Berlin cool partie 3 : Neukölln

Neukölln, quartier résolument cosmopolite de Berlin (160 nationalités y cohabitent) fût mon port d’attache d’un jour en terre allemande. Ça vous dit vaguement quelque chose? Peut-être êtes-vous fan de Bowie car c’est ce quartier qui lui inspirera la chanson NeuKöln sur son album Heroes (1977). C’est seulement en 1920 (lors de la création du Grand Berlin) que cette région fût annexée à la capitale puisque jusqu’alors, c’était une ville totalement indépendante.

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Après Friedrichshain et Kreuzberg, c’est Neukölln qui se voit devenir la proie de la gentrification. De quartier populaire, il passe à repère hipster. La gentrification a toujours soulevé les passions, et ce dans toutes les grandes villes du monde. D’un côté les locaux voient le prix des loyers exploser, les dépanneurs et cantines laisser la place aux boutiques de niche et cafés de spécialité. De l’autre côté, les nouveaux arrivants y voient un cadre de vie idéal, des loyers moins chers que dans les quartiers déjà embourgeoisés et un univers infini de possible.

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Est-ce que l’embourgeoisement urbain est unilatéralement négatif? Pas si la mixité est encadrée par une surveillance de la hausse des loyers et l’investissement dans les logements sociaux. Est-ce que NeuKölln a réussi le pari d’unir les classes? Bonne question.

Entre 2007 et 2010 les prix des loyers ont grimpé de 23% dans le quartier. Au même moment est créé le Hipster Antifa NeuKölln, un groupe de résistance pour tenter d’ouvrir le dialogue entre communautés locales et nouveaux arrivants.

Particulièrement sensible à ces questions, je garde toujours l’œil ouvert quand je visite un quartier. J’aime voir si les classes cohabitent, si l’institution de quartier réussit à cohabiter avec l’antiquaire à moustache et à grosses lunettes.

Berlin a adopté une loi pour amoindrir les effets de l’embourgeoisement des quartiers. Dans les zones protégées de NeuKölln, les propriétaires ne peuvent pas fusionner deux appartements pour en faire un grand loft, ils ne peuvent pas non plus rénover les cuisines et les salles de bain de manière trop luxueuse ou encore louer leurs appartements de manière saisonnière à des touristes. Cette loi « milieuschutz » se traduit par le désir de protéger l’environnement social.

Pendant ma brève visite, j’ai en effet pu remarquer que repères hipster côtoient commerces plus modestes. Je me suis sentie comme dans tous les quartiers qui vivent les balbutiements d’une gentrification dans une espèce d’entre-deux tendu.

J’ai posé mes valises dans le plutôt cool Hüttenpalast (difficile de faire plus hipster). En 2008, un groupe d’amis transforme une usine désaffectée en hôtel en y installant des caravanes.

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L’univers industriel et la décoration brocante composent un mix très intéressant. Le service est super et bien que l’endroit grimpe en popularité les prix sont plus qu’abordables (j’ai payé 60 euros).

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Ma fille, pas trop certaine au début, a finalement élu le lieu « plus cool hôtel de Berlin ». De mon côté, j’ai trouvé que l’expérience en valait la chandelle. Par contre, il faut se sentir ouvert à des installations de type auberge de jeunesse (douches communes, espaces de vie communs) et ne pas avoir le sommeil trop léger (une roulotte s’est pas tant insonorisée).

NeuKölln est définitivement un quartier à visiter (dans le respect des populations locales sivouplait) pour découvrir le Berlin moins touristique ou pour vous magasiner une robe de marié…mettons originale.

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Mon préféré pour voyager léger.

Vous vous souvenez de mon défi du mois de mars. Vivre uniquement dans les vêtements versatiles Mon préféré. Neuf pièces transformables au total (un foulard, une tunique duveteuse, une robe blanche, une tunique style kimono, un leggings noir, un une pièce noire, un chandail noir, une jupe réversible et une camisole réversible. Les vêtements Mon préféré répondent à mes critères les plus élevés. Ils sont designs, transformables, dessinés et fabriqués au Québec dans des tissus biologiques. Difficile de faire mieux ou plus. Maintenant, pourquoi j’ai eu envie de faire ce défi et pourquoi j’en parle dans le présent blogue.

1 : Pour moi la mode des créateurs, fait avec soin dans des valeurs de développement durable, de consommation locale, relève de la culture. Plusieurs artisans ont une démarche de création et leur pratique peut s’approcher des Métiers d’arts.

2 : Je voulais voyager avec le moins de vêtements possible afin de faciliter mes déplacements et réduire mes coûts en n’ayant pas à débourser pour des extra bagages.

Dans ce fameux mois de mars, je me suis rendue pendant 15 jours à Berlin, Copenhague, Hambourg et Oslo. J’ai aussi eu plusieurs rencontres avec des partenaires du Conseil, j’ai même donné une entrevue à la télé de Radio-Canada. Donc, est-ce que j’ai réussi!

