kilomètre et demi de sentier. De mon côté, c’est le coup de cœur année après année pour le festival international de jardins, la plus importante manifestation du genre en Amérique du Nord. Qu’est-ce que le festival? Un forum d’innovation et un laboratoire d’expérimentation en art des jardins. À l’échelle du Canada, c’est ce festival qui a suscité la naissance d’autres évènements du genre comme « paysages éphémère » sur l’avenue du Mont-Royal à MTL et les jardins éphémères de l’Espace du 400e à Québec.

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Courtesy of nature : Johan Selbing et Anouk Vogel

Si vous poursuivez votre route encore un peu en direction de Rimouski, vous croiserez le parc de la rivière Mitis et c’est un arrêt obligatoire, ne serait-ce que pour vous retrouver pratiquement seule sur une magnifique plage rocheuse.

En bref, la Mitis, Métis Beach et définitivement l’Auberge du Grand Fleuve est un arrêt obligatoire de la route vers la Gaspésie. Impossible de regretter et qui sait, vous rejoindrez sans doute les habitués de l’Auberge qui reviennent d’année en année dans ce lieux où le temps s’arrête.

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C3 hôtel art de vivre: pour confort, créativité et contraste.

Aujourd’hui, je vous parle d’un véritable coup de cœur à Québec. C’est un hôtel, mais pas n’importe lequel. J’avais remarqué, depuis un certain temps, le cheval doré tranché en deux, qui laisse entrevoir un intérieur rose illuminé, trônant devant l’hôtel C3 art de vivre. Difficile de le manquer si on se rend souvent, comme moi, au pavillon Pierre Lassonde du Musée national des beaux-arts de Québec, son voisin d’en face.

Un tour sur le site web m’avait préparée à un environnement où les arts, (particulièrement les arts contemporains et émergents) sont mis en valeur, mais je n’étais pas préparée à cette impression immédiate d’entrer chez soi. Évidemment, je parle d’un chez-soi magnifié tant le décor est créatif, mais exit l’impression d’être au musée. On s’y sent à l’aise, le personnel est bienveillant, et le bâtiment de 1852 dégage quelque chose d’affable et d’hospitalier. Il y a très certainement beaucoup de Christian Fortier là-dessous, avec qui j’ai eu le plaisir de boire un café.

Il a acheté l’auberge, qui était à l’époque de type bed and breakfast, il y a déjà 12 ans. Rien ne le destinait vraiment à l’hôtellerie. Il était dans l’immobilier et c’est par un concours de circonstances que son agente lui a parlé de l’auberge. Loin d’être convaincu par l’idée, il décide tout de même de visiter le bâtiment, encouragé par sa femme. Le lendemain, il dépose une offre:

« Pas plus que 4 heures et après on se retire », dit-il à son agente.

C’est ainsi que Christian Fortier s’est retrouvé propulsé dans le milieu de l’hôtellerie. Étant néophyte dans le domaine et ne faisant ni une ni deux, il est parti avec son fidèle chien passer quelques mois aux États-Unis.

« J’ai testé le plus de chambres et d’hôtels possibles. Des motels à 30$ aux chambres à 700$ la nuit. »

Il est revenu de son périple avec une solide formation. C’est ensuivi un grand processus de rénovation. Chacune des chambres a été rénovée par Christian, et toutes sont différentes.

On les croirait réfléchies par une horde de designers tant tout a été fait avec goût, soin et souci de préserver le patrimoine bâti. Les murs de pierre sont mis en valeur et côtoient des œuvres d’art résolument contemporaines. Tout a été soigneusement pensé, de la trame sonore qui accompagne le déjeuner à l’espace-terrasse avec foyer sur le toit.

Est-ce que tout ça est terminé? Non, pas du tout, la rénovation des chambres se poursuit et plusieurs œuvres sont toujours sur sa planche à dessin. D’ailleurs, le cheval devant l’hôtel est de lui, tout comme le superbe banc à l’entrée et l’imposant plafond, paré de bandes de tissus diaphanes, de la salle à manger.

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Je ne peux donc que vous recommander de poser vos valises au C3 hôtel art de vivre. Pour les œuvres d’artistes émergeant qui habillent les lieux, pour l’accueil irréprochable, pour la localisation qui pourrait difficilement être meilleure, mais surtout pour l’âme insufflée dans l’endroit par le propriétaire Christian Fortier (et probablement un peu aussi par son gentil toutou). D’ailleurs, vous aurez peut-être le plaisir de les croiser lors de votre prochain passage au C3.

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Wanderlust Tremblant 2017

L’été, il y a les festivals de musique, mais il y a aussi Wanderlust, plus précisément Wanderlust Tremblant! Qu’est-ce que c’est Wanderlust? C’est ce que j’ai demandé à la porte-parole Geneviève Guérard. C’est dans le cadre d’une édition dans le Vermont qu’elle a eu une véritable révélation. Wanderlust se décrit comme un festival transformateur. Geneviève le décrit comme un festival inclusif autour du yoga mais surtout avec un ancrage résolument contemporain. La mission de Wanderlust est d’aider à trouver des repères, c’est un parcours, un désir d’explorer.

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Crédit Wanderlust Festival

La programmation de Wanderlust Tremblant promet une pratique de yoga avec des professeurs de renommée internationale, des aventures guidées, des perfos musicales de haut calibre et des aliments locaux et durables. C’est un peu comme élargir sa vision du yoga en l’amalgamant dans la modernité. Bref, on y recharge ses batteries.

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Crédit Wanderlust Festival

Geneviève Guérard, suite à ce coup de cœur irréversible pour la formule, a par la suite ouvert son studio Wanderlust qu’elle a cofondé avec son associé Éric Giasson. Elle décrit son studio comme un petit Wanderlust à l’année. Elle me disait d’ailleurs qu’elle recevrait Milk and Bone dans le studio bientôt (ça d’ailleurs eu lieu le 18 mai dernier et c’était complet, dois-je vraiment le préciser). Ça veut dire faire du yoga pendant que le band joue? Tout à fait! C’est ça Wanderlust, c’est une vision moderne du yoga.

Est-ce qu’elle faisait du yoga pendant qu’elle pratiquait la danse? Elle aurait bien aimé puisque le yoga a développé chez elle une force centrale étonnante. Du temps où elle dansait, elle était sujette aux blessures causées par son hyperlaxité. Est-ce qu’elle voit un lien entre la danse et le yoga? Ce à quoi elle répond qu’elle s’est tout de suite sentie chez elle dans un studio de yoga.

« J’avais plus envie de la compétition, plus envie des miroirs. »

Ça fonctionne tellement bien qu’elle ouvrira un deuxième studio Wanderlust à la fin de l’été dans Griffintown.

Geneviève Guérard a une énergie contagieuse et il est difficile de ne pas avoir envie de faire partie de cet évènement régénérateur qui mélange art et yoga avec une logique déconcertante. Si on ajoute à cela que le festival se pose dans le cadre enchanteur du village piétonnier du Mont-Tremblant, je ne sais pas ce que ça prend de plus pour acheter son billet maintenant, moi j’ai le mien.

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Les leggings les plus cool de monde parce que made in Québec avec amour par Rose Budhha. 

Wanderlust Tremblant aura lieu du 24 au 27 août au Mont-Tremblant.