Presque! Comme je possédais la collection de printemps de la marque, j’ai dû ajouter un chandail col roulé noir pour un peu plus de chaleur et une longue camisole/robe noire que je glisse souvent sous mes vêtements comme couche de base. Donc je repose la question, est-ce que j’ai réussi? Oui!!! Je porte encore les vêtements tous les jours, je n’ai plus envie de les quitter. C’est si simple de les agencer et de créer des ensembles différents à l’infini et pour toutes les occasions. Mon seul regret est de ne pas m’être procuré le t-shirt blanc de la marque…Je vais pallier à cette bévue terrible dès que possible.

Un peu de mathématique

La jupe = jupe noire, jupe rayée, robe soleil noir, robe soleil rayée

La camisole = camisole noire, camisole rayée

La robe = Robe attachée devant, robe attachée derrière, petite veste

Le kimono = un kimono, une jupe, une veste

La tunique duveteuse

Le foulard duveteux =Un foulard noir, un foulard beige, une jupe noire, une jupe beige

Le legging noir

Le chandail noir à manche ¾

Le one-piece = Un one-piece noir sous le genou, un pantalon large long.

Total : 9 vêtements = 21 vêtements (c’est fou!!!!)

Tout est si confortable et les tissus si doux qu’ils sont un peu trop difficiles de les enlever le soir venu. Il m’arrive même de dormir dans certains morceaux. Je vous laisse donc avec un diaporama de mes différents ensembles. Un gros merci à toi Nathalie Chenel de faire un travail si magnifique et essentiel!

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Dormir dans un monastère

Aujourd’hui je vous ramène au Québec dans un endroit qui combine hôtellerie, restauration, culture, patrimoine religieux, musée et santé globale. En plein cœur de la capitale, je vous transporte dans l’univers du Monastère des Augustines.

Un endroit fantastique qui a piqué ma curiosité de travailleuse culturelle, mais également d’étudiante à la maîtrise en gestion de projet (oui je sais, je collectionne les maîtrises). Je travaille depuis quelques années sur un mémoire sur l’adhésion des parties prenantes à un projet d’infrastructure culturel en étudiant le cas de la Coopérative Paradis (organisme que j’ai dirigé pendant sept ans).

Je m’intéresse particulièrement à la diversité de partenaires qu’il faut convaincre pour réaliser un projet culturel au Québec. Dans le cas du Monastère des Augustines, c’est d’autant plus intéressant que l’échafaudage du projet implique les gouvernements, mais également les sœurs de la communauté des Augustines.

Pour l’histoire

Le 1er août 1639, trois jeunes femmes provenant de France s’installent à Québec. Elles y sont dépêchées par la duchesse d’Aiguillon pour y établir un hôpital. Elles y soignent les autochtones et les rares colons de l’époque. L’Hôtel-Dieu de Québec devient alors le premier hôpital de toute l’Amérique, au nord du Mexique. La communauté a ensuite progressé pour compter dans les meilleures années près de 800 sœurs. Elles sont les fondatrices de 12 monastères-hôpitaux qui ont désormais tous intégré le système de santé actuel. Elles étaient donc gestionnaires d’hôpitaux, infirmières, pharmaciennes et bien plus. Elles étaient semi-cloîtrées, c’est-à-dire qu’elles rencontraient les malades, les familles, les docteurs dans leurs fonctions à l’hôpital, mais étaient cloîtrée dans leur vie monastique (d’où la construction en L du bâtiment qui les préservaient de la vue des fidèles dans le chœur de la chapelle.)

Femmes de vision, il y a une vingtaine d’années les Augustines se sont questionnées sur le futur de leur communauté. Elles ne sont maintenant plus que 11 à loger dans un espace qui leur est dédié au Monastère. Face à la diminution et au vieillissement des membres de la communauté, les Augustines ont pris la décision de confier leur patrimoine culturel à la société québécoise. Elles ont donc créé La Fiducie du Patrimoine culturel des Augustines. La fiducie qui a un statut d’organisme de bienfaisance est propriétaires des actifs, mais aussi les gardiens des intentions de la communauté.

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Pour avoir moi-même travaillé activement au développement du projet de relocalisation de la Coopérative Paradis, passée à travers trois accords de principe du gouvernement provincial, négocié avec le palier municipal et fédéral, je m’incline bien bas devant l’incroyable projet qui résulte de la vision et de l’ouverture d’esprit de ces femmes. C’est plus de 1200 modifications qui ont dû être faites en cours de projet. On parle de patrimoine, mais qui commence à creuser dans un secteur si riche en histoire risque d’y trouver aussi des artéfacts. Trouver de tels trésors demande l’arrêt des travaux et la sécurisation du site.

Bref tout un tour de force. En plus de l’incroyable intégration de l’ancien monastère à une architecture plus moderne, vous aurez le choix entre les chambres authentiques et contemporaines. Les chambres authentiques sont les chambres anciennement occupées par les Augustine, conservées dans leur état initial (mis à part les matelas et la literie) et vous donnent accès aux salles de bain privées sur l’étage. Les chambres contemporaines elles, sont dotées de salles de bain modernes.

Le Monastère prône la relaxation et la santé globale. C’est pourquoi vous retrouverez un programme quotidien d’activités comme le yoga, des conférences, de la relaxation guidée, etc. Ne cherchez pas le code du WIFI dans votre chambre. Vous devrez le récupérer à la réception sur un petit carton qui ne manque pas de vous rappeler que vous êtes là pour décrocher et que si vous le souhaitez, vous pouvez même laisser votre téléphone aux bons soins de l’employé à l’accueil. Le déjeuner du matin se déroule également dans le silence. Quel bonheur pour la voyageuse solitaire que j’étais. Bon ce n’était pas trop difficile pour moi de me taire, en plus j’adore le silence (surtout avant mon premier café), mais ça ne semblait pas être le cas pour tout le monde.

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Comme les Augustines ont légué un Patrimoine important, une certaine partie se retrouve exposée dans le Monastère (l’expérience muséale se confond avec celle de l’hébergement). Vous pourrez parcourir librement les installations ou bénéficier d’une visite guidée. La mise en espace est vraiment magnifique.

En conclusion, il me semble important de mentionner que le Monastère des Augustines est un OBNL ce qui est extrêmement rare dans le domaine de l’hôtellerie. Les profits sont utilisés pour offrir des chambres aux parents accompagnateurs d’un malade à l’Hôtel Dieu ou encore pour offrir un répit bien mérité à des aidants naturels qui en ressentent le besoin. En bref, coup de cœur pour le lieu, le concept, l’union du passé et du présent.

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Étant également blogueuse pour le webzine Les Méconnus, je travaille aussi sur un article spécifique sur la gestion de ce projet novateur pour ma chronique : conseil de la semaine. Cette chronique s’adresse aux artistes et aux gestionnaires culturels et diffuse conseils et inspiration pour évoluer dans le domaine de la culture au Québec.

La culture est-elle victime du phénomène de mort kilométrique?

Dans un texte sur le Festival REGARD publié le 23 mars dans Urbania, Lucie Piqueur titrait Saguenay, quelqu’un aurait pu me le dire avant, que c’était si bien! Je pouvais difficilement être plus en accord avec son titre. Suite à sa conclusion élogieuse :

« Sérieusement, Saguenay: 10/10. T’es belle, ton monde est smatt, ta bière est bonne, ton festival de courts-métrages est incroyable et, grâce à toi, je n’ai plus le coeur gros. Je m’en veux de t’avoir ignorée si longtemps et je vais revenir, c’est sûr. »

J’avais envie de répondre, tu as totalement raison, mais ce n’est pas de ta faute. Pourquoi nous connaissons si peu notre Québec culturel et j’oserais même avancer notre Québec tout court! Ici je ne parle pas uniquement des Montréalais qui arborent souvent plus qu’ils ne le pensent le titre d’insulaire, mais de chacune des régions du Québec qui sont isolées médiatiquement. Je m’en rends encore plus compte depuis que je siège au Réseau des conseils de la culture du Québec. Je vois à quel point il est difficile de savoir ce qui se passe « hors métropoles ».

Qui sait que l’Abitibi a été le siège d’un colloque en 2012 sur l’utilisation des technologies numériques dans le milieu des arts et de la culture et qu’il est le berceau d’un des festivals de musique émergente des plus enthousiasmant (FMEAT)? Qui sait que le premier Conseil de la culture au Québec est né au Bas-Saint-Laurent et qu’il y a un living lab et un fab lab en devenir à Rivière-du-Loup? Qui sait qu’en Mauricie en 2010, il y a eu un grand projet en tourisme culturel d’expérience, une première au Québec. Qui connaît le festival international de cinéma et d’art de Percé : Les Perséides? Même la Capitale a de la difficulté à faire rayonner ses évènements culturels. Tout le monde devrait connaître : où tu vas quand tu dors en marchant.

Bon vous vous imaginez bien que je pourrais continuer pendant des heures… En journalisme, ont parle de mort kilométrique pour parler du phénomène qui donne à une information plus ou moins d’importance selon la proximité géographique avec le lecteur. Pourtant la sensation de distance tend à diminuer avec la découverte de son environnement. Monique Savoie directrice de la Société des arts technologiques disait en conférence que le véritable défi, à notre époque, n’est plus la distance, mais les fuseaux horaires, je suis d’accord avec elle.

Plus de 4 millions de la population du Québec se trouvent dans le Grand Montréal. C’est donc la moitié de la population de la province qui y habite. Ça, personne ne remettra ça en doute. Ce qui peut être questionné par contre c’est de présumer d’emblée que les gens sont intéressés uniquement à ce qui se passe dans leur quartier ou à distance de métro de chez eux. Je suis née à Rimouski et j’y habite toujours ce qui ne m’empêche pas de sillonner le Québec pratiquement chaque semaine. Je m’intéresse évidemment à l’actualité culturelle de Montréal, mais j’aimerais bien aussi savoir ce qui se trame sur la Côte-Nord, en Gaspésie, en Mauricie, en Montérégie! L’actualité culturelle nationale devrait faire un petit tour d’hélicoptère au-dessus de son île pour voir que le Québec est grand. Si par chance vous attrapez un petit bout de région dans les médias il y a fort à parier que c’est pour apprendre une fermeture d’usine, des mises à pieds, une baisse démographique où je ne sais quoi d’autre de déprimant.

Le Québec grouille culturellement et c’est vraiment enthousiasmant. Oui au téléjournal régional en incluant MTL qui a le droit au sien puisque c’est aussi une région à ce que je sache. Mais soyons donc collectivement un peu plus visionnaires. Si nous entendions parler du Québec en son entier au quotidien dans les journaux, les magazines, à la télé, probablement que notre sentiment d’appartenance à ce Québec s’amplifierait. Nous arrêterions de voir la Gaspésie comme une contrée lointaine et exotique, mais bien comme une ressource extraordinaire, une région dans laquelle il faut investir massivement puisqu’elle fait partie de nos forces et entretient l’un des plus beaux panoramas au monde.

Et à l’instar du Saguenay, le Québec est beau et smatt et on devrait avoir honte de l’avoir ignoré médiatiquement si longtemps.

Le spectre d’Hubert Aquin et Oslo initiatique

Mon voyage vers Oslo (un peu sur un coup de tête, puisque je devais initialement passer une semaine à Hambourg chez futur mari de meilleure amie) avait aussi un petit quelque chose du pèlerinage.

Je traîne avec moi un mémoire de maîtrise inachevé sur Neige noire d’Hubert Aquin, auteur que je trouve fort méconnu au Québec. D’ailleurs, je vous suggère le visionnement du documentaire Deux épisodes dans la vie d’Hubert Aquin, disponible sur le site de l’ONF, pour le découvrir. Son livre le plus connu est Prochain épisode, mais celui qui ma renversée est Neige noire. Ce roman raconte l’histoire de Nicolas (scénariste), de son amour torturé pour Sylvie, de leur voyage en Norvège et du scénario qui s’écrit en simultané de notre lecture. Je pourrais évidemment vous en parler sur des centaines de pages (genre l’équivalent d’un mémoire pas fini), mais je dirai que ce roman a véritablement bouleversé quelque chose dans ma vie, dans mon processus de création et dans ma démarche artistique en tant qu’auteure/scénariste.

Donc une grande portion du roman se déroule en Norvège et cette destination a toujours été au top de ma liste. Pas parce qu’Aquin y plante le décor d’une histoire tordue (loin de là), mais comme un lieu presque mythique! Aussi un peu pour me prouver que je suis capable d’aller aussi loin que je veux (du moins géographiquement parlant). J’ai donc vraiment eu une forte émotion en apercevant la Norvège du hublot de ma chambre sur le DFDS.

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« La mer de Barents ressemble à un champ de coton dont les fleurs, en l’espace de quelques milles marins, se mettent à éclore de partout et en même temps. Neige noire, Aquin »

 Il vaut vraiment la peine de choisir une chambre cabine avec vue sur l’eau, économiser sur autre chose, mais pas là-dessus. Ma fille était plutôt déçue en apercevant les téléviseurs des chambres sans vue sur la mer, mais bon…

En arrivant à Oslo, l’architecture de l’Opéra frappe l’œil et aiguise la curiosité. L’architecture a été pensée pour qu’on puisse y grimper.

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On peut littéralement déambuler sur le toit. Chose qui, contrairement à la vue de notre cabine, à fortement impressionnée fillette.

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Les inclinaisons dans la surface de marbre du toit de la structure sont l’œuvre des artistes norvégiens Kristian Blystad, Kalle Grude et Jorunn Sannes. Les garde-corps minimalistes s’intègrent pour ne pas polluer le visuel de l’expérience.

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Ce type de bâtiment ne serait probablement même pas aux « normes » québécoises. Les Norvégiens, de même que les Danois et les Allemands, font visiblement plus confiance à l’intelligence humaine que nous.

L’opéra qui est tout juste aux abords du fjord dévoile à la fois la vastitude marine et ses cygnes glissant paisiblement sur l’eau, mais est aussi à quelques pas du centre-ville.

Ma visite d’Oslo fut définitivement trop brève, j’ai fait quelques pas près de la forteresse d’Akershus dont la construction s’est échelonnée de 1299 jusque dans le courant du XIVème siècle.

J’ai aussi eu le temps de manger un smorrebrod dans un café et de dénicher le manteau avec les plus grandes poches possibles pour pouvoir stocker ce qui ne rentrait pas dans mon micro bagage de cabine de compagnie aérienne low-cost. Bref j’y retournerai sans l’ombre d’un doute

Le plus étrange, c’est qu’à mon retour, par le plus grand des hasards, puisque je suis complètement nulle avec les dates, j’apprenais que le 15 mars était la date anniversaire de la mort d’Aquin. Il y a quarante ans très exactement, il s’était enlevé la vie. Moi … exactement 40 ans plus tard, à l’instar de Sylvie et Nicolas, je voguais vers la Norvège…

 

Berlin cool partie 2: Kreuzberg

Si mon hôtel, le Michelberger est dans Friedrichshain (j’en parle ici), il est aussi à l’orée de Kreuzberg, un autre des quartiers cool de berlin (ok après cette série sur Berlin, je bannis le mot cool du blogue pour sur utilisation. À partir de mon hôtel, pour me rendre dans Kreuzberg, on enjamber la Spree. Une fois passer de l’autre côté, vous découvrirez un quartier riche en boutiques originales, épiceries bio, magasins seconde main. C’est un quartier vivant et pas trop touristique. On sent que les gens qu’on n’y croise y habitent…entouca pour la plupart.

C’est résolument un coin hipster de Berlin ou le bio, l’usagé, le revisité, le végé et le multiculturalisme décore le paysage. Ici on trouve également du Street art, mais moins que dans Frierichsain.

On est moins dans l’aspect industriel et cru du quartier voisin. La bouffe est bonne, j’y ai mangé la meilleure nourriture indienne de ma vie chez Sadhu (non je n’ai jamais encore été en Inde), et vous pourrez facilement vous trouver une boîte pleine de pizza à emporter pour 5 euros.

Si Kreuzberge et Friedrichshain sont des coins à mettre sur votre liste, la jonction des deux est l’un des coups de cœur de mon passage à Berlin. D’un point de vue culturel, historique et patrimonial c’est extrêmement riche. C’est aussi un concentré saisissant de ce que Berlin a à offrir.

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L’East Side Gallery qui est en fait la portion la plus longue du mur encore debout sillonne cette section de la ville qui se trouve entre le pont Oberbaumbrûcke et la gare de l’Est.

Pour l’histoire

Le mur de Berlin, surnommé le mur de la honte par les Allemands de l’Ouest est officiellement appelé par le gouvernement est-allemand « mur de protection antifasciste ». Il a été construit en 1961 par la (RDA), la République démocratique allemande qui tente de mettre fin à l’exode de ses habitants vers la République fédérale d’Allemagne (RFA). Le mur sera pendant 28 ans, le symbole le plus fort d’une Europe déchiré par le rideau de fer. Avec ce mur vient 302 miradors et dispositifs d’alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés vers le ciel. C’est en 1989, résultant d’une combinaison de manifestations, de l’affaiblissement de l’Union soviétique et de la perestroïka de Gorbatchev, que le mur sera détruit.

Si vous ne l’avez pas vu, je vous suggère fortement de voir le film Good bye Lenin. Ça raconte l’histoire d’Alex, un Berlinois de l’est qui apprend la chute du mur alors que sa mère est dans le coma. Il mettra tout en œuvre pour reconstruire autour d’elle un univers familier pour lui éviter un choc trop brutal à son réveil. Bien que le film soit une comédie, c’est plutôt instructif et c’est aussi une introduction au concept d’ostalgie qui désigne le sentiment de nostalgie face à certains éléments de la vie quotidienne préchute du mur.

Du côté est du mur, 118 artistes de 21 pays y ont réalisé des fresques. Elles ont d’ailleurs été restaurées en 2009 suite à différents actes de vandalisme. Une promenade le long de ce vestige du passé divisé de Berlin et un cours d’histoire. Plusieurs des œuvres font directement référence au côté historique du mur. Vous y trouverez le maintenant légendaire baiser de l’amitié entre Erich Honecker et Léonid Brenjnev réalisé par Dmitri Vrubel.

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Les images parlent de la séparation des Berlinois, de l’unité ensuite retrouvée, elles expriment le changement, l’espoir et ce besoin vital de liberté. Les œuvres se trouvent sur la section est du mur et son réalisé à l’aérosol et au pinceau, chose qui était possible uniquement du côté ouest avant la réunification.

Quelques conseils en vrac. Si vous avez faim, passer chez Scheers Schnitzel pour manger « évidemment des schnitzel » pour vraiment pas cher.

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Je vous conseille fortement également d’arrêter au petit kiosque rouge touristique à votre arrivée à l’aéroport pour vous procurer une Berlin Welcome Card. Elle vous permettra d’obtenir des rabais sur plusieurs lieux de Berlin et vous pourrez également circuler à votre guise dans tous les transports en commun. Demandez celle qui couvre aussi le transport entre l’aéroport et le centre-ville. En plus, vous aurez un beau guide à feuilleter dans le dit transport en commun. Finalement, il y en a plusieurs dans la ville, mais un bon vieux photomaton vintage vous fera un souvenir impérissable (et pour 2 euros) de votre passage en terre berlinoise.

PS: Psssit, mon défi Mon préféré se poursuit dans le doux et le réconfort.

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Berlin Cool : Friedrichshain

Avant de vous parler de mon périple au Danemark et de ma visite express en Norvège, Berlin s’imposait.

Je vous écris d’ailleurs en ce moment de mon hôtel berlinois (grève à l’aéroport oblige) mon vol est retardé de…72 heures…quand même. Bon, comme c’est la tempête du siècle au Québec, mieux vaut prolonger mon exploration de la capitale allemande.

Vous avez peut-être déjà lu mon billet sur mon arrivée et ma première nuit au nhow hôtel. Je devais quitter le lendemain pour Copenhague et ma virée norvégienne, en plus de faire un arrêt à Hambourg et Lunebourg, tout ça avant de retrouver la ville rebelle. J’y suis maintenant depuis 5 jours et encore pour deux jours. Je crois que Berlin est une ville qu’il faut apprivoiser. Il y a aussi le Berlin de jour et celui de nuit. Comme je voyage avec ma fille, le Berlin nocturne m’est pour ainsi dire inconnu, mise à part une soirée, gracieuseté de ma meilleure amie qui a joué la gardienne.

J’ai vraiment adopté le coin où je me trouve présentement soit le quartier Friedrichshain. Gros coup de cœur pour l’hôtel Michelberger. À deux pas de l’East Side Gallery, un morceau du mur de Berlin de 1,3 km de long qui sert de support pour une exposition d’œuvres de street art. (Ahhh mon amour pour le street art).

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Pour revenir au Michelberger, Cet hôtel est bien plus qu’un simple lieu d’hébergement. Dès l’entrée, on se sent bien. Le personnel est ultra accueillant. La déco est magnifique et le confort proportionnel aux nombres de coussins qui décorent le hall.

L’hôtel est pourvu d’un restaurant-bar, de chambres aux concepts différents et du meilleur buffet déjeuner de tous les temps.

Les deux premières nuits, nous étions 5 dans la chambre loft The band. Moi, ma fille, ma meilleure amie, sa fille et son tout petit bébé. C’était parfait, la chambre en mezzanine était géniale pour les fillettes et un petit parc avait été installé pour bébé.

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J’y suis encore en ce moment, mais dans une chambre plus modeste puisque je suis maintenant uniquement avec ma fille. La luminosité est impressionnante tout comme le fait de pouvoir ouvrir toutes grandes les fenêtres même au 4e étage (bonjours le vertige). Le gros plus de cet hôtel c’est sa localisation. Il est pratiquement à la jonction de trois des quartiers les plus cool de Berlin soit Friedrichshain, Kreuzberg et Neukôlln.

De mon côté, j’ai clairement eu un faible pour Friedrichshain et son côté rebelle industriel. La seule soirée où j’ai pu profiter du nightlife berlinois, je me suis rendue au Crack Bellmer Bar pour danser un peu et jaser avec un ami DJ.

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Le bar en question, planté dans le décor punk déjanté du Raw. Un lieu complètement alternatif, l’équivalent de 14 terrains de football en friches, où vous trouverez des bars, des food-trucks, des activités éphémères. Vous pourrez aussi escalader le Cassiopeia (quand même rare de pouvoir grimper sur un club).

Le coin rassemble aussi le Badehaus avec ses concerts déjantés, le Urban Spree et l’un des clubs les plus emblématiques de Berlin, le Suicide Circus. Le Raw en vu le jour en 1999 en se formant en association à but non-lucratif afin de gérer un espace culturel ouvert à tous. L’association entretient ainsi une véritable ruche culturelle alternative.

Bref ma soirée c’est déroulée dans la fumée (oui parce qu’on boit partout –dans la rue, dans le métro etc – et on fume encore dans les bars à Berlin) mais aussi dans l’ambiance inimitable des nuits du Raw.

Le jour, l’endroit se transforme. Moi et ma fille on s’est amusées dans le plus petit disco club (photos à l’appui.)

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Le dimanche, il y a un marché aux puces où se mélangent trucs usagés et pièces de designers locaux.

Je vous reviens pour la suite de mes pérégrinations à travers Kreuzberg et NeuKölln. Et comme je suis toujours à Berlin, avez-vous des suggestions d’incontournables à voir? Je cherche de l’inusité, de la contre-culture et évidemment…de l’art!

Périple en mer entre Copenhague et Oslo

Quand ma meilleure amie qui s’est installée à Hambourg (plus précisément à Barum) avec futur mari allemand pour quelques mois m’a dit :

« Hey vient dont me voir à la semaine de relâche avec ta fille… »

J’ai répondu :

« Oui bonne idée!!! »

Puis en préparant mon voyage, j’ai découvert le merveilleux univers des compagnies aériennes low cost européennes et déniché un vol pour 19 euros du billet entre Berlin et Copenhague. Bon, un petit détour avant Hambourg… Puis, je suis tombée sur le site de DFDS qui organise des « mini-cruises » entre Copenhague et Oslo. Comme visiter la Norvège était au sommet de ma bucket list, je n’ai pas pu m’empêcher d’ajouter ça à mon périple. Ce qui fait que je pourrai vous parler d’Hambourg dans quelques jours (ce que j’appelle un petit détour), après vous avoir décrit l’incroyable expérience vécue à bord du DFDS.

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J’arrive donc à Copenhague sous la pluie, mais me réfugie rapidement à la Brasserie Babette 99,8% organic food. Un repère chaleureux pour manger un morceau et boire un verre avant notre départ. L’embarquement se fait à partir de 15h30 sur le bateau.

Ma fille de 8 ans, qui ne me quitte jamais, est un peu inquiète à l’idée de dormir dans un bateau. Peurs qui disparaissent illico quand elle découvre dans quel endroit merveilleux elle va passer les deux prochains jours du voyage. Peu lui importe que l’on puisse y trouver 4 restaurants, un étage complet de magasins « tax free », une vue magnifique sur l’eau dans notre chambre. Elle, c’est la Bubble zone. C’est-à-dire le « paradis » des enfants, une grande salle de jeux avec piscine à balles, télévision, jeux vidéo, piscines, jacuzzi et spa.

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Pour ce qui est de la peur que certains pourraient avoir concernant le mal de mer, je peux dire que le mouvement est à peine perceptible. Tout est très stable. Il est très facile d’oublier que nous sommes sur un bateau.

Le soir de notre embarquement, nous avons profité du buffet des sept mers. Un buffet de style scandinave complètement décadent. Tu sais quand tu trouves du caviar dans un « all you can eat ». Il y a même un espace spécial pour les enfants où ils peuvent faire et garnir leur propre crème glacée.

De retour dans la chambre, tout à fait confortable, composée de trois lits de style buck bed, d’un sofa et d’une salle de bain avec douche privative. C’est tout le confort d’un hôtel…mais en mer. Ce qui est merveilleux avec le concept de mini cruise, c’est que l’embarquement se fait à 15h30 à Copenhague et le bateau accoste à 9h45 à Oslo. Vous dire à quel point il est émouvant (bon ok, je suis peut-être un peu sensible), de voir le soleil se lever sur les îles norvégiennes par la fenêtre de sa cabine.

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Une fois accosté, vous avez 6 heures pour découvrir Oslo (oui je sais c’est court) avant le retour sur le bateau à 16h00 pour le retour vers Copenhague. Je vous ai parlé de la discothèque et du Sky bar?

Un petit mot sur mon expérience Mon préféré, ma seule tricherie est un chandail à col roulé que je glisse sous la collection de printemps. Les matières sont riches, douces, réconfortantes et s’adaptent tout à fait à mon voyage où j’ai besoin de vêtements enveloppants.

Je vous parlerais plus spécifiquement de Copenhague et de Oslo dans les prochains billets. En attendant, je vous conseille vivement la mini-cruise de DFDS qui est très abordable compte tenu du fait que les deux nuits sur le bateau remplacent théoriquement deux nuits à l’hôtel. De plus, le personnel est vraiment gentil et serviable.

 

Berlin futuristique

Berlin était mon premier arrêt de ma virée européenne. J’aurais pu sauter immédiatement dans un avion pour Copenhague, mais après un vol de 6hrs avec arrêt en Islande suivie d’un autre de 3 hrs, je me suis dit qu’une pause ferait le plus grand bien. J’ai donc déposé mes valises dans le futur. C’est un peu comme ça qu’on se sent au Nhow hôtel de Berlin. Un genre de mix entre le milk bar d’Orange mécanique et le Cinquième élément. Le décor est tellement exubérant qu’il en est difficile à décrire. Le rose est omniprésent tout comme la musique (forte) puisqu’un band faisait ses tests de son pour son show du soir. Le hall se compose d’un lobby, suivi d’un stage et d’une piste de danse, un bar succède à un resto où s’entremêlent les volutes en plexiglace rose.

On monte dans l’un des ascenseurs (tous d’une couleur fluorescente différente et diffusant de la musique…d’ascenseur…étrangement).

La porte de notre chambre s’ouvre sur une capsule intemporelle (dans le sens qu’il est impossible de la fixer dans une époque en particulier.). Encore une fois, le rose enveloppe l’espace complémenté par le bleu très Pantone 2016 (oh je tiens peut être quelque chose là) Quartz et serenity, comme si une futurologue de Pantone avait eu carte blanche pour déverser sa vision sur les murs. En fait, c’est plutôt du cerveau du réputé designer New-yorkais Karim Rashid qu’à émergé ce look futuriste que j’ai rebaptisé futuristique! C’est aussi le seul hôtel de tout Berlin à proposer un studio d’enregistrement et des claviers et des guitares en formule service aux chambres. Tout est d’ailleurs insonorisé à la perfection puisque même s’il y avait (paraît-il) le party du siècle en bas, nous n’avons entendu que le silence. Nous devions nous lever à 4h00 du matin pour attraper notre vol pour Copenhague (bad timing).

Cet hôtel est définitivement l’un des plus cool de Berlin. Il fait une large place aux groupes émergents qui s’y produisent tous les premiers samedi du mois (exactement comme le jour de mon arrivée). Nhow est un 4 étoiles et il se décrit comme une expérience pour sentir la musique, l’art et la mode, et ce directement sur la rivière Spree. Il est situé dans le quartier ultra-branché niché entre Friedrichshain et Kreuzberg. L’hôtel est également à quelques pas de l’East side gallery du mur de Berlin.

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Vêtements Mon Préféré

Nous avons pu nous promener le long de la rivière Spree ou nous avons pu admirer selon la vision de ma douce Mathilde «plein de filles en bas collant noir, sans chaussure, qui boivent de la bière, couchées sur le trottoir ». Bon les enfants, on le regard plus au ras du sol que les adultes.

Je conseille donc le Nhow hotel pour faire la fête afin de pouvoir profiter de tout son potentiel…festif. Les spectacles le soir dans le lobby de l’hôtel jouxtant une terrasse vue sur la Spree. Le départ tardif le dimanche matin (midi, y’a du monde plus chanceux que d’autres), et toute l’effervescence du quartier berlinois.

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TV découverte dans le mirroir

En passant, mon défi Mon préféré se poursuit à la perfection. Je fais du layering, ce qui me permet d’alléger ma valise et de gérer les changements de température. Les lignes contemporaines et intemporelles des vêtements se fondent magnifiquement bien dans la foule hyper mode de Berlin! De plus, l’ensemble tunique sur jupe rayée noir et blanc se détachent très bien sur les fonds roses du Nhow.

Pour nous, c’est maintenant, direction Copenhague.

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Un défi minimaliste pour le mois de mars!

Pour le mois de mars, j’ai décidé de tenter un défi minimaliste. Pour plusieurs raisons, la première est que j’aimerais vraiment tendre vers ce genre de mode de vie pour être davantage en phase avec mes valeurs, pour pouvoir investir mieux dans des objets qui se tiennent loin du jetable. Pourquoi j’en parle ici? Parce que mon défi touche le voyage et le design!

En effet, mon mois de mars commence en force avec un voyage vers l’Allemagne (Berlin, Hambourg) avec un petit détour par Copenhague et Oslo. Tous mes vols sont avec des compagnies « low cost » et je ne voulais pas payer de surplus de bagages, je n’ai donc droit qu’à un petit bagage (plus petit qu’un bagage de cabine) pour 10 jours! J’ai donc eu l’idée de collaborer avec l’une de mes désigner favorite au Québec, Nathalie Chenel de Mon préféré!

J’adore ce qu’elle fait, entre autres, pour les valeurs qui sous-tendent la marque, tout est écologique, éthique et versatile. Les vêtements sont créés ET fabriqués à Montréal. Plus de 90% des matières sont tricotées et teintes au Québec (bambou, coton bio, polyester recyclé) et Nathalie nous encourage à poursuivre l’approche à la maison en espaçant les lavages et en évitant la sécheuse. (Cependant pour les jours pressés, ils supportent très bien la sécheuse, testée par moi). Je porte depuis plus d’un an sa première collection. Pour mon voyage, j’avais besoin de ses pièces du printemps. L’une de ses robes se transforme en 2 jupes et deux robes différentes. Les vêtements sont magnifiquement coupés, il est évident que Nathalie est designer de métier. Sans nommer de marque en particulier, la plupart des vêtements versatiles disponibles au Québec ne portent pas ce souci de proposer des vêtements aux coupes avant-gardistes.

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Dans mon travail, je multiplie les occasions où je dois me transformer rapidement (genre passer d’une rencontre politique à une conférence pour terminer ça dans à un show indie ou un vernissage. (ou de manière moins glamour, assise à terre à jouer aux Playmobiles avec ma fille). Mes vêtements doivent donc avant toute chose être confortables et adaptatifs. Mon préféré ne pourrait pas atteindre davantage mes objectifs!

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Robe Abigaelle

Donc, je pars en Europe avec 9 morceaux dans mon (minuscule) sac. (Un legging, une tunique/cami, une robe/jupe, un pantalon large/une-pièce, une grosse tunique moelleuse en bambou et son col détachable, un chandail, une robe kimono/veste, une robe crème/veste. Je vous ferai un résumé hebdomadaire de mon aventure et j’ai comme l’impression que tout ça va me donner le goût de sabrer drastiquement dans ma garde-robe.

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Robe tunique Anabelle

Je suis arrivée hier à MTL en prévision de mon départ et je suis débarquée au Boxotel! ENFIN un hôtel à Montréal qui ose un peu. Je dis enfin parce que je trouve que MTL est un peu timide en terme d’hébergement expérientiel. Ici, je parle de dépaysement, d’originalité, de truc un peu éclaté. Le Boxotel est relativement nouveau ouvert en 2016, il est en plein cœur du quartier des spectacles.

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Montréal en lumière, Illuminart

L e concept est née grâce à Marie-Jeanne Rivard (mieux connu via pour son émission Flip de filles et présente le soir de mon arrivée) qui cherchait à offrir à MTL une expérience hôtelière différente. Un truc qui correspondrait aux gens qui cherchent à loger dans des chambres de type appartement (pour pouvoir cuisiner par exemple) mais qui aiment tout de même l’approche client de l’hôtellerie. Autrement dit, on n’arrive pas au Boxotel devant un digicode. Il y a une vraie personne souriante à l’accueil. De plus, le Boxotel conjugue également une galerie d’art, un café et un spa. Difficile de demander plus quand même.

Hier soir c’était le vernissage de l’expo Mirage des artistes Barry Allikas, Lise Boisseau et Howard Lonn, sous l’œil de la commissaire Lorraine Simms. C’est vraiment agréable d’arriver dans une ambiance de vernissage, de monter déposer son manteau à sa chambre et de redescendre prendre un verre en visitant l’expo!

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La série très graphique de Barry Allikas, côtoyait harmonieusement les œuvres de Lise Boisseau qui travaillent beaucoup le mélange stylistique et les motifs. Coup de cœur pour Howard Lonn et ses œuvres aux couleurs franches et pops à l’imagerie industrielle abstraite.

Moi et ma fille on a terminé la soirée autour d’une poutine (pour moi) et un pâté chinois (pour elle.) À l’un de mes resto réconfort de ce coin de la ville, La mâche.

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On se revoit donc en Allemagne!